XTERRA, les vraies raisons d'un succès
Photo par Nils Nilsen
La série XTERRA s'est rapidement développée dans le monde entier, pour souvent compter des dizaines d'événements nationaux dans chaque pays qu'elle a investis. Aux USA, en Allemagne ou en Afrique du Sud, la seule finale nationale est désormais un événement aussi couru que celle de Maui, et dans chaque région de ces pays on se presse pour participer aux courses qualificatives.
En France la série n'a peut-être pas encore de répercutions aussi immenses, mais les responsables, tant au niveau mondial qu'hexagonal souhaitent bien en faire un événement incontournable. Nous avons, pour comprendre un peu mieux les rouages de la série, contacté le big boss de l'XTERRA World Tour, Dave Nicholas.
La première question, au sortir de Maui et de la victoire
surprise de l'Espagnol Ruben Ruzafa, s'est dirigée vers nos
frenchies, dont le "premier" (il est français pour les américains
!) est Olivier Marceau, seulement 5ème cette
année
Dave Nicholas : "On pensait vraiment que ce serait
une année française à Maui. Avec Lebrun, Marceau et Batelier,
vous possédiez-là un trio d'hommes imbattables. Malheureusement
Nico était crevé physiquement et a abandonné. Franky fut
fantastique et après le vélo je croyais vraiment qu'il allait
gagner, mais il a eu un coup de moins bien à pied et a perdu des
places (NDLR : il ne termine que 15ème). Olivier
quant lui a fait une grosse course mais n'a pas été aussi
rapide que les deux années précédentes.
Que seront les séries XTERRA en Europe en 2009 ?
Dave Nicholas : Les séries vont grossir en France, et
nous serons aussi de retour en Allemagne avec 4 courses. L'Italie
sera aussi très bien représentée en 2009.
Qu'apporte le fait d'avoir une série de courses plutôt qu'un
seul événement ?
Dave Nicholas : Avoir une série d'événements semble
être une chose qui fonctionne bien, et cela dans le monde
entier. L'Afrique du Sud possède 7 courses et ce qu'ils ont
constaté au fil des ans est que chacune d'entre elles grossit
un peu plus chaque année, et que les athlètes y reviennent. Aux
USA c'est encore plus important puisque nous avons 50
événements !
Pourtant les triathlons réunissent plus de monde
lorsqu'ils sont organisés sous la forme d'un événement unique,
comme une finale sans "petites" courses pour s'y
qualifier.
Dave Nicholas : Tu as raison, mais la différence
est que l'XTERRA n'est pas du triathlon. Le sentiment que l'on
a sur un XTERRA est plus fort encore que celui d'une famille.
Vous avez du plaisir, vous courez durement mais après
l'événement tout le monde se réunit pour boire un coup et
raconter son histoire. Il n'y a pas de stress.
Que vois-tu dans le développement de la série XTERRA en France
?
Dave Nicholas : La France est un grand pays avec de
nombreux triathlètes. Avec les séries, nous donnons aux
amateurs une manière de planifier leur progression. Cela leur
fait un but à atteindre. 'J'aimerais devenir le champion XTERRA
France chez les 35-39' est une véritable raison de courir et un
aboutissement pour la saison. Non ? Chacun peut faire 3 ou 4
courses en France et gagner des points à chacune d'entre elles.
A la fin de la saison 'voilà' (NDLR : En Français dans le
texte, Dave "cause" bien le Français comme il dit 'surtout
autour d'une bière'…) nous avons un champion, celui qui a
engrangé le plus de points.
Pardon d'insister sur ce point Dave… Mais l'XTERRA Maui attire
plus d'athlètes que n'importe laquelle des autres XTERRA, alors
pourquoi ne pas organiser de gros événements, uniques, dans
chaque pays ?
Dave Nicholas : Les grandes courses sont toujours
populaires car elles attirent de nombreux professionnels et en
général ces événements ont aussi plus de places pour les
inscriptions, plus de place pour la concurrence entre athlètes,
plus de support médias etc. Mais notre souhait est de faire
grandir le sport nature et le "cross-triathlon", ainsi que
notre marque XTERRA. Amener les gens sur les sentiers et à
l'air frais. Les gens aiment faire un tour à VTT et nous leur
donnons une bonne excuse de voyager dans de beaux lieux, de
passer du temps avec leur famille, de rencontrer de nouvelles
personnes.
La famille XTERRA c'est ça alors ?
Dave Nicholas : Oui ! Sur nos courses on voit des
athlètes se payer une bonne tranche de compétition et devenir
ensuite de super potes. Ils font ensuite des plans pour revenir
avec leurs femmes et leurs enfants et se retrouver sur une
autre course XTERRA. Regarde combien d'Italiens viennent en
France ! Et aussi combien d'Allemands, de Tchèques,
d'Autrichiens, d'Anglais et même d'Américains !
C'est ce que nous espérons générer en France : un sport qui fait appel à des personnes de 15 à 75 ans, et qui peuvent courir ensemble plusieurs fois par an".



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commentaires
14 Novembre 2008, par : matthieu.germainQue de bonnes nouvelles pour le Xterra français !
A quand un Xterra en Vallée de Chevreuse, pour les pauvres parisiens qui habitent loin de la montagne.
15 Novembre 2008, par : adminC'est sûr ! La concentration population triathlétique en région Parisienne est la plus importante en France... succès assuré pour un XTERRA ici !!