Le sucre : ami ou ennemi ?
Photo par TT
La majorité de la population a malheureusement des idées préconçues et ne possèdent pas assez d’informations concernant un condiment omniprésent dans toutes nos assiettes : le sucre ! Le sucre est absolument partout. Voici un petit article qui va peut-être vous permettre d’y voir plus clair.
Le sucre est originaire de la Nouvelle Guinée, où il a été
cultivé pour la première fois environ 1000 ans avant notre ère et
son nom vient de l’indien « sarkara » (grain).
Des Egyptiens aux Perses, « le roseau qui produit du miel »
traverse alors tous les continents. A des fins thérapeutiques
tout d’abord, sa production devient industrielle au siècle des
Lumières avec la naissance des premières raffineries. Canne ou
betterave, ses trois milles ans d’aventures tumultueuses placent
avant tout ce condiment sous le signe du plaisir, de la
créativité et du rêve.
Quelques chiffres : 123 millions de tonnes sont produits chaque
année, le Brésil étant le principal fournisseur mondial. En
France, chaque individu en consomme environ 25 kilos par an, soit
70 grammes par jour. Qu’il soit en poudre, de glace, brun ou
roux, on le retrouve quasiment partout : dans les bons vieux pots
de confitures de nos grand-mères, dans la myriade de sodas qui
remplissent généreusement les rayons de nos supermarchés, dans
les glaces et autres produits chocolatés, et, aussi étonnant que
cela puisse paraître, le voilà qu’il se glisse également de
manière pernicieuse dans tous les plats préparés que l’on
retrouve dans les rayons surgelés ainsi que dans les
conserves.
Son omniprésence est impressionnante. Ce boulimique apparaît
partout. Il inonde les magazines publicitaires de nos boites aux
lettres, il se glisse impunément à la radio et envahit la
majorité des spots télévisés, dans un but bien précis : toucher
les gourmands consommateurs que nous sommes avec en première
cible les plus jeunes d’entre nous.
Hummm ! C’est sucré ! Cette sensation est indissociable de celle du plaisir n’est ce pas ?
Le sucre est composé en majorité de glucose. Et le glucose, c’est
le carburant indispensable qui permet à tous nos muscles de se
contracter. Et là nous mettons au même niveau le triathlète en
plein effort et la secrétaire qui pianote sur son clavier
d’ordinateur. Car ne pas avoir de glucose aurait pour conséquence
de tomber en panne sèche de carburant. Sachez que notre corps,
même au repos, a besoin d’un minimum de 1400 kcal/jour pour
fonctionner.
Voilà que le sucre devient notre ami, que dire, le carburant par
excellence, indispensable.
Et notre cerveau alors ? Même constat. Nos milliards de petites
neurones puisent continuellement dans cette réserve de glucose
pour, comme notre corps a besoin de sang, d’eau et d’oxygène,
améliorer les performances de notre mémoire, notre capacité
d’attention et assurer une plus grande vitesse de
réactivité…
Quel bonheur que ce sucre ! Oui, mais voilà , il y a un MAIS, et
il est de taille.
Car le sucre est également une drogue. Si, si, si… Ce condiment
délicieux et si doux crée au fond de notre subconscient un effet
de dépendance. Les industriels et les publicitaires l’ont
d’ailleurs bien compris. Sachez que le sucre consommé très
régulièrement peut avoir des effets aussi néfastes que le café,
l’alcool ou le tabac. Cette addiction démontrée par de nombreuses
études débouchent inévitablement sur des problèmes de santé :
diabète, caries, surpoids. Car il n’est pas innocent de signaler
que, malheureusement, tous les sucres que nous consommons, sans
forcément le savoir, s’insinuent de manière vicieuse dans
beaucoup d’aliments au quotidien. Pour détourner le problème lié
à cet élément néanmoins indispensable et pour répondre à une
demande grandissante de produits « light » (allégés), d’autres
formes de sucre, quelquefois encore plus néfastes, se substituent
à ce condiment de base : aspartame (le plus dangereux de tous),
le saccharose, le maltose, la xylose, les dextrines, le sorbitol…
et la liste est encore longue.
Inutile de vous dire que le tableau noir dressé par ces dérivés
est sans appel. La majorité du grand public n’est d’ailleurs pas
consciente de leurs effets destructeurs.
Alors, le sucre : ami ou ennemi ?
Je serai amené à dire, ni l’un, ni l’autre, ou, les deux ! Réponse de normand.
Nous n’avons pas le choix. Il faut consommer du sucre, car sans
lui, inutile de vous dire que nous serions bien incapables de
faire quoi que ce soit. Toutefois, il est nécessaire d’être très
sélectif :
- en diminuant au maximum la part des sucres dits « rapides »
(confiseries, glaces, pâtisseries, sodas) souvent élus
malheureusement comme les plus populaires auprès des très jeunes
consommateurs et engendrant un phénomène d’addiction.
- en préférant les sucres dits « lents », comme les pâtes, le
riz, les céréales complètes ou non, les fruits et le miel qui
seront alors des choix plus astucieux lorsqu’on pratique une
activité sportive.
- Enfin, si vous aimez vraiment le doux, vous savez celui qu’on
aime laisser trainer à la fin d’un repas, n’hésitez pas à vous
orienter sur du fructose, du sirop d’érable ou d’agave qui
génèrent autant de douceur en réduisant le nombre de calories et
en apportant des effets salutaires à votre organisme.
Adeptes du triple effort ou d’efforts physiques prolongés, vous
êtes sans doute rigoureux dans votre alimentation. Néanmoins, le
sucre, omniprésent dans nos sociétés, est un réel danger s’il est
consommé à outrance, sans activité physique et sans éducation. Il
existe tellement de bons sucres qui sont assurément bons pour
notre santé, alors pourquoi ne pas les privilégier ?
Autrefois, nous n’avions certainement pas tous les moyens
d’informations tapageurs dont nous disposons aujourd’hui, ni tout
ces panels de produits transformés qui fleurissent les rayons de
nos grandes surfaces. Il suffit de se rendre avec ses enfants
dans le rayon des yaourts ou des confiseries. Le choix est
tellement grand, que même eux, ont du mal à choisir.
Alors, en guise de conclusion, j’insisterai sur les mots pleins de sagesse que prononçaient nos grands-mères : « pour être en bonne santé, il faut manger de tout et de manière raisonnable. » Le sucre, comme tout le reste.


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