Les ambitions de Patrick Vernay
Sixième l’an passé, le Calédonien s’alignera dimanche au départ des championnats du monde longue distance, à Lorient, avec le podium en ligne de mire.
Patrick Vernay a soif de revanche et ne s’en cache pas.
Alors qu’il s’apprête à disputer l’édition 2007 des championnats
du monde longue distance ITU, dimanche, à Lorient, il n’oublie
pas que l’an passé, il avait dû bénéficier d’une wild-card de la
fédération internationale pour disputer ces mêmes mondiaux, à
Canberra (Australie). Avec à la clé une sixième place mondiale et
un statut de deuxième tricolore derrière Julien Loy (4e) alors
que la Fédération Française ne l’avait pas retenu. Alors, cette
saison, le triple champion de France longue distance savoure son
bonheur d’être de retour officiellement en équipe nationale, fort
de ses résultats ces derniers mois. « C’est vrai que je n’avais
pas très bien vécu ma mise à l’écart l’an passé, avoue le récent
vainqueur de l’Ironman d’Australie. Ma sixième place était
l’occasion pour moi de montrer qu’ils avaient eu tort de ne pas
me faire confiance. Et cette année, je veux frapper un grand
coup. » Ambitieux et en confiance, le sociétaire de Beauvais
visera le podium en Bretagne. « Et je n’exclus pas la victoire »,
confirme-t-il. Il ne sera pas le seul. Car outre le tenant du
titre, le Danois Sindballe, et le Belge Beke, les triathlètes
français seront les principaux favoris pour la médaille d’or.
Compte tenu du parcours et du profil de l’épreuve, axée sur la
moyenne distance (3 km de natation, 80 km de vélo et 20 km de
course à pied), les spécialistes du triathlon olympique
pourraient créer la surprise aux dépens des forçats de la longue
distance.
« Je pense qu’il n’y a jamais eu autant de prétendants à la
victoire », confirme Patrick Vernay. « Mais même si ce n’est pas
de la longue distance comme je l’affectionne, c’est une épreuve
qui convient bien à mes qualités. » Le Calédonien a déjà une
tactique en tête. « Je sais qu’il y aura de gros rouleurs en vélo
et sur 80 km seulement, ils peuvent se permettre d’aller à fond
sans ressentir de coups de fatigue, admet-il. L’objectif est donc
de poser le vélo moins de trois minutes après les meilleurs. Et
là, alors, je pourrai peut-être faire la différence en course à
pied, mon point fort. »
« Une épreuve qui me convient bien »
Arrivé en Métropole il y a 10 jours, le spécialiste du
triple effort a pu tester sa condition lors d’un triathlon
original le week-end dernier à Beauvais.
« Il y avait un aquathlon le matin (750 m de natation et 5 km de
course à pied) et une heure plus tard, on enchaînait avec un
triathlon demi-sprint (400 m de natation, 10 km de vélo et 2,5 km
de course à pied), raconte-t-il. Au final, je termine 12e sans
avoir puisé dans mes réserves mais en ayant de super sensations
malgré la pluie. » La météo est d’ailleurs le facteur qui
l’inquiète le plus. La pluie qui s’abat sur le nord de la
Métropole depuis le début du mois de juillet l’a déjà empêché de
réaliser pleinement les séances d’entraînements qu’il espérait.
Mais si celle-ci s’invite en plus dimanche à Lorient, la tâche
serait d’autant plus compliquée. « Ce sera de toute façon le cas
pour tout le monde, donc je n’aurai pas cette excuse si ça ne
marche pas pour moi », conclut-il.
À noter qu’outre Patrick Vernay, d’autres triathlètes calédoniens
s’aligneront ce week-end sur l’étang de Ter de Lorient dans les
épreuves de groupe d’âges : Erika Ellis, qualifiée pour les Jeux
du Pacifique d’Apia, Sébastien Davin et Xavier Louis.
Auteur : Frédéric Ragot






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