Marion Lorblanchet, le retour sur 70.3
Sa carte de visite était déjà des plus garnies, mais Marion Lorblanchet, dont le titre de championne du monde juniors de Tri (à Cancun en 2002) reste le meilleur souvenir, en veut visiblement toujours plus.
Et cette membre de l'équipe de France militaire de Tri - basée Ã
l'EAI, toujours pour l'heure à Montpellier - s'est ainsi
illustrée lors du dernier Half iron man en Principauté de
Monaco.
Très constante sur les étapes du championnat de France des clubs
(12 e , 14 e et enfin 13 e ), « une régularité qui fait le
bonheur de mon club », depuis son retour d'une fracture de
fatigue au sacrum nécessitant deux mois et demi d'arrêt, Marion,
Clermontoise de 26 ans, partait dans l'inconnu avec cet Half iron
man. Soit 1,9 km de natation, 90 km de vélo (avec 1 100 m de
dénivelé positif) dans
l'arrière pays et un semi-marathon. Ouf ! « Il s'agissait d'une
grande première pour moi mais l'effort qui réclame des qualités
de vitesse, d'endurance, était accessible. En fait, c'est afin de
rompre avec la monotonie de nos distances que j'ai décidé, cette
année, de me lancer sur de nouveaux formats, qui prennent du
reste de l'ampleur », commente l'intéressée. Sans vouloir parler
de défi, la Montpelliéraine d'adoption partait « très partagée au
niveau des ambitions entre deux sentiments : d'une part, il y
avait l'absence de repères, d'autre part la volonté en tant que
compétitrice de réussir quelque chose ».
Après un départ donné par le Prince Albert de Monaco, à 7 h, en présence d'une meute de mille trois cent cinquante triathlètes, Marion se lançait à l'assaut des 1 900 m de natation, « où je suis restée un peu en dedans », reconnaît celle qui va sortir néanmoins en 3 e position de l'eau.
Si elle se juge « assez homogène, je n'ai pas de véritable point
fort mais pas non plus de point faible », c'est un formidable
numéro à vélo qui allait lui permettre de se glisser aux
commandes de l'épreuve, « dès la première ascension, là où tout
le monde pensait que j'allais exploser ». Reprise au km 72 par la
favorite, la Niçoise Christelle Robin (2 e à l'Iron man de Nice,
et championne de France longue distance), la sociétaire du Mat
abordait le semi à nouveau en deuxième position.
« J'étais secouée, pas bien du tout, raconte-t-elle, mais après
avoir été déposée par la 3 e , je l'ai reprise à trois kilomètres
du final. Résultat, cette deuxième place (Ndlr, en 4 h 51'59''
contre 4 h 47'30'' pour la lauréate et 4 h 52'27'' pour la
troisième) est vraiment une "perf" qui m'incite à refaire ce type
de compétition. » Malgré ce résultat, la championne ne tient pas
à passer à l'Iron man « car là , il faut vraiment se consacrer
qu'à ça ».
La saison de l'Héraultaise, suppléante à Pékin pour les Jeux Olympiques rappelons- le, n'est pas finie pour autant... puisque samedi 26 septembre, se déroulera en effet le Grand Prix de La Baule, l'ultime étape du championnat de France des clubs, une semaine pile poil avant la coupe de France des clubs à Gruissan (Aude).
Deux rendez-vous hexagonaux avant une perspective ô combien
alléchante, les championnats du monde Xterra (natation/VTT/course
à pied dans la nature) le 25 octobre, à Hawaï, pour lesquels elle
avait réussi à se qualifier à la mi-août à Zittau
(Allemagne).
Un déplacement lointain et alléchant qui mérite bien quelques
sacrifices, non !
Auteur : Pierre Duperron
Source : www.midilibre.com

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