Engagé depuis maintenant une dizaine d'années sur les Grand-Prix,
Laurent Suppi a porté le maillot de quatre clubs durant près de
dix années de compétitions : Rennes triathlon (1999 à 2001),
Sablé sur Sarthe (2002 à 2004), Toc Cesson Sévigné (2005), Les
Sables Vendée triathlon (depuis 2006)… Devenu une sorte de
"multicarte" du triathlon, le Breton s'est désormais tourné vers
le "long"… Son histoire vaut son pesant de cacahuètes !
Duathlon,
Triathlon, Long, Court... Pourquoi choisir ???
(*)
L'arrivée aux sables fut marquée par ma rencontre avec
Hervé Delaunay qui réussit à l'époque à me remotiver à un moment
où je manquais d'objectifs ciblés. Depuis ce temps, j'ai pu
retrouver auprès de mes partenaires, l'ambiance que j'avais
découverte à Rennes avec des garçons comme Thierry Henri,
Xavier Le Floch, Christophe Leluherne, ou bien Christophe
Hamard.
Cette émulation dans le groupe est sans conteste la
résultante de l'investissement de notre Coach Hervé.
Ma saison 2008 s'est donc partagée entre des objectifs
Clubs sur les GP ou la Coupe de France et des objectifs plus
"perso" sur le long ou sur Le Championnat de France CD.
Sur les courses club j'avoue avoir plus un rôle de
coéquipier (ramener Lino Barruncho dans le pack après une chute
ou au contraire mettre le peloton en ligne pour le faire rentrer
en tête au parc fait partie de "mon job" , le sacrifice vélo sur
la coupe de France 2008 restera également un très bon
souvenir). J'essaye aussi de transmettre mon expérience aux plus
jeunes et je ne suis bien évidemment pas contre le fait de faire
un "ptit coup d'éclat" de temps en temps (2 top 20 en GP en
2007).
A ce sujet 2009, sera dans la droite lignée de la saison
précédente en essayant d'apporter le maximum aux Collectifs
Duathlon et Triathlon.
Sur mes objectifs "perso" j'ai tendance à faire beaucoup de
courses de préparation dans le Grand Ouest (9 victoires en 2008).
J'adore enchainer les courses afin de me tester en vu des
Championnats de France CD et cela ne me réussit pas trop mal (15e
en 2003, 12e en 2004, 11e en 2006, 10e en 2008).
Toutefois, il est vrai que les choses changent peu à peu.
On ne peut décemment pas croiser la route de Sebastien Berlier,
Xavier Le Floch, François Chabaud ou bien José Jeuland sans être
touché par le virus du Long. Année après année je
sens une attirance de plus en plus prononcée pour le long.
Après avoir fait quelques incursions sur distance Half en
2008 (2e Tribreizh, 18e Monaco, 8e Port Macquarie-Aus), l'essai
s'avère assez encourageant.
De plus j'ai déjà pu côtoyer en courses des athlètes comme
Marcel Zamora, Patrick Bringer, José Jeuland, ou bien
Tim Berckel (récent vainqueur de l'Ironman de Busselton) et
analyser leur façon de se comporter en course.
C'est donc dans une optique de progrès, de confrontation et
d'expérience que j'ai décidé de m'envoler vers l'Australie fin
octobre, malgré une saison déjà bien chargée (24 courses).
Sur place mon hôte d'accueil -en la personne de Kris Mac
Cartney (Toc Cesson Sévigné)- m'avait organisé une première
partie de séjour du côté de Melbourne où j'ai pu récupérer du
voyage et préparer les courses programmées.
La première à Noosa
dans un contexte relevé (Robertson, Dellow, Atkinson,
Griffin, Matthews...) ne restera pas dans les annales (18e,
victoire de Courtney Atkinson) mais aura le mérite de me
faire découvrir une organisation hors du commun avec 5500
athlètes présent sur le CD. Le
triathlon de Noosa est en fait le point d'orgue et la
conclusion d'une semaine de festival des sports d'Endurance. J'ai
donc pu croiser les jours précédents des cyclistes Pro tels que
Robbie Mc Ewen, ou des anciennes gloires du Triathlon comme Miles
Stewart tout en me promenant dans les allées du Village Expo (une
sorte de Roc d'AzurAustralien).
C'est à cette occasion que j'ai eu la possibilité de
mesurer la côte de popularité de Craig "Crowie"
Alexander, venu en Guest Star après sa victoire à Kona,
passé un week-end en famille dans une des plus grosses stations
balnéaires australiennes. Quelques mots échangés, et quelle ne
fut ma surprise lorsqu'au moment d'évoquer son début de carrière
Pro, en France sous les couleurs de Montluçon, ce dernier fut
capable de me donner des détails de course très précis concernant
des confrontations du côté de St Laurent de Nouan ou
Nouâtre. Que de chemin parcouru depuis !
Côté sportif, je commence à comprendre les difficultés
rencontrées par les triathlètes Globe Trotter: le voyage m'a
lessivé et je manque de points de repère par rapport à des
athlètes que je ne connais pas. "Va falloir
s'adapter !"
La seconde course: l' Half
Ironman de Port Macquarie. LÃ encore en
regardant la start list je manque de points de repère même si je
retrouve Cam' Watt que je connais déjà depuis son passage en
France.
Le départ est donné et je décide de réguler la course au
train car les entrainements depuis mon arrivée m'ont permis de
comprendre que j'allais avoir du mal à tamponner cette
"saloperie" d'acide lactique.
Je sors de l'eau relativement frais mais il manque déjà une
petite dizaine de vélos dans le parc du côté des "pros".
Je monte sur le vélo et malgré tout j'ai très mal aux
jambes. Toutefois et à ma grande surprise je rentre sur le groupe
des favoris ou seul manque à l'appel trois échappés dont Cameron
Watt. Après avoir laissé passer la première partie de course
vallonnée, je décide de me porter à l'avant pour imprimer mon
rythme. 15 km plus loin nous ne sommes plus que trois dont TIim
Berckel, le chouchou local, c'est bien mais j'ai un peu trop
donné. Pendant le second tour je me contenterai de suivre le
rythme imposé par Tim... Au passage on reprendra le troisième qui
ne parviendra pas à s'accrocher. A ce moment nous sommes donc
trois pour la 3e place "pas si mal finalement !".Mais à 10 km de
l'arrivée je commence à flancher et laisse partir mes deux
compagnons de route.
Je pose le vélo seul en 5e position. A pied les sensations
ne sont pas forcément au rendez-vous mais je pense pouvoir tenir
ma place jusqu'à la moitié du parcours moment que choisit Peter
Loveridge, vainqueur en 2007, pour me dépasser. 5 km plus loin le
calvaire va commencer car mes jambes ont du mal à supporter mes
presque (!) 80 Kg et je commence à payer le manque de fraîcheur.
Je perdrai finalement trois autres places pour finir
8ème.
Résultat brut assez moyen mais j'ai beaucoup appris sur
cette course. "Va falloir apprendre ce que PATIENCE signifie".
Devant c'est Cameron Watt qui l'emporte de justesse devant un Tim
Berckel revenu en flèche sur la fin de parcours porté par les
applaudissements de son public. Le vainqueur de l'année passée
Peter Loveridge s'adjuge quant à lui la 4e place.
La fin du périple Australien sera ponctuée de sessions
d'entraînement tout au long de la côte Est jusqu'à Melbourne.
J'ai ainsi pu tenter de comprendre comment gérer un déplacement
sur des courses lointaines et sous la chaleur, comment voyager et
m'entraîner dans des endroits inconnus.
Des paramètres qu'il faudra dorénavant gérer au mieux lors
des Objectifs Longs à l'étranger.
Ce voyage me conforte donc dans mes envies, c'est pourquoi,
en 2009, je compte encore m'aligner sur quelques distances
Half et approcher la distance Ironman sur le Challenge
Barcelone qui constituera mon principal objectif de fin de
saison.
En attendant, les progrès sur ces distances ne se feront
que si j'arrive à hausser mon niveau vélo à hauteur de celui
atteint sur le Court. Il va également falloir chercher à être
plus résistant musculairement sur la partie pédestre. De manière
générale je dois enfin rechercher plus de calme et de relâchement
dans les moments difficiles.
Maintenant place au travail !
(*) Bien « pitêt » pour se spécialiser et être
plus performant ????????
> fin de l'article
commentaires
Pas de commentaires pour le moment