Kathy Tremblay vise l'excellence
Kathy Tremblay, de Montréal, et Marianne Hogan, de Bedford,
seront les seules représentantes québécoises présentes aux
Championnats du monde de triathlon, ce week-end, à Hambourg.
Tremblay sera en action samedi à l’épreuve senior, tandis que
Hogan participera à l’épreuve junior vendredi.
Quatrième aux Jeux panaméricains, Tremblay n’a pas obtenu les
résultats espérés cette saison et elle souhaite que le vent
tourne cette fin de semaine.
« Je pense que tout va être en place. Je me sens bien, prête et
calme. J’attends cette journée avec impatience et je sais ce que
je vaux, même si cette année je n’ai pas fait de performances à
la hauteur de mon potentiel », a indiqué Tremblay en entrevue à
Sportcom, quelques heures avant de prendre son vol en direction
de l’Allemagne. « Si je peux finir première Canadienne, je serais
très heureuse. »
Sa stratégie de course sera simple : avoir un départ canon en
natation.
« Il va falloir que j’explose au départ, car je vais être
entourée de mauvaises nageuses qui vont se coller sur moi comme
des sangsues, a-t-elle imagé. Et si je pars assez vite, elles ne
pourront pas rester avec moi et je pourrai me joindre au peloton
des meneuses. En fait, la compétition va surtout se passer dans
l’eau. »
L’athlète de 25 ans a connu une baisse d’énergie après la Coupe
du monde de Tiszaujvaros (Hongrie), au début du mois, mais elle
assure qu’elle a eu le temps de bien se reposer depuis ce temps.
« J’ai diminué l’entraînement en gardant de la vitesse et je
crois que c’est en fin de semaine où je serai au sommet de ma
forme. »
La Portugaise Vanessa Fernandes et l’Australienne Emma Snowsill
feront figure de grandes favorites. Championne du monde junior
l’an dernier, la Canadienne Kirsten Sweetland pourrait également
surprendre, elle qui a remporté la Coupe du monde de Richard’s
Bay (Afrique du Sud), au mois de mai.
Tremblay, qui est originaire de Gatineau, sent qu’elle se
rapproche des meilleures à la course à pied, mais avoue qu’elle
devra apprendre à mieux gérer son effort si elle désire être
encore plus près du podium. « Cette année, je partais trop vite
dans la première moitié du 10 km. Je me sens bien et soudain,
boom, j’explose! En partant un peu plus tranquillement, ça me
faisait un peu peur parce qu’il y a des filles qui me dépassent,
sauf qu’elles aussi elles partaient trop vite. »
Deux semaines après les mondiaux, les meilleurs triathloniens de
la planète prendront part à Coupe du monde de Pékin qui sera
capitale pour eux, car plusieurs pays, dont le Canada, ont
sélectionné cette épreuve comme étant une sélection
olympique.
« Cette année, les Coupes du monde et les Championnats du monde
sont plus relevés que les Jeux olympiques de l’an prochain, car
il y aura plusieurs athlètes par pays, tandis qu’à Pékin, la
limite sera de trois. Si je me classe dans le top 5 dans deux
semaines, j’ai ma sélection automatique, alors qui si c’est un
top 10, disons que je serai dans les bonnes grâces de Triathlon
Canada », de conclure Tremblay.






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