Les nouveaux horizons de Jean-Patrick Nazon
L'ancien vainqueur d'étape et porteur du maillot jaune du Tour de France a choisi Lusigny pour disputer son premier triathlon longue distance...
Cycliste professionnel de 1997 à 2008, passé par La Française des Jeux, Jean Delatour et AG2R Prévoyance, Jean-Patrick Nazon est l'un des coureurs français qui auront marqué la dernière décennie. Double vainqueur d'étape sur le Tour de France, porteur de la tunique jaune en 2003, il a décidé, à 32 ans, de mettre sa carrière entre parenthèses « pour se ressourcer. » Un break qui n'est qu'apparent. Depuis quelques mois, sous l'impulsion de son beau-frère, engagé dans la préparation de l'Ironman de Nice, le Vosgien s'est rapidement pris au jeu : aquathlon, duathlon, puis tout s'est accéléré.
Les Lacs avant Nice !
Il a découvert le triathlon courte distance de Pont-à-Mousson,
puis l'épreuve olympique de Metz et il sera au départ du longue
distance de Lusigny dimanche « en préparation pour Nice, dans
trois semaines. » Une première pour le coureur d'Epinal, qui
aborde les « Lacs » avec « un peu d'anxiété. C'est un univers que
je ne connais pas mais que j'apprécie. La mentalité me plait, la
variété des efforts, la pluridisciplinarité est intéressante du
point de vue de l'entraînement. » S'il s'est révélé bon nageur
(20e
à sortir de l'eau à Metz), l'ancien pro fixe ses limites du
moment en course à pied. « J'ai du mal, témoigne-t-il. Je n'ai
aucun vécu dans cette discipline, au contraire de Laurent
Jalabert, qui a disputé 2-3 saisons de marathon avant de se
lancer en triathlon. » Pour Jean-Patrick Nazon, l'idéal serait de
gérer son parcours vélo pour garder de la fraîcheur sur la
transition. « Mais c'est grisant de rattraper et de dépasser les
concurrents sortis avant moi. Rouler en dedans, c'est difficile
par rapport à mon image. Les gens ne comprendraient pas que je ne
sois pas à bloc. »
Si le défi familial constitue pour l'instant une source de
motivation, Nazon se sait capable de se surpasser. « Il y a six
mois, j'étais encore dans le peloton. Je suis et je reste
compétiteur. Il ne faut pas rêver, je ne serai jamais un pro du
triathlon, mais je déteste perdre. Dès que j'ai un dossard, c'est
pour gagner ! » Après Nice, le Spinalien se replongera « avec
plaisir » dans l'ambiance de la Grande Boucle « en tant que
relation publique de la société Fragor Brandt, qui sponsorise le
maillot rouge de la combativité du Tour. » Tout un programme !
Source : http://www.lest-eclair.fr

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