Pékin, c'est déjà demain
Depuis sa dernière apparition en septembre à Pékin, Liz May a eu
le temps de recharger les batteries et de débuter sa préparation
pour la prochaine saison. Avec en point de mire, la volonté de
retourner, en août, dans la capitale chinoise.
Aéroport de Francfort, mardi, sur le coup de 15 h. Valise à la
main, Liz May patiente. "Je ne sais pas ce qui se passe, tous les
vols pour Israël et la région ont du retard". Le sien, en
direction d'Eilat, où elle débutera dimanche sa saison 2008,
décollera deux heures plus tard. Le temps de s'entretenir avec
elle sur sa saison passée, sa reprise précipitée et les Jeux de
Pékin.
"2007 ? Une très bonne année"
"Habituée à figurer parmi les quinze premières sur les manches de
Coupe du monde, j'ai plusieurs fois intégré le Top 5 cette
saison*. C'était quelque chose de nouveau et d'important pour moi
car cela confirme ma progression. Maintenant, c'est vrai que j'ai
connu un trou au milieu de la saison. Tout débute, je pense, avec
ce coup du sort aux championnats d'Europe de Copenhague (NDLR :
Liz est contrainte à l'abandon suite au bris de sa chaîne de
vélo). J'étais dans une super forme après m'être spécialement
préparée pour ce rendez-vous et finalement, en une fraction de
seconde, tous mes espoirs s'envolent. Ce fut vraiment difficile à
vivre. Je n'ai pas su gérer cette déception. En pleine possession
de mes moyens, j'avais envie de me reprendre. De me racheter.
Lors du stage qui suivait, je me suis donc donnée à fond. J'étais
bien. Mais en arrivant à Kitzbuhel, j'ai ressentie une grande
fatigue. J'étais épuisée (NDLR : elle finira 33e). Ensuite, à
Salford, une grippe intestinale m'a empêché de prendre le
départ... Heureusement, j'ai pu finir correctement la saison. Je
suis contente des championnats du monde à Hambourg (15e) ainsi
que de ma dernière course à Pékin (9e).
"Reprendre si tôt constitue un test"
"Après Salford, avec Steffen (son entraîneur), on avait déjà
convenu que si, physiquement, je me sentais prête, on irait en
Israël. Après Pékin, ma dernière compétition, j'ai observé un
mois de repos complet. Je suis restée chez moi à préparer mon
Bachelor, sans penser au triathlon. Vers la mi-octobre, j'ai
repris l'entraînement avec un stage de deux semaines à Lanzarote.
Et dimanche dernier, je suis revenue de quinze jours passés à
Ramsau où j'ai travaillé spécifiquement l'endurance à base de ski
de fond. Je sors donc d'une phase d'entraînement intensive et il
sera intéressant de voir dans quelle forme je me situerai à
Eilat. Je me dis qu'il m'est tout de même possible de faire
quelque chose d'intéressant car, même s'il y aura une soixantaine
de participantes, d'une part le plateau ne sera pas forcément
très relevé, et puis la plupart n'ont pas fait de pause depuis
Pékin. Elles seront donc fatiguées".
"Me qualifier le plus vite possible"
"Même si je ne suis pas encore officiellement qualifiée pour les
JO, je suis beaucoup plus sereine qu'en début d'année. Dans ma
tête, je prépare déjà Pékin. D'ailleurs, c'est ce que je suis en
train de faire. Dorénavant, en étant 20e mondiale, je peux me
permettre de choisir les courses auxquelles je veux participer.
Je ne suis plus obligée de courir aux quatre coins du monde en me
disant «il faut absolument que tu décroches tant de points». Par
exemple, pour ma première compétition, en 2008, elle devrait se
faire à Ishigaki (13/04. D'autres ont lieu en Australie ou en
Nouvelle-Zélande, mais je n'ai pas envie de me fatiguer
inutilement dans les transports. Le Japon, c'est une bonne
solution. Ensuite, je me rendrai à Richard's Bay (4/05), en
Afrique du Sud, puis à Lisbonne (11/05) pour les championnats
d'Europe et enfin à Madrid (25/05), une manche de Coupe du monde
à laquelle je veux absolument participer, car le tracé ressemble
beaucoup à celui de Pékin. Mais d'ici-là, il y a encore du
travail et quelques points à prendre...".
* 4e à Richard's Bay, 5e à Madrid et Vancouver.
Auteur : Charles Michel
Source : http://www.le-quotidien.lu






texte plus grand
texte plus petit







commentaires
Pas de commentaires pour le moment