Débat sur la qualité de l'air à Pékin
À quatre mois très exactement de l'ouverture des Jeux Olympiques
de 2008 à Beijing, les délégations des 205 Comités Nationaux
Olympiques (CNO) reconnus ont pris connaissance aujourd'hui des
résultats du dernier examen de la qualité de l'air effectué dans
la capitale chinoise par le CIO. À l'occasion de la XVIe
Assemblée générale des Comités Nationaux Olympiques (ACNO) qui se
déroule actuellement à Beijing, le directeur médical du CIO,
Patrick Schamasch, est donc revenu sur l'analyse d'une série de
données enregistrées l'été dernier lors des épreuves tests.
Des résultats satisfaisants
Plusieurs données – température, vent, taux d'humidité, relevés
de SO2, NO2, CO, Ozone et PM10 – enregistrées entre le 8 et le 29
août 2007 par le Bureau de Beijing pour la protection de
l'environnement ont été analysées par la commission médicale du
CIO sur la base des cibles intermédiaires fixées par l'OMS en
2005. Il ressort des résultats obtenus qu'un an avant les Jeux,
la santé des athlètes n'est pas menacée, ce que vient corroborer
le fait qu'aucun problème de santé lié à la qualité de l'air
n'ait été notifié au CIO par les médecins d'équipe qui ont suivi
les athlètes en compétition durant les épreuves tests d'août
2007. À noter également qu'aucun problème n'a été signalé lors
des Championnats du monde juniors d'athlétisme (IAAF) organisés
en août 2006. Qui plus est, les autorités chinoises continuent de
prendre des mesures qui devraient améliorer encore davantage la
qualité de l'air par rapport à 2006 et 2007.
Des mesures pour protéger la santé des
athlètes
Pour les épreuves d'endurance en extérieur qui comprennent au
moins une heure d'efforts physiques soutenus et intenses –
cyclisme sur route en ville, VTT, marathon, marathon en natation,
triathlon et marche – la commission médicale du CIO a conclu
qu'il pourrait y avoir certains risques. Aussi le CIO
travaillera-t-il en collaboration avec les Fédérations
Internationales concernées afin de mettre sur pied une procédure
qui permettra de déclencher un "plan B" pour ces épreuves en cas
de besoin. Ainsi que l'a expliqué le Dr Schamasch, la procédure
prévoira un contrôle quotidien de la qualité de l'air et des
conditions météorologiques sur le site en question, une
notification du Bureau de Beijing pour la protection de
l'environnement au CIO et à la Fédération Internationale de sport
concernée, et l'éventuel report de l'épreuve sur décision prise
conjointement par le CIO et la FI. Le Dr Schamasch a conclu son
exposé sur ces mots : "Soyez certains que la santé et la sécurité
des athlètes qui participent aux Jeux Olympiques sont ce qui
compte le plus à nos yeux".
Source : http://www.olympic.org











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