La ligne d'arrivée à peine franchie, les pros de cette 31ème édition des Championnats du Monde Ironman à Hawaii étaient déjà accaparés par les centaines de journalistes présents derrières les barrières, prêts à capturer chaque seconde de leur récit. Commençons par les premiers arrivés…
Cameron Brown, 22ème en
8h53'41"
"Une jour à oublier ! Tout avait mal débuté la soirée d'avant la
course. Pour me détendre avant d'aller me coucher, je passe la
soirée à l'hôtel et décide de profiter de ma petite famille.
J'emmène ma fille se baigner dans la piscine et là je me fais
piquer dans le bas du dos par une guêpe. Ca gonfle tout de suite,
aussi je décide de mettre de la glace… C'est ok jusqu'au
lendemain matin, après une nuit agitée. En effet le dos est
enflé, mais je ne veux pas rater le départ pour ça.
La natation débute bien, je suis aux côtés de Macca dans le
premier groupe de tête mais au demi-tour je me fais chahuter et
un trou s crée avec les leaders. Il ne fera que s'agrandir, me
faisant sortir à plus d'une minute quarante (52'50").
A vélo ça a été pas mal pendant 90km, jusqu'au demi-tour où j'ai
eu du mal à profiter de la puissance développée au début (288
watts), pour descendre à 220 watts seulement (4h44'51").
A pied j'ai débuté les 15 premiers kilomètres très correctement,
passant de la 30ème à la 20ème place mais
la chaleur était tellement étouffante, surtout dans Energy
Lab (40°) que j'ai dû lâcher du lest. Je termine à la
20ème place pour mon 10ème Hawaii. Une
journée à oublier !"
Craig Alexander, Australie, 1er en
8h20'21"
L'an passé fut très excitant, mais cette année fut beaucoup plus
dure ! Cette année j'étais beaucoup plus "marqué" que l'an passé
et il a fallu à chaque fois que je me batte pour me défaire des
athlètes qui m'accompagnaient.
Il y a quelques très rouleurs sur le plateau masculin, et à deux
ou trois reprises j'ai été décroché sur Hawi. Mon but
n'était pas seulement de défendre mon titre, mais aussi de
remporter une victoire dont je serais fier.
Je n'ai pas "attaqué" Chris Lieto mais j'ai juste trouvé mon
rythme lorsque je l'ai passé. Mais aujourd'hui j'ai dû me battre
contre chaque seconde.
Je pense beaucoup à ma famille aujourd'hui. Tous ces sacrifices,
tous ces voyages font que je leur dois quelque chose de beau en
regard de cela".

Craig Alexander avant le départ, par Jay Prasuhn
Chris Lieto, USA, 2ème en 8h22'56"
"Ma course a pied a été géniale ! J'étais surpris d'apprendre que
j'ai couru en 3h02'. Mais je pense que je peux faire mieux car la
chaleur sur Energy Lab a fait que j'ai été obligé de lever un peu
le pied. C'est là que Crowie m'a passé et je l'ai suivi pendant
30 secondes… puis j'ai secoué la tête en me disant que je ne
pourrais pas le suivre à ce rythme-là . C'était pourtant bien de
courir avec quelqu'un mais là il allait vraiment trop vite.
Il a fallu que je me botte les fesses de nombreuses fois
aujourd'hui. Ma famille est très importante pour moi et je veux
être un exemple pour mon fils et ma femme. Cette course est une
bénédiction des Dieux, pour ce qu'elle m'apporte dans la vie;
c'est ce qui me fait avancer e rend cette seconde place si
difficile à accepter".

Chris Lieto en tête, par Jay Prasuhn
Andreas Raelert, Allemagne, 3ème en
8h24'32"
"La course parfaite ! Je rêvais d'un podium
mais je savais qu'il me fallait être patient afin d'apprendre de
la course. Quand j'ai débuté le marathon avec Crowie j'étais
vraiment à mon aise. Je savais que c'est j'avais affaire au
meilleur coureur au monde, et je ne me suis pas affolé lorsqu'il
m'a décroché.
Après avoir loupé les J.O. de Pékin j'ai cherché un nouveau
but à ma carrière, et franchement je ne suis pas déçu !".

Andreas Raelert, par Jay Prasuhn
Rasmus Henning, Danemark, 5ème en
8h28'17"
"J'ai pris un calmant avant la natation (NDLR : il s'est cassé la
main deux semaines avant la compétition) ce qui m'a beaucoup
aidé. C'est attraper la gourde à vélo qui était le plus
problématique. La tactique de course à vélo m'a énormément
surpris, et cela n'a rien à voir avec ma course qualificative en
Chine, ni avec une course ITU !
Je sais que pour moi le meilleur est à venir. Les gars devant moi
sont bons, mais je pense que je peux faire mieux l'an prochain.
J'ai beaucoup appris de Torbjorn (NDLR : Sindballe). Il m'a donné
de nombreux conseils les semaines précédant la course et je pense
avoir encore beaucoup à apprendre de lui."
Chris McCormack, Australie, 4ème en
8h25'20"
"Ca a été très très mal pendant une dizaine de kilomètres à pied.
Puis c'est revenu et là je me suis vu voler sur les gars devant
moi. Mais c'était quand même une belle journée, un de ces moments
inoubliables".

Chris McCormack, par Jay Prasuhn
Dirk Bockel, Luxembourg, 7ème en
8h29'55"
"Quelle belle journée, tellement dure mais pour
une superbe fin".


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