Kathy Tremblay vivra ses premiers Jeux olympiques
Le vendredi 13 n’aura pas été un signe de malheur pour la triathlonienne montréalaise Kathy Tremblay. Meilleure Canadienne (21e) aux Championnats du monde disputés à Vancouver dimanche dernier, l’athlète originaire de Gatineau a été sélectionnée par le comité discrétionnaire de Triathlon Canada pour une des deux places restantes au sein de l’équipe féminine.
L’autre athlète retenue est Carolyn Murray, d’Edmonton. Lauren
Groves, médaillée de bronze aux Jeux panaméricains de Rio de
Janeiro l’été dernier, avait déjà assurée sa place pour Pékin en
septembre.
Également en lice pour un précieux laissez-passer, Kirsten
Sweetland (Victoria) a vu ses espoirs olympiques fondre aux
mondiaux où elle a pris le 38e rang. Incommodée par une fracture
de stress à un pied, la championne du monde junior 2006 est vue
par plusieurs comme un très bel espoir de médaille pour les
années à venir.
Plus tôt cette semaine, Triathlon Canada avait déjà annoncé les
membres de l’équipe masculine qui sera composée du champion
olympique des Jeux de 2000, Simon Whitfield, Paul Tichelaar et
Colin Jenkins.
Tremblay sera donc la troisième Québécoise de l’histoire à
participer au triathlon olympique après Isabelle Turcotte-Baird
(2000) et Samantha McGlone (2004).
« Mon objectif était d’être la meilleure Canadienne aux
Championnats du monde. Je voulais me qualifier pour les Jeux et
je n’avais pas de plan B. En étant sélectionnée au sein de
l’équipe, je peux donc dire « mission accomplie! » », a indiqué
Tremblay, lors de l’annonce officielle de l’équipe.
La Québécoise espérait vivement se qualifier « par la grande
porte », comme elle l’expliquait en début de saison, c’est-à-dire
en obtenant un top-8 en Coupe du monde, ce qu’elle a réussi, et
en finissant parmi les huit première aux Mondiaux de Vancouver.
Toutefois, les conditions glaciales dans lesquelles se sont
déroulées les Championnats du monde ont changé la donne pour
plusieurs athlètes.
Même si Tremblay était la Canadienne la mieux placée au
classement général de la Coupe du monde depuis le début de la
saison (14e avec 66 points), elle n’était pas assurée de faire
partie de l’équipe. En effet, l’athlète qui s’entraîne sous la
gouverne de Philippe Bertrand a vu Carolyn Murray (17e avec 56
points) venir brouiller les cartes lorsque celle-ci a remporté la
Coupe du monde de Richards Bay, en Afrique du Sud, au début
mai.
« Je ne me sentais pas menacée par Carolyn malgré ses bonnes
performances. J’ai bien nagé et bien couru dans mes dernières
courses et je pense que les sélectionneurs en ont tenu compte,
j’en suis convaincue », a-t-elle soutenu.
À Pékin, l’équipe masculine canadienne jouera à fond la carte du
travail d’équipe où Colin Jenkins a été retenu pour ses services
de « lièvre » pour aider Simon Whitfield à monter sur un deuxième
podium olympique. Le travail de Jenkins consistera à donner le
rythme à Whitfield en natation et à le protéger du vent en vélo
avant de lui laisser le champ libre au 10 kilomètres de course à
pied.
Cette façon de faire ne sera pas mise en pratique du côté des
femmes comme l’a indiqué l’entraîneur national Joel
Filliol.
« Si une des filles avait fait un podium aux mondiaux, nous
aurions fait notre sélection en ce sens, car cela aurait été
notre meilleur moyen d’obtenir une médaille. »
Les épreuves de triathlon olympique seront présentées les 18 et
19 août.
Source : Sportcom






texte plus grand
texte plus petit







commentaires
Pas de commentaires pour le moment