Au cours d'efforts physiques, le cycliste a besoin de combustible. Ce carburant est fourni par les aliments liquides et solides. Mais si manger est primordial, mieux vaut savoir quoi, quand et quelle quantité on peut avaler…
Pour éviter la fringale fatale qui provoque la défaillance
dramatique, il est indispensable de s’alimenter, quel que soit le
niveau de cyclisme pratiqué, la recette étant de privilégier le
plus souvent les produits solides.
Faut-il manger pendant la sortie ?
S'alimenter en roulant, c'est tout simplement fournir du
carburant pour assurer un bon fonctionnement musculaire à son
corps par l'intermédiaire des différentes filières énergétiques.
Lorsque la sortie se prolonge au-delà d'une durée de deux à trois
heures, il devient indispensable de privilégier une alimentation
solide qui se fait soit par l’apport d'aliments classiques
cuisinés, soit sous la forme de barres énergétiques. À titre
d'exemple, la musette d'un professionnel est, en général,
composée ainsi : barres de céréales, pâtes de fruits et pâtes
d'amande, mais surtout tartelettes (pommes ou poires), amandines,
etc.
Plus on est fatigué, moins on a le goût de
manger
L’état général du cycliste influence la nutrition : il est trop
souvent constaté que plus il est en difficulté, moins il mange,
ce qui va à l'inverse de son rétablissement. Il faut donc
s'habituer à toujours penser à manger, ce qui n'est pas si simple
quand il faut déjà s'employer à suivre le rythme d'une sortie
parfois élevée ! On constate que, bien souvent, une pause sera
d'abord mise à profit pour reprendre son souffle, et pas toujours
pour manger. Il faut donc faire un effort d'attention pour ne pas
oublier cet apport régulier d'énergie dont on comprend bien qu'il
est indispensable.
Éviter la fringale
Le meilleur moment pour manger durant une sortie n'est surtout
pas l'instant où la faim se fait sentir. Là, il est déjà trop
tard. Il faut absolument prendre l'habitude de s'alimenter avant
de connaître la sensation de faim.
Varier l’alimentation
Il faut savoir varier son alimentation, alterner le solide et le
liquide et surtout manger ce qui fait plaisir : pas toujours des
barres énergétiques dont on a, à un moment donné, complètement
ras-le-bol.
Avoir dans ses poches des aliments dont on a le goût, voilà une
meilleure façon de ne pas oublier de reconstituer son stock
énergétique tout au long de l'effort.
C’est l’avoine du soir qui fait le cheval du
matin.
Le dernier souper avant la sortie du lendemain est capital et
doit contenir beaucoup d’hydrate de carbone, ce qui veut dire
principalement des pâtes ou du riz. Il n’y a pas mieux que ces
deux éléments ; les professionnels le savent et ils en mangent
même au petit déjeuner...
Pour un petit coup de pompe
Si vous vous sentez fatigué, surtout en fin de sortie, après deux
ou trois heures de route, vous pouvez avaler des pâtes de fruit ;
ce sont des petites tablettes concentrées composées d’hydrate de
carbone. Elles vous permettront de surmonter ce petit coup de
pompe au bout d’une vingtaine de minutes.
Trois heures avant le départ
Le dimanche matin, à huit heures et demie, lorsque nous partons
pour une randonnée de 100 km et plus, on doit avoir mangé en
évitant les aliments gras. Ce qui implique aussi, que dès le
départ, on doit commencer à grignoter des aliments facilement
digestibles comme des fruits, des pâtes d’amande ou des pâtes de
fruits.
Si vous venez de terminer un repas et que vous enfourchez votre
vélo, vous devez démarrer très lentement, à une allure tenue sans
effort, sinon vous allez souffrir de maux d’estomac ; cet organe
a besoin d’énergie pour digérer ; si vous la dépensez à pédaler,
cela coincera forcément à un moment donné...
Bonne sortie !












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