Des coulisses de l'Ultraman d'Hawaii...
Photo par Bree Wee
"L'Ultraman Hawaii... vu depuis le départ, à 6h30 le vendredi matin, jusqu'au dimanche tard le soir, où je fus à court de mots". Bree Wee, "l'icône" Hawaïenne de l'Ironman d'Hawaii (elle est la groupe d'âge la plus connue de l'archipel, adulée comme peuvent l'être les champions de la plus grande compétition d'endurance au monde), nous emmène aujourd'hui dans les coulisses de l'Ultraman, aux côtés de son ami Jason Lester, qui s'apprête à rallier une arrivée ponctuée de 11,5km de natation, 420km de vélo et 84km de course à pied.
Je me souviens que l'année dernière lors de
l'Ironman d'Hawaii, le coach m'a dit qu'il fallait que j'aie une
raison, un motif pour m'engager dans la voix de cette course
exceptionnelle. Il me faisait penser chaque semaine à mon but, et à
ce pourquoi je voulais le faire.
Il me disait : "Bree, tu dois avoir un but parce que quand les
choses commenceront à être sérieuses et que tu seras très
éprouvée, tu auras besoin de te trouver une raison de continuer,
une raison de finir."
Il y a des moments dans la vie où nous nous demandons "Pourquoi
je suis en train de faire ça ?" Et si nous pouvons y répondre,
nous continuons… Si nous ne l'avons pas, nous nous arrêtons ou
nous nous plaignons, pensant que cela dérange tout le monde sur
notre chemin.
Chaque athlète de l'Ultraman a au moins une raison, une
excellente, de débuter ces trois jours de course autour de Big
Island, Hawaii.
Les gens de l'île, y compris moi-même, pensaient que la course
était un pur et long festival de souffrance… jusqu'à ce que nous
en apprenions plus des athlètes.
Jason Lester est l'homme que j'ai accompagné durant les 11km de
natation. Il avait seulement l'usage de son bras gauche. Voir un
homme nager 11 km avec un seul bras éveille la curiosité :
"Pourquoi fait-il cette course ?"
Comme la plupart des athlètes, Jason avait "un navire de
guerre à combattre" : les courants, la houle, les récifs et
toutes les beautés de l'océan. Mais seulement avec l'utilisation
d'un bras. A 12 ans, un accident endommagea le bras droit de
Jason tellement sévèrement qu'il a du le porter replié dans une
poche pendant la natation et la course. La raison de Jason de
faire la course : donner de l'espoir.
Tout le long de sa jeunesse, Jason a fait face aux malheurs les
uns après les autres. Et pour se débrouiller il s'est parfois
tourné vers les drogues en surmontant la peur de la mort. Plutôt
que de mourir, il se mit au triathlon et apprit qu'à travers le
sport, on pouvait se surpasser.
Suzy Degazon a finit l'Ultraman 11 fois. En regardant son
magnifique corps sculpté, on ne devinerait jamais qu'elle était
une anorexique de 30 kg. A travers le sport, elle a appris à
surpasser la maladie et maintenant s'efforce d'être un exemple
pour les femmes, et de leur montrer les remarquables choses dont
est capable leur corps.
Todd Crandell porte physiquement les traces de son passé
d'addictions, sur son corps couvert de tatouages. A travers le
sport, il a développé une compagnie, "Racing for Recovery" qui
aide et encourage les jeunes et les adultes à faire du sport
plutôt que de se tourner vers certaines addictions.
Chaque athlète a une histoire, une raison de s'attaquer au voyage
de l'Ultraman. Chaque histoire est gravée dans mon esprit et me
fait réaliser que si quelque chose doit être bien fait, nous
devons avoir une raison de le faire, une vraiment bonne
raison.
A travers la natation pleine de créatures marines, le vent féroce
de "Pele" à vélo, et les champs de lave ardente de la course à
pied, les athlètes utilisent quelque chose qu'ils puisent au fond
d'eux mêmes pour devenir un Ultraman.
Tous les finishers sont victorieux. Mais l'homme de tête fut le
brésilien Alexandre Ribeiro, qui avait son fils adoré à ses côtés
tout le long de la course, ainsi qu'une incroyable femme Texane,
Shanna Armstrong.
Nous vous relaterons de Jason Lester l'aventure au complet dans un prochain article… normal, c'est lui qui nous l'écrira !
Pour les résultats complets, photos, et toutes les biographies d'athlètes : http://ultramanlive.com/







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