Kathy Tremblay le dos au mur
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Kathy Tremblay veut sa qualification olympique par la grande porte. À quatre mois du grand rendez-vous de Pékin, Kathy Tremblay tentera de devenir la troisième triathlonienne québécoise à participer aux Jeux olympiques après Isabelle Turcotte-Baird et Samantha McGlone.
L’athlète originaire de Gatineau sera au départ de la Coupe du
monde de New Plymouth, dimanche, en Nouvelle-Zélande afin
d’atteindre son objectif. Pour y arriver, Tremblay devra se
classer deux fois dans les huit premières en Coupe du monde avant
les mondiaux qui seront présentés à Vancouver le 8 juin, en plus
de finir dans les huit premières à ces Championnats du
monde.
Si elle rate son coup, Tremblay pourra toujours espérer être
retenue par le comité de sélection de Triathlon Canada. L’équipe
olympique canadienne comptera six représentants à Pékin, soit
trois hommes et trois femmes. Simon Whitfield et Lauren Groves
sont les seuls qui ont été sélectionnés jusqu’à maintenant.
"Tout le monde ne pourra pas réussir les critères, alors il est
sûr que le comité devra faire un choix discrétionnaire. Sauf que
je n’ai pas l’intention que ce soit mon cas, car j’ai bien
l’intention de me qualifier par la porte d’en avant! Et je suis
convaincue que je peux y arriver", a-t-elle commenté en entrevue,
alors qu’elle terminait un camp d’entraînement en Arizona.
"Je sens que je suis plus solide à l’entraînement que je ne
l’étais avant. Maintenant, mon plus gros défi est de me reposer.
Mon travail est fait. C’est comme à l’école où ce n’est plus le
temps d’étudier la veille de l’examen. Si je peux sortir de l’eau
dans les premières, je vais faire des malheurs! "
Entraînements spécifiques à la piscine
De son propre aveu, Kathy Tremblay n’a pas offert les
performances qu’elle voulait la saison dernière. La natation a
été son talon d’Achille et la championne canadienne en titre a
tout mis en œuvre pour corriger la situation durant la saison
hivernale en nageant au sein d’un club de natation.
"J’étais souvent dans le coup au premier tour, mais au deuxième
(et dernier), j’avais de la difficulté à soutenir une nouvelle
intensité", d’indiquer l’athlète de 25 ans.
Tremblay et son entraîneur de natation ont donc simulé des
conditions de course à l’entraînement, notamment en forçant les
changements de rythme.
"En compétition, à chaque fois qu’on s’approche d’une bouée (ndlr
: où il y a un virage), le rythme s’accélère. J’ai donc fait des
entraînements où je devais y aller à fond à certains moments pour
ensuite reprendre un rythme plus confortable et essayer de
récupérer. »
… et sur le vélo
La triathlète a également profité de la saison morte pour
améliorer son coup de pédale, notamment en participant à des
séances intensives de vélo stationnaire dirigées par l’Olympienne
et ex-cycliste Manon Jutras.
"J’ai fait des entraînements où je devais repousser mes limites
et c’est ce dont j’avais besoin. Il faut avoir ressenti cette
douleur avant la course. Je n’avais jamais fait ça et j’ai gagné
en forme en travaillant avec des professionnels."
Parmi ces professionnels, la Montréalaise fait référence à la
gardienne du but de l’équipe nationale féminine de hockey, Kim
Saint-Pierre, qui s’entraîne au même endroit qu’elle.
"C’est vraiment le fun! Je m’entraîne avec une championne et une
fonceuse. Et d’être entourée de gagnants, ça me donne le goût de
gagner moi aussi!" de conclure Tremblay, qui, si elle atteint son
objectif, pourra elle aussi entrer dans le club sélect des
Olympiens.
Auteur : Mathieu Laberge
Source : www.sportcom.qc.ca



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