Marion Lorblanchet, le retour sur 70.3

Publié le : 16 Septembre 2009
Par : Penel Arnaud
 

Sa carte de visite était déjà des plus garnies, mais Marion Lorblanchet, dont le titre de championne du monde juniors de Tri (à Cancun en 2002) reste le meilleur souvenir, en veut visiblement toujours plus.

Et cette membre de l'équipe de France militaire de Tri - basée à l'EAI, toujours pour l'heure à Montpellier - s'est ainsi illustrée lors du dernier Half iron man en Principauté de Monaco.
Très constante sur les étapes du championnat de France des clubs (12 e , 14 e et enfin 13 e ), « une régularité qui fait le bonheur de mon club », depuis son retour d'une fracture de fatigue au sacrum nécessitant deux mois et demi d'arrêt, Marion, Clermontoise de 26 ans, partait dans l'inconnu avec cet Half iron man. Soit 1,9 km de natation, 90 km de vélo (avec 1 100 m de dénivelé positif) dans
l'arrière pays et un semi-marathon. Ouf ! « Il s'agissait d'une grande première pour moi mais l'effort qui réclame des qualités de vitesse, d'endurance, était accessible. En fait, c'est afin de rompre avec la monotonie de nos distances que j'ai décidé, cette année, de me lancer sur de nouveaux formats, qui prennent du reste de l'ampleur », commente l'intéressée. Sans vouloir parler de défi, la Montpelliéraine d'adoption partait « très partagée au niveau des ambitions entre deux sentiments : d'une part, il y avait l'absence de repères, d'autre part la volonté en tant que compétitrice de réussir quelque chose ».

Après un départ donné par le Prince Albert de Monaco, à 7 h, en présence d'une meute de mille trois cent cinquante triathlètes, Marion se lançait à l'assaut des 1 900 m de natation, « où je suis restée un peu en dedans », reconnaît celle qui va sortir néanmoins en 3 e position de l'eau.

Si elle se juge « assez homogène, je n'ai pas de véritable point fort mais pas non plus de point faible », c'est un formidable numéro à vélo qui allait lui permettre de se glisser aux commandes de l'épreuve, « dès la première ascension, là où tout le monde pensait que j'allais exploser ». Reprise au km 72 par la favorite, la Niçoise Christelle Robin (2 e à l'Iron man de Nice, et championne de France longue distance), la sociétaire du Mat abordait le semi à nouveau en deuxième position.
« J'étais secouée, pas bien du tout, raconte-t-elle, mais après avoir été déposée par la 3 e , je l'ai reprise à trois kilomètres du final. Résultat, cette deuxième place (Ndlr, en 4 h 51'59'' contre 4 h 47'30'' pour la lauréate et 4 h 52'27'' pour la troisième) est vraiment une "perf" qui m'incite à refaire ce type de compétition. » Malgré ce résultat, la championne ne tient pas à passer à l'Iron man « car là, il faut vraiment se consacrer qu'à ça ».

La saison de l'Héraultaise, suppléante à Pékin pour les Jeux Olympiques rappelons- le, n'est pas finie pour autant... puisque samedi 26 septembre, se déroulera en effet le Grand Prix de La Baule, l'ultime étape du championnat de France des clubs, une semaine pile poil avant la coupe de France des clubs à Gruissan (Aude).

Deux rendez-vous hexagonaux avant une perspective ô combien alléchante, les championnats du monde Xterra (natation/VTT/course à pied dans la nature) le 25 octobre, à Hawaï, pour lesquels elle avait réussi à se qualifier à la mi-août à Zittau (Allemagne).
Un déplacement lointain et alléchant qui mérite bien quelques sacrifices, non !

Auteur : Pierre Duperron
Source : www.midilibre.com

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