Comment s’entraîner avec le pull ?
Photo par Getty Images
Nous vous présentons aujourd’hui, grâce à Yannick Mirra, notre
second volet sur l’utilisation du matériel.
Le pull buoy est un des ustensiles les plus utilisés par les
triathlètes, et souvent un de leurs plus fidèles outils pour des
athlètes pas nécessairement très bons nageurs.
Après avoir vu comment corriger l’utilisation du pull lors de vos séances, nous allons voir comment l’utiliser à bon escient
Déjà, l’entraînement avec quelque matériel que ce soit, doit être fait à toutes les allures. Vous aurez donc :
- La vitesse, avec un travail en hypoxie (sans respirer) à allure maximale. Sur des sprints, vous devrez tenter de rester un maximum allongé en baissant bien la tête et en gardant une bonne allonge sur les bras. Un travail d’amplitude peut être fait au préalable comme nous le verrons plus bas. Pour favoriser le travail de gainage, n’hésitez pas à ajouter un élastique pour attacher vos chevilles.
- Le lactique, avec des séquences de quarante secondes à une minute. Le repos sera égal à deux fois le temps de travail. C’est un travail très éprouvant, qui interfère énormément sur la technique. L’acide lactique (déchet créé lors de l’effort) créant des interférences avec le système nerveux. Malgré tout, quelque fois, il est bon de "se lâcher" sans trop réfléchir.
- Le travail d’endurance. On enchaîne des distances assez longues avec peu de récupération. C’est une bonne mise en application du travail technique.
- L’hypoxie. Pendant cet exercice, on va se priver exprès d’apport d’oxygène. Au lieu de respirer tous les deux ou trois mouvements de bras, on va respirer tous les cinq, sept, neuf voire onze mouvements de bras. On privilégie le travail sur les chiffres impairs, pour se forcer à respirer des deux côtés. Ceci sur de longues distances et mieux, sur des vitesses et récupérations équivalentes au travail en endurance. Sinon, vous pouvez nager en endurance et vous priver de respirer sur dix ou quinze mètres au début et en fin de distance.
10x50m, repos 20 secondes en crawl, avec les 10 premiers et derniers mètres en hypoxie.
- Travail d’amplitude. Sur des distances équivalentes à l’endurance, avec des récupérations à peine plus longues, on va s’attacher à nager le plus grand possible, en s’allongeant devant l’épaule et en poussant un maximum aux cuisses. En comptant le nombre de mouvements de bras sur cinquante mètres, le but sera d’en faire le moins possible. Ce travail ne doit pas être fait sans un enchaînement avec de la vitesse tout de suite derrière. En effet, la gestuelle de cette exercice étant largement diminuée, vous risquez de ne plus savoir accélérer et nager vite (dit en « fréquence »).
- Travail technique. Comme dit lors de l’article précédent, des éducatifs peuvent être fait avec le pull. Soit pour renforcer l‘exercice, comme par exemple, lors de la nage en water-polo ou pour favoriser le gainage comme lors du travail un bras.
Voilà les principales façons de travailler avec le pull. Je vous conseille de toujours terminer vos séances par de la nage complète, afin de ne pas oublier l’utilisation des jambes. Le pull n’est pas à sortir lors de tous vos entraînements natation.
Bon entraînement
Yannick MIRRA
www.my-coach.fr












texte plus grand
texte plus petit







commentaires
Pas de commentaires pour le moment