Un retour en forme de slot Hawaiien
Photo par Xtriathlon
La jolie américaine Katya Meyers était de retour à Nice après son excellente prestation en 2006 où elle avait terminé quatrième. Envoûtée par le parcours cycliste Niçois, elle nous livre aujourd'hui ses impressions de course.
Une 5ème place et un slot pour Hawaii ont été pour moi une superbe façon de marquer mon retour à la course Ironman. Après avoir été forcée de passer une grande partie de l'année dernière à l'entraînement et en courses à faire face à des questions de santé, ce fut ma première grande course depuis un bon moment.
Par conséquent, je suis venue dans cette course avec
l'intention d'être très lucide – de contrôler tout ce que je
pouvais contrôler en réduisant au maximum l'utilisation de mon
équipement, de ma nutrition, et de penser aux erreurs passées.
Globalement, la journée a été très bonne, et j'ai adoré chaque
minute passée là-bas pour mon retour !
Contrairement à de nombreuses courses Ironman, il n'y avait pas
de départ natation séparé pour les pros – ce qui est bien pour
moi – j'aime beaucoup les départs en masse, même s'ils sont en
général un peu fous. Je ne serais pas déçue… et les 2500 autres
concurrents de cet "unique" anneau (deux boucles qui se
croisaient) du parcours non plus, même si la natation fut très
approximative. J'entendrai plus tard les deux habituées du
circuit Rebecca Preston et Katja Schumacker, la décrire comme une
des natations les plus agitées qu'elles aient jamais faites.
Pendant ce temps, j'appréciais, d'une étrange façon, les coups
involontaires (de pied, main, coude…) en adoptant une approche
zen, puisque nous étions tous dans le même bain, travaillant
ensemble afin de terminer le plus rapidement possible. Il y avait
certains moments où c'était plus facile à croire que d'autres !
Mais, à travers tous ce chaos, mes lunettes Aquasphere restaient
parfaitement étanches tandis que ma combinaison Orca me
facilitait beaucoup la nage, vers une sortie de l'eau
bienvenue.
Bien que j'ai encore beaucoup de courses Ironman sur ma liste de
choses à faire, je ne peux pas imaginer un vélo plus
spectaculaire que celui de Nice. A vélo, toutefois, il semble que
la beauté et la facilité soient rarement liées, et ce parcours ne
fait certainement pas exception! Après une plate et rapide
première partie de 10 km, l'escalade commençait. Après une
première courte ascension "de test", je me suis installée dans un
bon rythme pour une longue mais régulière (21 km!) montée vers
Saint-Laurent du Var. Les ascensions sont difficiles, mais le
paysage est incroyable et les innombrables spectateurs qui
bordent les routes en criant "Allez! Allez! Allez!" contribuent à
maintenir le moral. Au km70, après de sérieuses escalades, nous
atteignions enfin le point culminant du parcours. Malgré le fait
que la majorité des ascensions soit derrière vous, et que cela
pourrait être une sorte de bénédiction, et même si vous savez que
vous avez de belles sections de descentes à venir, il est
impossible d'arriver à ce point assez "frais", mais il faut aussi
penser qu'il y a encore plus de la moitié du parcours avant la
fin du vélo ! Heureusement, je me sentais très forte, et motivée
pour les descentes, qui été une des parties de la journée où je
pouvais totalement m'exprimer. Mon Orbea Diva est le choix idéal
pour les longues et rapides montées, mais aussi les descentes
techniques que ce parcours offre.
Je suis revenue en ville avec de très bonnes sensations, malgré
la fatigue des ascensions à vélo et la chaleur. En avant pour la
plus difficile partie de la journée ! Après une transition
rapide, me voilà sur la première boucle de 4 tours, à droite le
long de la Méditerranée sur la Promenade des Anglais. Bien que je
me souvienne que le spectacle est incroyable, j'ai passé la
majorité de la course à regarder mes pieds, à contempler les
décorations de mes chaussures, cochant chaque kilomètre parcouru.
Il faisait de plus en plus chaud, et la combinaison de la chaleur
sur le béton des trottoirs augurait d'un calvaire à venir.
Heureusement, mes chaussures K-Swiss étaient géniales -légères,
restant presque sèches grâce à un bon drainage de l'humidité, et
étonnamment confortables - même après les nombreux litres d'eau
que j'utilisais pour m'arroser, dans une vaine tentative pour me
rafraîchir. Les choses allaient très bien, et longtemps, jusqu'au
km30, point où je me suis aperçue que le manque d'entraînement
devenait étonnamment apparent. En particulier pour mes quadriceps
! J'ai fini la course de mon mieux…
Malgré cela, je franchissais la ligne avec un grand sourire (ok,
peut-être plus une grimace, mais j'étais souriante en moi-même
-je le jure !-), me sentant tellement mieux grâce à ce tremplin
qui souligne mon retour, et très enthousiaste à l'idée d'en
refaire un prochain !
Le site de Katya
Meyers
Les informations
Xtriathlon sur Katya
Les résultats
de l'Ironman France-Nice






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