Kate Allen soulagée
Photo par Nick Warren
Kate Allen fondait dimanche dernier tous ses espoirs olympiques sur les championnats du monde. En terminant huitième et première Autrichienne, elle doit certainement sa qualification olympique aux mauvais résultats du Canada, pays qui avait fondé dans ces Championnats du Monde de Vancouver des espoirs de troisième place pour une athlète féminine. Après une trentième place aux Europe de Lisbonne, Kate Allen est soulagée…
Kate Allen sait parfaitement qu'une fraction de seconde peut tout
changer. En un court et horrible moment, sa préparation pour
défendre son titre Olympique fut menacée par une chute à vélo,
pendant la coupe du monde de l'International Triathlon Union
(ITU) en Nouvelle Zélande début avril.
Ses blessures ont plongé sa saison dans le chaos, ne lui laissant
pas d'autres choix que de placer toutes ses chances sur un bon
finish aux championnats du monde ITU Ã Vancouver, le week-end
dernier. Sans une bonne prestation, elle n'aurait eu aucune
chance d'être sélectionnée aux Jeux Olympiques en août.
Suite à sa chute, on lui fit 22 points de suture sur le visage,
le bras et la main, et elle resta à l'hôpital pour subir cinq
heures de radiographie. Elle a dû revoir complètement son
programme d'entraînement et le reconstruire. Le plus frustrant,
selon Allen, est que l'accident aurait pu être évité.
"La chute en elle-même, je ne m'en souviens pas" dit Allen, "mais
je me rappelle être tombée face la première sur le tarmac,
fortement choquée."
"Ce n'était pas vraiment un "accident, arrêtons nous là ".
Il paraîtrait que Lisa Huetthaler, membre de l'équipe
Autrichienne et coéquipière de Allen, aurait causé l'accident et
l'affaire est en train d'être examinée par l'ITU et la fédération
Autrichienne. Pour l'anecdote, Huetthaler a récemment été
contrôlée positive à l'EPO pour l'échantillon A, et est en
attente du résultat de l'échantillon B.
Maintenant, huit semaines se sont écoulées depuis l'accident,
Allen, Australienne d'origine, vit le plus gros challenge de sa
carrière. Avec l'aide de ses supporters, elle se bat pour la
troisième et dernière place dans l'équipe Autrichienne, et elle
dépend de sa performance Canadienne.
"Pour Vancouver, c'est tout ou rien" dit-elle. "Je dois faire un
bon résultat, un top 10 ou je ne serai probablement pas
sélectionnée".
"J'ai de bons et de mauvais jours et je dois voir ce qu'on peut
faire ensemble pour ce jour en particulier. Mon programme
d'entraînement a été fait de manière très scientifique, mais
maintenant, on est à la limite, on ne peut pas faire mieux.".
"J'ai eu environ deux semaines de récupération et j'ai du ensuite reprendre l'entraînement depuis le début ou presque. J'ai dû retravailler les bases (l'endurance) d'abord, et construire l'intensité après.
Le surentraînement est un risque omniprésent, mais Allen et ses coaches font attention au moindre signe de fatigue en utilisant un système créé par la compagnie Suunto.
"Cet appareil enregistre 22 situations" explique-t-elle. "Je dois être en forme mais le faire chaque jour à la même heure. Nous avons un plan d'entraînement que j'essaie de suivre mais je ne peux pas toujours alors nous nous adaptons."
C'est un dur passage pour Allen, qui a brillamment gagné les JO
de 2004 à Athènes, remontant de la 28ème place après le vélo et
doublant la deuxième à 150 mètres de l'arrivée.
Elle a grandi dans le Sud Est de l'Australie et a commencé Ã
courir très jeune, mais se lança dans le triathlon à l'âge de 26
ans après avoir été encouragée par son futur mari et maintenant
coach Marcel Diechtler.
Depuis, elle a atteint des sommets sur Ironman, comme ses succès
sur le circuit ITU World Cup. Elle détient le record du temps sur
Ironman en Australie en 2002 avec 8h58min et 24sec et a finit
5ème au championnat du monde à Hawaii en 2006.
Elle a été vice championne d'Europe deux fois, en 2004 et 2007 et
troisième en 2007 lors de l'ITU World Cup à Salford.
Malgré l'ampleur de la tâche qu'elle doit accomplir, Allen est
une athlète déterminée et balaiera tous les obstacles pour
obtenir son ticket pour Pékin. Elle a décidé de ne pas aller à la
coupe du monde de Madrid en mai pour se concentrer exclusivement
sur Vancouver. Diechtler dit qu'elle a de très bonnes chances
d'être sélectionnée.
"Nous sommes en train de faire les choses bien" dit-il, 'elle est
assez fraîche et s'est entraînée très dur".
"Je me serais diminuée (à Madrid)" dit Allen "en m'entraînant dur ensuite pendant une demi-semaine et départ pour le Canada. A la place, j'ai eu trois semaines d'entraînement solide pour obtenir un bon résultat."
"Nous sommes très compétents," poursuit Allen. "Nous ne faisons
pas d'erreurs et nous avons toute l'expérience des années
précédentes"
Avoir un niveau de forme incertain signifie que sa stratégie de
course pour Vancouver sera décidée le jour-même.
"Je vais me battre le plus dur que je peux. J'essaierai de ne pas
perdre de temps en natation et revenir dans les premières places
à vélo. Cela dépend vraiment des autres, et j'aurai juste Ã
prendre la course comme elle vient."
Cependant, comme Allen le sait bien, venu le jour de la course,
tout peut arriver - une fraction de seconde peut faire la
différence.
Propos recueillis par Nick Warren pour Xtriathlon et traduits par
Charline Sayah
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sur Kate Allen
Résultats des Championnats du Monde de Vancouver




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