des news de lefloch

Publié le : 10 Avril 2012
Par : Penel Arnaud
 

Séance de VMA après trois jours de vélo, est ce sérieux, envisageable si je ne suis pas Zamora, Del Coral, Alexander ou Chabaud. Mais, bien sûr, je suis Lefloch, pas Xavier mais le digne héritier d'une longue lignée de marins qui ne se posaient pas de question pour affronter l'océan et ses tempêtes, de corsaires et surtout de pirates, du moins je l'espère car les premiers étaient au service du roi et ce n'est pas mon genre.

Vous pouvez donc le deviner, je suis parti dans les bois de Montjay pour un bon moment de délire sérieux, si on peut dire. La séance de Trimag entrée dans la super montre, les 20 minutes d'échauffement et les éducatifs rapidement bâclés, désolé pour les puristes, j'étais fin prêt pour effectuer six fois 400 mètres avec un temps de repos égal au temps de travail.
J'ai choisi la forêt et son sol meuble pour ménager mes adducteurs mais aussi afin de me protéger des bourrasques de vent et d'une très jolie pluie. Je n'ai pas couru à VMA car j'ai du regarder où je posais les pieds et parfois me rétablir après une glissade sur un gros caillou. De même, le terrain y est irrégulier, ce qui ne favorise pas au gain de secondes ni à la performance.
Cette montre est une merveille, j'ai pu revoir tous les temps dans l'ordre, je suis allé moins vite lors du premier et aussi du dernier 400 mètres. On peut donc lire : 1'37", 1'32",1'30", 1"30", 1'33" et de nouveau 1'37", la fatigue gagnant tous les muscles de mon corps. Je ne suis pas sûr de faire mieux sur piste, j'essaierai un jour. Cette séance est simple mais assez traumatisante, je verrai bien demain matin.
Je suis retourné au boulot à 11 à l'heure, en partie par la piste cyclable en essayant de rattraper un pauvre joggeur qui ne m'avait rien fait. En entendant mon pas lourd et menaçant, il est parti dans un sprint étourdissant, a tourné dans les résidences des hauts de Bures et, s'est sans doute, calfeutré dans sa belle demeure à l'américaine.
Il a du me prendre, avec mes tifs en bataille, pour le tueur de l'Essonne ou pour un islamiste en passe de le faire exploser, là, en rase campagne, sans revendication valable. J'ai eu envie d'avoir mes jambes d'avant ou même d'avant la séance pour le rejoindre et lui dire de ne pas croire tout ce que raconte monsieur Pernaut, tous les jours et sans relâche. Je n'ai pas eu le coup de rein, ni le courage d'ailleurs, encore un être perdu, un innocent à la dérive.
Le retour au calme d'une vingtaine de minutes m'a fait du bien, j'avais juste 10 kilomètres devant la porte de l'institution. J'ai pédalé 15 minutes environ sur le vélo de salle, je dis quinze car je crois que je me suis endormi, légèrement comme dans un sommeil du matin et, quand ma tête est devenue trop lourde, je me suis éveillé, étonné de constater que je moulinais toujours dans un geste automatique et salutaire. J'ai du rêver encore...
> fin de l'info

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