Dans le milieu du basket américain, les jeunes joueurs
universitaires accédaient au milieu pro’ de la NBA par le biais
de gros contrat à coup de millions de $. On les appelait les «
rookie ».
Aujourd’hui le terme est attribué aux nouveaux venus dans une
discipline sportive, voir au débutant.
Et bien votre serviteur est le « rookie » du BMT à Kona.
C’est en effet, pour moi, la 1ère fois que je participe Ã
l’épreuve d’Hawaii ; je m’en vais vous relater les impressions
d’un triathlète amateur qui découvre le championnat du monde avec
appétit mais aussi avec les yeux et les oreilles « grand »
ouverts.
Hawaii, d’abord ça se mérite. Certes, il faut déjà pouvoir se
qualifier mais surtout, surtout il faut prendre l’avion mais
alors longtemps, très, très longtemps. Écoutez plutôt : départ Ã
7H30 de Paris pour un 1er vol de 45mn, puis escale de 3H00 Ã
Londres pour un vol de 11H30. Ensuite il faut faire une nouvelle
escale de 3H00 Ã Los Angeles puis un dernier vol pour Hawaii de
6H00. Soit au total 23H30 d’ennui ou il faut vraiment s’armer de
patience, ouf !
En revanche, ce qui est drôle c’est les rencontres dès le départ
avec des concurrents. Les discussions vont donc bon train : quel
club ? ta qualif’, tu l’as eu ou ? tes temps ? 1ère fois à Hawaii
? etc,etc. en tous cas cela permet de réduire le temps du trajet
et de rencontrer des sportifs aussi passionnés qu’agréables. Sans
parler des stars du milieu comme Andreas Raelert (3ème en 2009)
qui prennent l’avion en seconde classe comme monsieur « tout le
monde ». Autant dire qu’on est déjà immergé dans la course avant
même d’être arrivé sur l’île !
L’arrivée sur le tarmac de l’aéroport est quelque peu saisissante
surtout par l’humidité de l’air ambiant. Cette moiteur permanente
ne me quittera plus du séjour, je crois que mon morphotype «
scandinave » aura vraiment du mal à s’adapter !
Le petit aéroport à ciel ouvert est envahi par les athlètes et
les tour-opérators qui cherchent à se retrouver au plus vite ;
Gaël de Hannes Hawaii Tour nous accueille avec le traditionnel
collier de fleur, Aloha ! Ca y est j’y suis pour de vrai !
Après l’installation à l’hôtel et une nuit de sommeil méritée, je
pars rouler avec Benoît (un des 9 athlètes Beaunois qualifiés)
pour 4H de vélo sur le parcours, ,.
Nous passons dans Kona et je découvre le décor si particulier de
l’île. Les maisons sont noyées au milieu d’une végétation
verdoyante et florale. En dehors de la ville c’est très
volcanique et beaucoup plus aride.
Ce petit tour de vélo m’aura permis de comprendre à quel point la
course sera dure. La chaleur est sidérante, le vent omniprésent
et on est toujours en prise. Impossible de se relâcher sous peine
d’être arrêté. La preuve, pour voir, dans une des descentes des
nombreux « toboggans » j’arrête de pédaler, verdict : 13km/h.
Wahou ! Je vais vraiment en baver !
Au départ mon objectif était de ne pas être le dernier du club
mais riche des mes enseignements de la sortie, mes ambitions sont
revues à la baisse : je veux juste terminer alors que j’ai déjÃ
terminé 5 ironman en 2 ans. Kona vous rend humble !
Humilité, le maître-mot de cette journée où j’ai vu des centaines
d’athlètes affutés comme des lames de rasoirs rouler ou courir Ã
des allures qui imposent le respect. Il y en a de partout et tout
le temps, ça n’arrête jamais. Du matin au soir, ça nage ça roule
ou ça court…..
De ce fait on a déjà la sensation d’être dans un lieu tout particulier et unique, et je mesure à quel point j’ai de la chance d’être ici. Demain nous irons nager à la plage du Pier, là où est donné le départ de l’épreuve puis nous irons chercher nos derniers collègues de club. Mais ça, ce sera pour mon prochain « billet d’humeur ».
Aloha !
Le rookie du BMT.

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commentaires
05 Octobre 2010, par : adminQuel bol (enfin tu l'as provoqué quand même) !
Merci de nous faire partager TA première expérience !