Publié le: 01 Juillet 2008
Par: Beaubois Roland
Lien: http://www.katyameyers.com/
Katya...A vélo pour 180km de plaisir...Un réveil en douceur...

Un retour en forme de slot Hawaiien

Photo par Xtriathlon

Traduction(s) : en

La jolie américaine Katya Meyers était de retour à Nice après son excellente prestation en 2006 où elle avait terminé quatrième. Envoûtée par le parcours cycliste Niçois, elle nous livre aujourd'hui ses impressions de course.

 

Une 5ème place et un slot pour Hawaii ont été pour moi une superbe façon de marquer mon retour à la course Ironman. Après avoir été forcée de passer une grande partie de l'année dernière à l'entraînement et en courses à faire face à des questions de santé, ce fut ma première grande course depuis un bon moment.

Par conséquent, je suis venue dans cette course avec l'intention d'être très lucide – de contrôler tout ce que je pouvais contrôler en réduisant au maximum l'utilisation de mon équipement, de ma nutrition, et de penser aux erreurs passées. Globalement, la journée a été très bonne, et j'ai adoré chaque minute passée là-bas pour mon retour !

Contrairement à de nombreuses courses Ironman, il n'y avait pas de départ natation séparé pour les pros – ce qui est bien pour moi – j'aime beaucoup les départs en masse, même s'ils sont en général un peu fous. Je ne serais pas déçue… et les 2500 autres concurrents de cet "unique" anneau (deux boucles qui se croisaient) du parcours non plus, même si la natation fut très approximative. J'entendrai plus tard les deux habituées du circuit Rebecca Preston et Katja Schumacker, la décrire comme une des natations les plus agitées qu'elles aient jamais faites. Pendant ce temps, j'appréciais, d'une étrange façon, les coups involontaires (de pied, main, coude…) en adoptant une approche zen, puisque nous étions tous dans le même bain, travaillant ensemble afin de terminer le plus rapidement possible. Il y avait certains moments où c'était plus facile à croire que d'autres ! Mais, à travers tous ce chaos, mes lunettes Aquasphere restaient parfaitement étanches tandis que ma combinaison Orca me facilitait beaucoup la nage, vers une sortie de l'eau bienvenue.

Bien que j'ai encore beaucoup de courses Ironman sur ma liste de choses à faire, je ne peux pas imaginer un vélo plus spectaculaire que celui de Nice. A vélo, toutefois, il semble que la beauté et la facilité soient rarement liées, et ce parcours ne fait certainement pas exception! Après une plate et rapide première partie de 10 km, l'escalade commençait. Après une première courte ascension "de test", je me suis installée dans un bon rythme pour une longue mais régulière (21 km!) montée vers Saint-Laurent du Var. Les ascensions sont difficiles, mais le paysage est incroyable et les innombrables spectateurs qui bordent les routes en criant "Allez! Allez! Allez!" contribuent à maintenir le moral. Au km70, après de sérieuses escalades, nous atteignions enfin le point culminant du parcours. Malgré le fait que la majorité des ascensions soit derrière vous, et que cela pourrait être une sorte de bénédiction, et même si vous savez que vous avez de belles sections de descentes à venir, il est impossible d'arriver à ce point assez "frais", mais il faut aussi penser qu'il y a encore plus de la moitié du parcours avant la fin du vélo ! Heureusement, je me sentais très forte, et motivée pour les descentes, qui été une des parties de la journée où je pouvais totalement m'exprimer. Mon Orbea Diva est le choix idéal pour les longues et rapides montées, mais aussi les descentes techniques que ce parcours offre.

Je suis revenue en ville avec de très bonnes sensations, malgré la fatigue des ascensions à vélo et la chaleur. En avant pour la plus difficile partie de la journée ! Après une transition rapide, me voilà sur la première boucle de 4 tours, à droite le long de la Méditerranée sur la Promenade des Anglais. Bien que je me souvienne que le spectacle est incroyable, j'ai passé la majorité de la course à regarder mes pieds, à contempler les décorations de mes chaussures, cochant chaque kilomètre parcouru. Il faisait de plus en plus chaud, et la combinaison de la chaleur sur le béton des trottoirs augurait d'un calvaire à venir. Heureusement, mes chaussures K-Swiss étaient géniales -légères, restant presque sèches grâce à un bon drainage de l'humidité, et étonnamment confortables - même après les nombreux litres d'eau que j'utilisais pour m'arroser, dans une vaine tentative pour me rafraîchir. Les choses allaient très bien, et longtemps, jusqu'au km30, point où je me suis aperçue que le manque d'entraînement devenait étonnamment apparent. En particulier pour mes quadriceps ! J'ai fini la course de mon mieux…

Malgré cela, je franchissais la ligne avec un grand sourire (ok, peut-être plus une grimace, mais j'étais souriante en moi-même -je le jure !-), me sentant tellement mieux grâce à ce tremplin qui souligne mon retour, et très enthousiaste à l'idée d'en refaire un prochain !

Le site de Katya Meyers
Les informations Xtriathlon sur Katya
Les résultats de l'Ironman France-Nice

> fin de l'article

commentaires


Pas de commentaires pour le moment

Ajouter un commentaire :

Vous devez posséder un compte et être authentifié pour déposer un commentaire.