L'équipe du Credit Suisse gagne l’Enduro Challenge
En devenant Head of philanthropy de Credit Suisse EMEA, Bella Berns s’attendait à collaborer avec des organisations caritatives et à coordonner des opérations de bénévolat. En revanche, elle n’avait pas prévu qu’au bout de six mois en poste, elle devrait non seulement solliciter ses méninges, mais aussi ses muscles.
Alors qu’elle s’imprègne encore de sa nouvelle fonction, Head of
philanthropy pour Credit Suisse Europe, Middle East and Africa
(EMEA), en formant une équipe, cette Américaine à l’allure
sportive est vite repérée par un groupe de collaborateurs
travaillant dans d’autres départements. Ces cinq-là s’entraînent
depuis six mois pour le troisième Enduro Challenge annuel,
un triathlon disputé sous forme de relais entre Londres
et Paris. Pour pouvoir s’inscrire, une équipe doit être
composée de six concurrents. Problème: l’équipe a enregistré un
forfait. Ayant appris que leur nouvelle collègue est une nageuse
aguerrie qui a participé à l’Ironman 2002, les triathlètes voient
en elle une remplaçante idéale. En tant que Head of philanthropy,
elle se voit mal refuser de donner un coup de main afin que
l’équipe participe, mais aussi qu’elle atteigne son objectif, à
savoir récolter des fonds pour l’opération caritative annuelle de
la banque: Whizz-Kidz.
Une compétition amicale
L’autre attrait de cette compétition, c’est la tradition
consistant à défier quatre grands concurrents du Credit Suisse:
Barclays Capital, la Deutsche Bank, Morgan Stanley et UBS. En
2005, le premier Enduro Challenge mettait aux prises le Credit
Suisse et Morgan Stanley. Barclays Capital et la Deutsche Bank
sont entrés dans la danse en 2006, puis UBS a fait de même en
2007. Vainqueur des deux premières éditions, l’équipe du Credit
Suisse rêve d’une troisième victoire. "Quand les membres de
l’équipe m’ont demandé de participer, ils m’ont expliqué que je
remplacerais une nageuse ayant participé aux JO, explique Bella,
à grands renforts de gestes. Je me suis dit qu’ils étaient fous
de me demander de la remplacer! En général, ils sont très
exigeants, mais là, c’était évident qu’il leur fallait absolument
quelqu’un."
Une équipe motivée
Disons plutôt que l’équipe a le nez pour dénicher les bons
sportifs. Elle sait que la personnalité dynamique de Bella
constituera un atout. Quant à l’intéressée, elle est conquise par
la détermination affichée par l’équipe. "J’ai été impressionnée
par les membres de l’équipe, pas seulement par leurs qualités
athlétiques, mais aussi par tout le coeur qu’ils mettaient dans
cette opération caritative. L’objectif de cette épreuve n’a pas
été imaginé par quelqu’un comme moi, qui est payé pour concevoir
des moyens de récolter des fonds, mais par un groupe décidé à se
démarquer, raconte-t-elle. Alors bien sûr, j’ai accepté de faire
partie de l’équipe."
Deux semaines pour s’entraîner
Ayant donné son accord, Bella enfile immédiatement le bleu de
chauffe pour progresser en natation, en cyclisme et en course.
Elle est épaulée par les capitaines Matthew Eckford et Keith
Garbutt, tous deux gestionnaires de risques. Trois fois par
semaine, elle aligne les longueurs à l’aube, puis à la pause
déjeuner, elle va rouler avec les autres membres de l’équipe.
Pour équilibrer le tout, les athlètes vont courir deux fois par
semaine, au grand désespoir de Bella. "Je ne suis pas bonne en
endurance, donc c’était la partie la plus difficile pour moi",
confie-t-elle. Au bout de deux semaines d’entraînement, un nouvel
équipier, le gestionnaire de risques Steve Munday, intègre le
groupe pour remplacer un blessé. Le mauvais sort d’acharne sur
l’équipe puisque Keith Garbutt se blesse à son tour. Il est
remplacé au pied levé par l’analyste Will Forbes. C’est le
week-end que les six concurrents, dans lesquels on trouve
également le manager régional Paul Annegarn et le risk officer
Steve Lydell, s’entraînent vraiment. Ils enchaînent les longues
sorties à vélo ou à pied et font même deux déplacements à Douvres
pour se familiariser à l’eau frisquette de la Manche.
Départ à Cabot Square
Le soleil brille le dimanche 26 août à Londres, où les
concurrents se réunissent à Cabot Square pour le départ d’une
course à pied de 140 km jusqu’à Douvres. "Nous devions chacun
courir deux portions de 12 kilomètres pour arriver à Douvres. On
m’avait promis les secteurs les plus plats, mais avec le recul,
je pense que les gars voulaient juste me rassurer", se souvient
Bella à propos de son point faible. Même si l’équipe du Credit
Suisse donne tout, elle est pointée à une demi-heure de la
Deutsche Bank et à 25 minutes de Morgan Stanley. "Nous nous y
attendions, mais nous savions que nous rattraperions la Deutsche
dans l’eau car elle n’avait pas de bons nageurs. En revanche,
nous craignions davantage Morgan Stanley."
Temps record à la nage
En raison de la force de la marée ce soir-là, l’épreuve de
natation est reportée. Les concurrents ont donc droit à une nuit
réparatrice. Grâce au grand organisateur Keith Garbutt, aux
transports assurés par Grahame Murray et de Chad Rogerson ainsi
qu’au soutien des réservistes Adrian Carr et Warren Evans, les
membres de l’équipe ont droit à un bon lit. "Keith a parfaitement
géré la logistique, l’alimentation et le transport", confirme
Bella. Le lendemain, le soleil est de nouveau au rendez-vous pour
les 47 km jusqu’à Calais. "Quand on nage dans la Manche, il faut
non seulement s’adapter au froid, mais aussi à la circulation
maritime et aux débris flottant sur l’eau. En fait, la mer était
assez propre et le capitaine a fait attention à nous, mais bon,
il faut bien que je rende tout ça un peu plus dantesque, rigole
l’Américaine. Plus sérieusement, c’était impressionnant de voir
les cinq capitaines prendre des directions différentes en se
fiant à leur connaissance de la mer. Pour cette épreuve, il
fallait de l’intelligence, de l’entraînement et une bonne
condition physique." L’équipe du Credit Suisse est la première à
arriver à Calais, après 10 heures et 17 minutes, un temps
record.
Après l’effort, le réconfort à Paris
Une fois toutes les équipes arrivées à Calais le lundi soir, il
faut attaquer les 290 km de vélo. "Nous avions froid et nous
étions fatigués, mais heureusement, nous avions d’excellents
navigateurs, qui nous indiquaient le chemin dans l’obscurité. En
plus, nous avions la pression de voir Morgan Stanley revenir, car
nous n’avions pas beaucoup d’avance, raconte Bella. Mais j’ai su
que c’était bon pour nous quand j’ai entendu Matt dans
l’oreillette. Il disait: ‘Bella, tu voles, continue comme
ça’."
Grâce à de meilleures performances dans l’eau et sur le vélo,
l’équipe termine avec une avance de 23 minutes sur Morgan
Stanley, ce qui lui octroie de nouveau la première place. La
bataille a fait rage, mais les cinq équipes se sont retrouvées à
Paris pour fêter la fin de l’Enduro avec du champagne et un bon
repas. "C’est une aventure fantastique. À l’arrivée, j’étais
fière de moi, de mes coéquipiers et de la société qui nous a
soutenus."
Auteur : Michèle Bodmer
Source : http://emagazine.credit-suisse.com



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