De Pully au triathlon d'Hawaï... un homme de fer

Publié le : 05 Octobre 2007
Par : Beaubois Roland
 

Puilléran d’origine, le suisse Patrick Toth s’apprête à participer le 13 octobre au triathlon le plus exigeant au monde, l’Ironman d’Hawaï. Le point sur sa préparation, ses motivations et sa philosophie.

C’est en homme d’affaire pressé, en partance pour le Japon, que Patrick Toth, a répondu à nos questions. Car s’il y a bien un paradoxe dans cette situation c’est celui de l’agenda : ou trouve-t-on le temps de s’entraîner pour le triathlon le plus dur de la planète lorsqu’on a un agenda bien rempli? Le Puilléran de 43 ans de répondre du tac au tac: «Je choisis mes hôtels en fonction des possibilités d’entraînements!».
Plus sérieusement, cet homme là s’impose une discipline de fer pour atteindre son objectif: terminer l’Ironman d’Hawaï, une des épreuves les plus exigeantes au monde.
Et pour ce faire il lui faut s’astreindre à un programme costaud: une séance de course à pied d’une heure ou une heure et demie, tôt le matin avant d’aller travailler. Puis une séance de vélo chaque soir en extérieur s’il fait beau. Et pour compléter ce joli tableau, il faut encore y ajouter, deux entraînements de natation par semaine ainsi que cinq à six heures de vélo et de course à pied les samedis ou dimanches après-midi. Pas question pour autant de parler de fatigue: «Pratiquer ainsi du sport est mon élixir de vie!»

Un frère déjà convaincu
Le parcours sportif de Patrick Toth a débuté dans l’eau. Il a fait partie du Pully Natation entre 9 et 12 ans. Puis il s’est tourné vers l’aviron jusqu’à 25 ans avec de jolis succès à la clé. Mais sa passion pour le triathlon, c’est son frère qui va la déclencher. Les deux frères avaient déjà concouru l’un contre l’autre en aviron. Là ils ont décidé de se retrouver sur la ligne de départ du triathlon ensemble. Patrick s’est piqué au jeu et depuis la passion du triathlon ne le lâche plus!
«Ce qui me plaît dans ce sport, c’est le fait qu’il soit archi-complet. Pour chaque discipline du triathlon, nous faisons travailler un groupe musculaire particulier.»

Le rôle du mental
Un Ironman, a plus forte raison, celui d’Hawaï, ça se prépare. Autant dans les jambes que dans la tête. Patrick Toth s’est entouré de son «mentor», Olivier Bernard. Et ce n’est de loin pas un amateur: 5 fois vainqueur de l’Ironman de Zürich. Son mentor l’a donc suivi durant toute sa préparation. Dont sa préparation mentale, qui basée sur cette maxime: «Ne pas penser à l’objectif sans pour autant le perdre des yeux». Et Patrick Toth d’expliquer: «Quand tu cours dans le désert de lave de Hawaï par 47 degrés, tu ne cours pas les 42 km mais 42 fois un kilomètre où chaque mètre parcouru te rapproche de l’objectif». D’où l’importance d’une préparation mentale tout aussi poussée que la préparation physique, si ce n’est même plus.
Et lorsqu’on lui demande ce que représente Hawaï pour lui: «Là-bas, on y apprend l’humilité. Les conditions auxquelles nous devons faire face sont si brutales. On se bat d’abord contre les éléments et nous-mêmes et après seulement contre les autres concurrents». Mais surtout, «l’Ironman est un long chemin où l’on butte sur ses limites physiques et mentales. Un chemin sur lequel on se rencontre soi-même». En espérant que ce long chemin sourira au puilléran le 13 octobre, jour de la course.

Fabien Eckert
 Patrick Toth
Naissance: 6 mai 1964 à Pully
Résidence: Karlsruhe (Allemagne)
Profession: Patron d’une entreprise d’import-export
Sports: Natation à Pully entre 9 et 12 ans puis aviron jusqu’à 25 ans
2005: première qualification pour Hawaï

 
Source : http://www.leregional.ch/
> fin de l'info

commentaires


Pas de commentaires pour le moment

Ajouter un commentaire :

Vous devez posséder un compte et être authentifié pour déposer un commentaire.