Publié le: 17 Septembre 2009
Par: Penel Arnaud
Lien: http://www.ironman.ca/
Alain Brahms, Ironman  Canada 2009

Ironman Canada, le plus dur ?

Photo par Alain Brhams

Alain Brahms est un baroudeur du triathlon, et déjà expérimenté sur le circuit des Ironman. Mais il était loin de se douter qu'en participant à l'Ironman Canada fin août il allait tomber sur un tel parcours. Retour sur une course pas si facile qu'on pourrait le penser…

Lundi 24 Aout
Départ de Roissy à 20h30 pour 12 heures de vol avec une escale à Calgary. Arrivée à Vancouver 23h30 heure locale, je récupère vélo et valise ainsi que la voiture de location. Trop fatigué pour repartir de suite, je dors dans la voiture.

Mardi 25 Aout
5h du matin, je pars en direction de Penticton à 500km de Vancouver. Je traverse deux parcs nationaux, le paysage est magnifique et grandiose. Apres 6h de route, j’arrive enfin à Penticton (en amérindien, Penticton signifie « un endroit où rester pour toujours ») petite ville de 3500 habitants. Dès l’entrée de la ville des panneaux souhaitent la bienvenue aux triathlètes. Je trouve l’hôtel sans difficulté. Je m’installe dans la chambre et remonte le vélo, mon colocataire, Loïc, un français (qui parle anglais ce qui m’aidera pour la suite du séjour), arrivera le soir même. Entre temps, prise de contact avec le groupe Hannes Voyages ; constitué principalement d’allemands affutés comme des purs sangs, pour le programme d’activité de la semaine.

Mercredi 26 Aout
Petit déj’ façon canadienne (un vrai repas) !
Golf avec le groupe et balade en ville

Jeudi 27 Aout
7h30 dans l’eau, 1h15 d’entrainement natation, l’eau est 22° est super claire.
10h30 départ reconnaissance des parcours vélo et course à pied : les deux se font en une boucle chacun. Je revois mes ambitions à la hausse, surtout sur la course à pied qui est très vallonnée à mi-parcours.
En fin d’après midi, retrait des dossards et sacs de courses.

Vendredi 28 Aout
Entrainement vélo et enchainement course à pied.
La pression commence à monter, on croise pas mal d’athlètes affutés comme des F1 avec du matos de folie (je n’ai jamais vu autant de Cervelo au mètre carré) !
Le soir, Pasta Party, là j’apprends que je vais avoir l’honneur de courir avec Sœur Madonna Buder, triathlète de 67 ans, plusieurs fois Finisher à Hawaï.

Samedi 29 Aout
Dépôt du matériel. Le parc à vélo ressemble au salon du vélo à la vue du matériel exposé !

Dimanche 30 Août, Jour de la course
5h, levé, petit déjeuner, la forme est là. Je m’attends à une grosse journée d’effort.
Le parcours natation est en forme de triangle et en une seule boucle.
7h tapantes, les 2600 triathlètes, dont un tiers de femmes, sont lâchés, je suis parti en début de paquet, ça frotte pendant 300-400 mètres et ça s’étire tranquillement. Les 3800 en une fois me paraissent un peu longs. Je sors de l’eau en 1h06, direction « l’épluchage ». Là, deux volontaires attrapent ma combinaison, me la retirent en moins de 10 secondes, je prends mon sac au passage, direction la tente où je prends le temps de me changer tranquillement.
C’est parti pour 180 kms, je me mets sur le prolongateur et j’enroule à plus de 36 km/heure. Vent dans le dos, c’est super, roulement jusqu’à 60 km et là, on tourne à droite, première montée à 7% sur 8km en ligne droite avec vent de face, et ça va être comme ça pendant 100km. Succession de petites montées et de faux-plats montants, et ce terrible vent qui me scotche à la route. Je pose le vélo après plus de 6 heures d’efforts mais sans me taper dedans. Le plus dur sera à pied.

Transition tranquille, je ressens la chaleur (32°) que je n’avais pas sentie à vélo à cause du vent. C’est parti pour 42 bornes, les premiers kilomètres se font en ville, avec une foule incroyable pour nous encourager, en direction du lac Skaha, en plein cagnard, pas un brin d’ombre. Bonnes sensations, 5’30 au kilomètre, je double déjà des marcheurs (je n’ai jamais vu autant de marcheurs sur un Ironman dès les premiers kilomètres).16eme kilomètre, début de l’enfer, 14km en montagne russe, en bas de la première descente mes jambes se tétanisent, j’alterne entre marche en montée et course en descente jusqu’au 35eme km. A 7km de l’arrivée, retour en ville. Je retrouve mes jambes petit à petit, surement grâce aux encouragements de la foule. Le dernier kilomètre sera euphorique et magique, je franchi la ligne en 13h01.

Ce triathlon fut le plus dur que je n’ai jamais fait, mais le plus incroyable et magique par l’ambiance et pour tout…

Je reviendrais surement l’année prochaine.

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