La question que tout sportif peut avoir à se poser lorsqu'il débute le triathlon est bien celle-là : pourquoi en venir à des distances si extraordinaires que celles de l'Ironman ? Début de réponses ci-dessous…
Comment suis-je venu au triathlon? En 2002, lorsque je préparais le marathon de La Rochelle, je me suis dit que si je passais sous les 3 heures, je me mettrai au triathlon.
La course à pied, pratiquée seule, est un peu rébarbative
et je voulais suivre les traces d'un ancien collègue de travail
qui pratiquait le tri. Chose faite en novembre 2002, avec ce
marathon de La Rochelle bouclé en 2h58'.
Désormais, je serais TRIATHLETE.
Ayant un goût assez prononcé pour l'ultra, je commençais mon
apprentissage du triple effort avec dans la tête le souhait
d'aller le plus vite possible sur la distance reine,
l'Ironman.
Ces courses de "fous" fascinent et envoûtent. On ne peut pas
rester de marbre en voyant ce que font toutes ces personnes très
ordinaires à la base. C'est tout bonnement extraordinaire.
Avec sa force physique et sa "volonté de fer", il tire son fils dans un bateau pneumatique pour la natation, il réalise le parcours vélo avec un "triporteur", son fils sur le porte-bagages, et court le marathon en poussant son fauteuil roulant. Bel exemple de courage, d'abnégation et de dont de soi. Le père a souffert pour son fils et non pour lui. Ces valeurs sont celles de l'Ironman.
L'envie de se dépasser sans doute.
Pour paraphraser mon ami Thierry V, qui à écrit un superbe
article dans Trimag N° 13 sur l'Ironman de Lanzarote intitulé "M
le béni" :
"L'Ironman c'est une formidable école de courage et de
détermination qui procure à ses "adeptes" un véritable sentiment
de plénitude. S'accomplir par l'Ironman, c'est chasser les démons
qui hantent nos vies extra sportives. Pratiquer l'Ironman, c'est
renier tout autant le doute que la certitude, c'est révéler le
caractère authentique de nos valeurs, c'est revendiquer une
certaine appartenance à l'intérieur de laquelle chaque Finisher
de chaque Ironman se reconnaît. Pratiquer l'Ironman, c'est
démontrer que nos limites n'existent que dans nos
craintes."
En lisant cela, on peut penser que pratiquer un tel sport relève
de la psychiatrie. C'est sans doute un peu vrai car
les conduites addictives ne sont jamais anodines. Cependant,
c'est une très belle façon de se réaliser, de se prouver que nous
sommes capables d'accomplir des choses formidables.
Que l'on recherche le bien-être, une certaine façon d'exister ou
tout simplement le plaisir de se dépasser, le triathlon Ironman
est un formidable vecteur d'émotions, de bonheur et de joies
intenses.
Pour toutes ces raisons, qui sont aussi claires qu'obscures, j'ai
décidé de courir sur le circuit Ironman. En tout cas, une chose
est sûre, si je pratique l'Ironman, ce n'est pas pour "me la
péter" devant les autres, ni pour me pavaner.
C'est plutôt un voyage intérieur qui mène à la connaissance de soi, tout simplement.












texte plus grand
texte plus petit







commentaires
Pas de commentaires pour le moment