L'équipe du Credit Suisse gagne l’Enduro Challenge

Publié le : 27 Novembre 2007
Par : admin
 

En devenant Head of philanthropy de Credit Suisse EMEA, Bella Berns s’attendait à collaborer avec des organisations caritatives et à coordonner des opérations de bénévolat. En revanche, elle n’avait pas prévu qu’au bout de six mois en poste, elle devrait non seulement solliciter ses méninges, mais aussi ses muscles.  


Alors qu’elle s’imprègne encore de sa nouvelle fonction, Head of philanthropy pour Credit Suisse Europe, Middle East and Africa (EMEA), en formant une équipe, cette Américaine à l’allure sportive est vite repérée par un groupe de collaborateurs travaillant dans d’autres départements. Ces cinq-là s’entraînent depuis six mois pour le troisième Enduro Challenge annuel, un triathlon disputé sous forme de relais entre Londres et Paris. Pour pouvoir s’inscrire, une équipe doit être composée de six concurrents. Problème: l’équipe a enregistré un forfait. Ayant appris que leur nouvelle collègue est une nageuse aguerrie qui a participé à l’Ironman 2002, les triathlètes voient en elle une remplaçante idéale. En tant que Head of philanthropy, elle se voit mal refuser de donner un coup de main afin que l’équipe participe, mais aussi qu’elle atteigne son objectif, à savoir récolter des fonds pour l’opération caritative annuelle de la banque: Whizz-Kidz.

Une compétition amicale
L’autre attrait de cette compétition, c’est la tradition consistant à défier quatre grands concurrents du Credit Suisse: Barclays Capital, la Deutsche Bank, Morgan Stanley et UBS. En 2005, le premier Enduro Challenge mettait aux prises le Credit Suisse et Morgan Stanley. Barclays Capital et la Deutsche Bank sont entrés dans la danse en 2006, puis UBS a fait de même en 2007. Vainqueur des deux premières éditions, l’équipe du Credit Suisse rêve d’une troisième victoire. "Quand les membres de l’équipe m’ont demandé de participer, ils m’ont expliqué que je remplacerais une nageuse ayant participé aux JO, explique Bella, à grands renforts de gestes. Je me suis dit qu’ils étaient fous de me demander de la remplacer! En général, ils sont très exigeants, mais là, c’était évident qu’il leur fallait absolument quelqu’un."

Une équipe motivée
Disons plutôt que l’équipe a le nez pour dénicher les bons sportifs. Elle sait que la personnalité dynamique de Bella constituera un atout. Quant à l’intéressée, elle est conquise par la détermination affichée par l’équipe. "J’ai été impressionnée par les membres de l’équipe, pas seulement par leurs qualités athlétiques, mais aussi par tout le coeur qu’ils mettaient dans cette opération caritative. L’objectif de cette épreuve n’a pas été imaginé par quelqu’un comme moi, qui est payé pour concevoir des moyens de récolter des fonds, mais par un groupe décidé à se démarquer, raconte-t-elle. Alors bien sûr, j’ai accepté de faire partie de l’équipe."
Deux semaines pour s’entraîner
Ayant donné son accord, Bella enfile immédiatement le bleu de chauffe pour progresser en natation, en cyclisme et en course. Elle est épaulée par les capitaines Matthew Eckford et Keith Garbutt, tous deux gestionnaires de risques. Trois fois par semaine, elle aligne les longueurs à l’aube, puis à la pause déjeuner, elle va rouler avec les autres membres de l’équipe. Pour équilibrer le tout, les athlètes vont courir deux fois par semaine, au grand désespoir de Bella. "Je ne suis pas bonne en endurance, donc c’était la partie la plus difficile pour moi", confie-t-elle. Au bout de deux semaines d’entraînement, un nouvel équipier, le gestionnaire de risques Steve Munday, intègre le groupe pour remplacer un blessé. Le mauvais sort d’acharne sur l’équipe puisque Keith Garbutt se blesse à son tour. Il est remplacé au pied levé par l’analyste Will Forbes. C’est le week-end que les six concurrents, dans lesquels on trouve également le manager régional Paul Annegarn et le risk officer Steve Lydell, s’entraînent vraiment. Ils enchaînent les longues sorties à vélo ou à pied et font même deux déplacements à Douvres pour se familiariser à l’eau frisquette de la Manche.

Départ à Cabot Square
Le soleil brille le dimanche 26 août à Londres, où les concurrents se réunissent à Cabot Square pour le départ d’une course à pied de 140 km jusqu’à Douvres. "Nous devions chacun courir deux portions de 12 kilomètres pour arriver à Douvres. On m’avait promis les secteurs les plus plats, mais avec le recul, je pense que les gars voulaient juste me rassurer", se souvient Bella à propos de son point faible. Même si l’équipe du Credit Suisse donne tout, elle est pointée à une demi-heure de la Deutsche Bank et à 25 minutes de Morgan Stanley. "Nous nous y attendions, mais nous savions que nous rattraperions la Deutsche dans l’eau car elle n’avait pas de bons nageurs. En revanche, nous craignions davantage Morgan Stanley."

Temps record à la nage

En raison de la force de la marée ce soir-là, l’épreuve de natation est reportée. Les concurrents ont donc droit à une nuit réparatrice. Grâce au grand organisateur Keith Garbutt, aux transports assurés par Grahame Murray et de Chad Rogerson ainsi qu’au soutien des réservistes Adrian Carr et Warren Evans, les membres de l’équipe ont droit à un bon lit. "Keith a parfaitement géré la logistique, l’alimentation et le transport", confirme Bella. Le lendemain, le soleil est de nouveau au rendez-vous pour les 47 km jusqu’à Calais. "Quand on nage dans la Manche, il faut non seulement s’adapter au froid, mais aussi à la circulation maritime et aux débris flottant sur l’eau. En fait, la mer était assez propre et le capitaine a fait attention à nous, mais bon, il faut bien que je rende tout ça un peu plus dantesque, rigole l’Américaine. Plus sérieusement, c’était impressionnant de voir les cinq capitaines prendre des directions différentes en se fiant à leur connaissance de la mer. Pour cette épreuve, il fallait de l’intelligence, de l’entraînement et une bonne condition physique." L’équipe du Credit Suisse est la première à arriver à Calais, après 10 heures et 17 minutes, un temps record.

Après l’effort, le réconfort à Paris
Une fois toutes les équipes arrivées à Calais le lundi soir, il faut attaquer les 290 km de vélo. "Nous avions froid et nous étions fatigués, mais heureusement, nous avions d’excellents navigateurs, qui nous indiquaient le chemin dans l’obscurité. En plus, nous avions la pression de voir Morgan Stanley revenir, car nous n’avions pas beaucoup d’avance, raconte Bella. Mais j’ai su que c’était bon pour nous quand j’ai entendu Matt dans l’oreillette. Il disait: ‘Bella, tu voles, continue comme ça’."

Grâce à de meilleures performances dans l’eau et sur le vélo, l’équipe termine avec une avance de 23 minutes sur Morgan Stanley, ce qui lui octroie de nouveau la première place. La bataille a fait rage, mais les cinq équipes se sont retrouvées à Paris pour fêter la fin de l’Enduro avec du champagne et un bon repas. "C’est une aventure fantastique. À l’arrivée, j’étais fière de moi, de mes coéquipiers et de la société qui nous a soutenus."

Auteur : Michèle Bodmer
Source : http://emagazine.credit-suisse.com

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