Stéphane Poulat ou le retour impossible
Vainqueur en 2005, Stéphane Poulat, qui est membre de
l'équipe de France de triathlon, n'était pas le favori de cette
édition 2007 que beaucoup voyaient remportée par Benjamin Sanson.
Très en retard en s'élançant dans la dernière épreuve, il a
grapillé mètre après mètre à Sanson pour aller décrocher une
troisième victoire sur le triathlon Karukera. Revenons également
sur la première journée de l'IGWA, une épreuve pas comme les
autres.
Benjamin Sanson s'échappe dès les premiers hectomètres de
natation. Son idée, bien ancrée en tête, est de faire le ménage
et de poursuivre l'aventure 2007 seul, sans témoin gênant. Il
fait ce qu'il faut pour, notamment sur les pédales de son vélo,
puisqu'en se retournant pas la moindre ombre n'est à l'horizon.
Benjamin Sanson est sur un nuage à cet instant, prêt à conserver
le titre remporté l'an dernier sur ce même karukera. Il ne lui
reste plus que les dix bornes à pied pour confirmer sa
domination.
Oui, mais un homme, Stéphane Poulat, n'a pas l'intention de
laisser faire sans se battre. Il accélère son train et revient
peu à peu sur le leader de l'épreuve. C'est incroyable, mais
Poulat comble plus de trois minutes sur la seule épreuve pédestre
et reprend Sanson à qui la victoire était promise en toute fin de
parcours. Poulat s'impose avec seulement neuf secondes d'avance,
très heureux d'avoir réalisé cet exploit. Benjamin Sanson n'en
revient pas, qui ne sera que deuxième, loin devant Cyril Moreau
et Guillaume Gillots. Olivier Noglotte est le premier
Guadeloupéen de l'épreuve à 12' du vainqueur.
1 - Stéphane Poulat
2 - Benjamin Sanson
3 - Cyril Moreau
4 - Guillaume Gillots
5 - Olivier Noglotte
IGWA
C'est une grande réussite, même si le nombre d'inscriptions a été
limité. Car pas moins de six cents duos avaient fait connaître
leur intention de participer à cette première. Ils n'ont été que
trente retenus. "Ce sera bien trop difficile de gérer une
centaine de personnes sur un spot de surf ou au sous l'eau,
explique Vanessa, la chargée de communication. Il nous fallait
donc limiter les inscriptions." Et les concurrents habitués à
courir, seulement courir pour gagner une épreuve, ont appris que
l'IGWA peut se gérer en marchant, ou même à l'arrêt. "Nous avons
du reconnaître des épices, note un concurrent, apprendre la
culture guadeloupéenne et faire des activités que nous ne
connaissions pas, telles que le golf, le surf et la plongée. Mais
c'est vraiment super de concourrir autrement." Et après une
journée de compétition, c'est une équipe féminine qui mène la
danse. La première équipe masculine est troisième.






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