Publié le: 04 Décembre 2007
Par: Beaubois Roland
N'hésitez pas à vous arrêter...

Gastronomie cycliste

Photo par Getty Images

Au cours d'efforts physiques, le cycliste a besoin de combustible. Ce carburant est fourni par les aliments liquides et solides. Mais si manger est primordial, mieux vaut savoir  quoi, quand et quelle quantité on peut avaler…

Pour éviter la fringale fatale qui provoque la défaillance dramatique, il est indispensable de s’alimenter, quel que soit le niveau de cyclisme pratiqué, la recette étant de privilégier le plus souvent les produits solides.
    
Faut-il manger pendant la sortie ?
S'alimenter en roulant, c'est tout simplement fournir du carburant pour assurer un bon fonctionnement musculaire à son corps par l'intermédiaire des différentes filières énergétiques. Lorsque la sortie se prolonge au-delà d'une durée de deux à trois heures, il devient indispensable de privilégier une alimentation solide qui se fait soit par l’apport d'aliments classiques cuisinés, soit sous la forme de barres énergétiques. À titre d'exemple, la musette d'un professionnel est, en général, composée ainsi : barres de céréales, pâtes de fruits et pâtes d'amande, mais surtout tartelettes (pommes ou poires), amandines, etc.

Plus on est fatigué, moins on a le goût de manger
L’état général du cycliste influence la nutrition : il est trop souvent constaté que plus il est en difficulté, moins il mange, ce qui va à l'inverse de son rétablissement. Il faut donc s'habituer à toujours penser à manger, ce qui n'est pas si simple quand il faut déjà s'employer à suivre le rythme d'une sortie parfois élevée ! On constate que, bien souvent, une pause sera d'abord mise à profit pour reprendre son souffle, et pas toujours pour manger. Il faut donc faire un effort d'attention pour ne pas oublier cet apport régulier d'énergie dont on comprend bien qu'il est indispensable.

Éviter la fringale
Le meilleur moment pour manger durant une sortie n'est surtout pas l'instant où la faim se fait sentir. Là, il est déjà trop tard. Il faut absolument prendre l'habitude de s'alimenter avant de connaître la sensation de faim.

Varier l’alimentation
Il faut savoir varier son alimentation, alterner le solide et le liquide et surtout manger ce qui fait plaisir : pas toujours des barres énergétiques dont on a, à un moment donné, complètement ras-le-bol.
Avoir dans ses poches des aliments dont on a le goût, voilà une meilleure façon de ne pas oublier de reconstituer son stock énergétique tout au long de l'effort.

C’est l’avoine du soir qui fait le cheval du matin.
Le dernier souper avant la sortie du lendemain est capital et doit contenir beaucoup d’hydrate de carbone, ce qui veut dire principalement des pâtes ou du riz. Il n’y a pas mieux que ces deux éléments ; les professionnels le savent et ils en mangent même au petit déjeuner...

Pour un petit coup de pompe
Si vous vous sentez fatigué, surtout en fin de sortie, après deux ou trois heures de route, vous pouvez avaler des pâtes de fruit ; ce sont des petites tablettes concentrées composées d’hydrate de carbone. Elles vous permettront de surmonter ce petit coup de pompe au bout d’une vingtaine de minutes.

Trois heures avant le départ
Le dimanche matin, à huit heures et demie, lorsque nous partons pour une randonnée de 100 km et plus, on doit avoir mangé en évitant les aliments gras. Ce qui implique aussi, que dès le départ, on doit commencer à grignoter des aliments facilement digestibles comme des fruits, des pâtes d’amande ou des pâtes de fruits.
Si vous venez de terminer un repas et que vous enfourchez votre vélo, vous devez démarrer très lentement, à une allure tenue sans effort, sinon vous allez souffrir de maux d’estomac ; cet organe a besoin d’énergie pour digérer ; si vous la dépensez à pédaler, cela coincera forcément à un moment donné...

Bonne sortie !

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