Stéphane Poulat ou le retour impossible

Publié le : 27 Novembre 2007
Par : Beaubois Roland
 

Vainqueur en 2005, Stéphane Poulat, qui est membre de l'équipe de France de triathlon, n'était pas le favori de cette édition 2007 que beaucoup voyaient remportée par Benjamin Sanson. Très en retard en s'élançant dans la dernière épreuve, il a grapillé mètre après mètre à Sanson pour aller décrocher une troisième victoire sur le triathlon Karukera. Revenons également sur la première journée de l'IGWA, une épreuve pas comme les autres.

Benjamin Sanson s'échappe dès les premiers hectomètres de natation. Son idée, bien ancrée en tête, est de faire le ménage et de poursuivre l'aventure 2007 seul, sans témoin gênant. Il fait ce qu'il faut pour, notamment sur les pédales de son vélo, puisqu'en se retournant pas la moindre ombre n'est à l'horizon. Benjamin Sanson est sur un nuage à cet instant, prêt à conserver le titre remporté l'an dernier sur ce même karukera. Il ne lui reste plus que les dix bornes à pied pour confirmer sa domination.

Oui, mais un homme, Stéphane Poulat, n'a pas l'intention de laisser faire sans se battre. Il accélère son train et revient peu à peu sur le leader de l'épreuve. C'est incroyable, mais Poulat comble plus de trois minutes sur la seule épreuve pédestre et reprend Sanson à qui la victoire était promise en toute fin de parcours. Poulat s'impose avec seulement neuf secondes d'avance, très heureux d'avoir réalisé cet exploit. Benjamin Sanson n'en revient pas, qui ne sera que deuxième, loin devant Cyril Moreau et Guillaume Gillots. Olivier Noglotte est le premier Guadeloupéen de l'épreuve à 12' du vainqueur.

1 - Stéphane Poulat
2 - Benjamin Sanson
3 - Cyril Moreau
4 - Guillaume Gillots
5 - Olivier Noglotte

IGWA
C'est une grande réussite, même si le nombre d'inscriptions a été limité. Car pas moins de six cents duos avaient fait connaître leur intention de participer à cette première. Ils n'ont été que trente retenus. "Ce sera bien trop difficile de gérer une centaine de personnes sur un spot de surf ou au sous l'eau, explique Vanessa, la chargée de communication. Il nous fallait donc limiter les inscriptions." Et les concurrents habitués à courir, seulement courir pour gagner une épreuve, ont appris que l'IGWA peut se gérer en marchant, ou même à l'arrêt. "Nous avons du reconnaître des épices, note un concurrent, apprendre la culture guadeloupéenne et faire des activités que nous ne connaissions pas, telles que le golf, le surf et la plongée. Mais c'est vraiment super de concourrir autrement." Et après une journée de compétition, c'est une équipe féminine qui mène la danse. La première équipe masculine est troisième.

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