Vous en avez sans doute beaucoup lu des comptes rendus d’Ironman : des dizaines et des dizaines. Pour ne rien vous cacher, c’est aussi mon cas. Internet est une source quasi inépuisable qui narre toutes ces expériences aussi intéressantes les unes que les autres.
Avant d’être pour la première fois Finisher d’Ironman, on lit, on relit, on passe au crible de nombreux récits, qui ont eu le mérite de faire appréhender l’épreuve, surtout sans se dévaloriser sur sa capacité à pouvoir le faire ou pas.
Au fil de tous ces récits, on y trouve de tout : de l’abandon à la joie extrême, de la souffrance au simple plaisir d’être là , des blessures et du partage, de la rage et du courage, de la sympathie et de l’amertume, la joie de participer au désir de performer… mais un sentiment général semble se dégager de chacun d’entre eux : l’humilité face à l’épreuve. Un mot qui doit se prendre dans le sens du respect.
Chaque athlète vit sa course et il n’y en a pas une qui se
ressemble. Cas extrême, on peut y lire des articles de certains,
même expérimentés, qui n’ont jamais finalement pris plaisir, même
après une petite dizaine d’Ironman. Les mots qui reviennent
souvent sont souffrance, désillusion, marche, fatigue et abandon.
Et la plupart de ces récits trouvent leur point dur dans le
marathon.
Alors comment ne pas être admiratif de ces athlètes qui survolent
un marathon en moins de 3h00 pendant que d’autres mettront plus
du double ? On retrouve bien là toute la complexité et la
diversité des expériences sur cette épreuve.
Cette course mythique me faisait rêver. Je l’ai faite et je l’ai fort heureusement terminée dans de bonnes conditions. On s’en fait toute une montagne, on l’attend avec impatience, on l’aborde avec la peur au ventre, et sur les pentes qui mènent au sommet de LA « finish line », j’y ai trouvé des doutes, des moments difficiles et d’autres euphoriques, des moments de partage et de solitude. Car, avec le recul, tous les articles lus ne m’ont finalement pas appris grand-chose sur ma future course où je n’ai pas retrouvé tout ce que j’avais bien pu y lire. Parce que ma course était unique, avec mon vécu, mes propres raisons et mes convictions, mes envies et mes déceptions, et pour être plus précis, mon amertume et ma revanche !
Lisez ces comptes rendus. Imprégnez-vous de leur « substantifique moelle ». Vous verrez, vous n’y retrouverez rien qui ne vaut ce que vous y vivrez !
Être finisher d’un Ironman, c’est un moment d’humilité face Ã
cette épreuve qui se vit avec son cœur, avec son mental et aussi
pour les siens. Une certitude : vous ne pourrez jamais vous
imaginez ce que c’est, tant que vous ne l’aurez pas vécu.
Lancez-vous dans l’aventure !
A bon entendeur, salut !


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