Le Pull Buoy… bon ou mauvais ?
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Nous ouvrons aujourd'hui une série d'articles sur l'’usage du
matériel en natation, et tenterons de répondre aux nombreuses
questions que vous vous posez sur son utilisation.
Pour cela c'est à un professionnel de la natation que nous avons
fait appel, en la personne de Yannick Mirra. Sportif depuis 1984,
Yannick Mira est aussi entraîneur sportif depuis 1992, où par ce
biais il a entraîné, conseillé et soutenu tous les publics
concernés par le sport. Entraîneur de club pendant 13 ans, il a
toujours cherché à optimiser la performance, expérience dont il
va nous faire profiter dès maintenant. N'hésitez pas à faire
appel à ses services en visitant son site Internet.
Amis triathlètes, c’est avec plaisir que durant plusieurs mois,
je vais vous aider dans votre entraînement de tous les jours. En
tenant compte des spécificités du triathlon, nous allons revoir
les différentes façons de s’entraîner en natation.
Nombreux sont ceux parmi vous qui se demandent toujours s’il faut
faire ou pas usage du matériel de natation de façon ponctuelle ou
quotidienne.
Ou bien s’il faut travailler la vitesse, l’endurance, la
puissance et dans quelles proportions…
Et surtout comment s'améliorer dans ces différents
domaines.
Nous allons donc développer ces questions en quatre volets
découpés en quatre parties. Vous pourrez réagir via le forum et
donner votre avis, ou encore laisser des messages au bas de ce
présent article.
Pendant 2 mois nous traiterons de "l’utilisation de matériel" en
quatre volets.
Aujourd’hui, nous commençons par l’utilisation du pull
buoy.
Si vous n’êtes pas nageur d’origine, quoi de plus normal que de
voir un triathlète partir avec un pull dès l’échauffement ? C’est
même je pense en natation le meilleur ami du triathlète. Si vous
êtes un inconditionnel de cet outil et que vous ne pouvez plus
vous en passez, nous allons essayer de trouver des
solutions.
Le pull buoy a été inventé dans le but de se concentrer
uniquement sur les bras. Par la suite, d’autres utilisations ont
été faites, comme le travail en hypoxie (mis en place par James
Counsilman*), l’apprentissage des nages ou la vitesse.
Souvent les gens contournent la difficulté en trouvant une
solution rapide à leur problème de battement. Certes il est
agréable lors de certaines séances où les jambes ont déjÃ
travaillé dans la journée, ou que les crampes se font de plus en
plus présentes, d’utiliser le pull. Comme de commencer un
échauffement doucement grâce à celui-ci…
L’utilisation du matériel en natation ne doit pas être
systématisée. Si vous n’arrivez plus à vous passer du pull, c’est
qu’il y a un souci.
Souvent un manque de gainage ou une mauvaise position de la tête
demandent une aide pour les jambes. En effet, si vous nagez avec
la tête trop relevée, les jambes ont tendance à descendre. De
même que si le bassin n’est pas fixé, les jambes tendent Ã
osciller. Donc vérifiez la position de votre tête, allongez-vous
un maximum et faites attention que les bras exercent leur
traction sous-marine dans l’axe des épaules. Car si ce n’est pas
le cas, une incidence automatique aura lieu sur le bassin.
Pour y remédier :
- Exercez-vous sur un travail de coulée, où le but sera d’aller
le plus loin possible et de façon rectiligne. Evitez de descendre
profond pour remonter à la verticale. Cela vous permettra de
trouver la meilleure position possible. Mémorisez-là et
appliquez-là en nageant.
- Afin d’améliorer votre gainage, travaillez en crawl à un bras,
mais avec le bras qui ne travaille pas le long du corps. Le tout
en restant bien à plat dans l’eau, même lors de la respiration.
Tournez-vous le moins possible. Si c’est un peu dur, mettez un
pull buoy au début, puis alternez le travail avec et sans.
- La vitesse est un bon moyen pour s’habituer à mettre des
jambes. Sur de courtes distances (10 Ã 15m), avec un effort un
100% de votre vitesse max, répétez l’exercice 4 à 10 fois. Pensez
à mettre en application les consignes citées plus haut.
- Enfin, entraînez-vous, d’abord sur de petites distances, Ã
nager en tournant les bras doucement et en faisant les jambes
vite. Allongez progressivement les distances
Même s’il est vrai que le port de la combinaison aide la
flottaison des jambes, il est utile de savoir se servir de ses
jambes lors de l’orientation. En effet, même s’il n’y paraît pas,
elles servent de stabilisateur quand vous respirez devant. Au
même titre que lors des changements de direction, ou lors des
sprints au départ où il est quand même primordial de se placer
correctement en début de course.
Et puis la combinaison est quand même interdite au dessus d’une
certaine température. N’aimeriez-vous pas arriver sans stress,
sans prier Dieu, pour qu’on vous laisse le droit de la porter
?
Bon entraînement
Yannick MIRRA
www.my-coach.fr
*James Consulman, la natation de compétition, chez Vigot,
entraîneur de Mark Spitz, 7 fois médaillé d’or au JO de Munich
1972.
La prochaine fois, nous verrons comment s’entraîner avec le pull.


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