Spectacle affligeant
L'île Maurice pourrait être une terre fertile en jeunes pousses... Le triathlon y est en effet très bien représenté, les enfants prenant ce sport très au sérieux. Ce n'est visiblement pas le cas de la fédération Mauricienne qui semble mettre toute la mauvaise volonté possible afin d'endiguer les espoirs des triathlètes en herbe...
"La compétition de triathlon a été reléguée au second plan avec
la tenue d’une manifestation mettant en avant des enfants pour
vanter la fédération et son
président.
Et une journée de plus, dans l’affontement. La compétition, les
championnats de Maurice, est finalement passée au second plan.
Les “bénévoles” avaient tout organisé, barrières de sécurité,
parcours, musique. Les triathlètes des petites catégorie étaient
les premiers à s’élancer.
Or, Olivia de Maroussem veut elle aussi être de la fête. Mais pas
de licences, pas de participation. Son club a, pourtant, fait une
demande auprès de la Fédération mauricienne de triathlon (FMTri).
Mais les raisons données sont peu convaincantes. Les applications
sont “under consideration by the managing committee”. Elle veut
même participer hors concours, mais peine perdue. Sa déception
est aussi grande que l’était sa motivation. Le ton est
donné.
Les jeunes, ceux qui ont la chance de participer, assurent le
spectacle. Mathieu Mamet, champion d’Afrique des moins de 13 ans,
l’année dernière évolue en catégorie supérieure. Sylvestre
Sénézan, ne lui fait pas de cadeau.
Les Sénézan sont quant à eux aux anges, car Audrey, engagée chez
les moins de 15 ans se défait d’une Candice de Falbaire en larmes
après une erreur qui lui coûte de précieuses secondes. La
progression des deux Sénézan est évidente après quelques mois
passés sous la férule du Directeur technique national, Pascal
Auger.
Prise de bec entre deux parents
C’est au tour des aînés. Tout comme Olivia de Maroussem, Charles
Cartier veut, lui aussi participer, mais dans la catégorie
senior. Le verdict est sans appel. Pas de licence pas de feu
vert. Il convient de souligner que ce dernier avait été suspendu
pour deux ans par la FMTri dans le passé.
Les grands se regroupent pour le briefing d’avant compétition,
tenu par le président de la FMTri, Alain St Louis. Au loin, de
petites silhouettes avec des pancartes. Une manifestation
anti-plage ? Non. Au fur et à mesure qu’ils avancent, les enfants
laissent deviner que la manifestation concerne le triathlon. Les
pancartes vantent la FMTri et le président et dénoncent la
famille “ki manz banane dan dé bout”. Les photographes et caméras
immortalisent l’instant.
Les réactions ne se font pas attendre. Rires, dégoût, embarras,
incompréhension. Valérie Mamet, mère de Mathieu Mamet, se confie
: “Mon enfant ne savait même pas ce qui était écrit sur la
pancarte. Comment peut-on utiliser des enfants. C’est
dégoûtant”.
Sandrine de Falbaire, mère de Candice et Ambre, récupère une
pancarte dont les slogans pointaient du doigt sa famille. Elle
l’accroche pour ironiser, mais ça ne fait pas rire sa fille Ambre
qui s’apprête à concourir .
L’atmosphère reste tendue jusqu’à quelques minutes après le
départ des grands. Une prise de bec éclate entre Sandrine de
Falbaire et Medgée St Louis. D’autres y rajoutent leur pincée de
sel. Des échanges qui ne font pas honneur au sport.
Heureusement, le sport reprend ses droits avec les premiers
triathlètes à sortir de l’eau. Les encouragements de part et
d’autres refont germer la fibre sportive, mais l’ambiance est
toujours tendue. Pour combien de temps ?"
Auteur : Jason Chellen
Source : http://www.lexpress.mu




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