Volumes d’eau utilisés, vidanges annuelles, maintenance, filtres,
hygiène, structures architecturales particulières.
Le cahier des charges et les contraintes liés à la gestion des
piscines sont des plus lourds et coûteux, autrement dit non
rentables pour les collectivités.
Malgré leurs défauts, peintures craquelées, acoustique
déplorable, humidité tropicale ou au contraire courant d’air
glacial, vestiaires exigus… que ferions-nous sans « nos »
piscines, nous autres triathlètes ?
Tous les équipements ou centres nautiques ne sont pas en triste
état, heureusement, quelques belles réalisations récentes et
rénovations en témoignent mais il y a des efforts à faire sur le
territoire !
Parue sur « le Moniteur » - octobre 2007 – cette
information pour ceux qui nagent en Ile de France :
Le conseil régional d'Ile-de-France a adopté à la quasi-unanimité
un plan visant à soutenir la construction ou la rénovation de
piscines dans la région.
Il manque 90.000 m2 de surfaces d'eau en Ile-de-France, Paris, la
Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis étant les moins bien
lotis, ont souligné Jean-Paul Huchon, président PS du conseil
régional, et Marie Richard, vice-présidente chargée du sport,
s'appuyant sur une étude lancée en 2006.
Si l'on recense 400 piscines publiques et privées (clubs de
sports...) en Ile-de-France, les ratios reconnus laissent
apparaître qu'il faudrait plus de 100 équipements supplémentaires
pour mieux répondre aux besoins des Franciliens.
Sur les 400 piscines, 150 ont besoin de grands travaux de
rénovation, 86% des piscines franciliennes ayant plus de 20
ans.
Aussi la région a-t-elle décidé "de passer à la vitesse
supérieure", en subventionnant de 10 à 35% les projets répondant
à un certain nombre de critères, dont l'obligation de proposer
deux bassins capables d'accueillir des publics différents sur des
tranches horaires identiques.
L'objectif est de ne plus fermer la piscine quand elle est
réservée aux scolaires et de permettre aux personnes souhaitant
"faire des longueurs" et ceux qui souhaitent jouer, de
cohabiter.
Les projets retenus devront donc prévoir un bassin de nage de 25
ou 50 mètres et un bassin éducatif profond d'environ 1,30
mètre.
L'aide financière régionale sera, pour un projet de base
subventionné à 10%, de 300.000 euros pour un projet de rénovation
simple, 800.000 pour un projet de construction ou de
rénovation-extension.
La Région subventionnera à hauteur de 50% les études préalables
exigées des maîtres d'ouvrage (soit entre 50.000 et 140.000
euros).
De bonnes nouvelles donc qu’il faut associer à cette initiative
qui vise la « piscine sans chlore » :
Selon un article de Nadia Loddo (Publié le 14-06-2007 pour
Metrofrance), un nouveau système de traitement des eaux sans
chlore a en effet été agréé par le ministère de la Santé et,
depuis le début de l’année, peut être utilisé dans les piscines
publiques. Conçu à partir d’une molécule communément appelée PHMB
(polyhexaméthylène biguanide), le Révacil est désormais utilisé
par six piscines collectives en France, mais il devrait l’être
par 15 ou 20 à la fin de 2007.
Professionnels et public sont unanimes : la baignade sans goût de
chlore est bien meilleure.
Il faut savoir que l’utilisation du chlore entraîne des
émanations toxiques, ce produit attaque en effet les bactéries,
et toute autre matière organique présente dans l’eau, par
oxydation. Cette réaction dégage dans l’air des sous-produits
parfois toxiques, telles les chloramines). En revanche, le PHMB
détruit la matière organique sans dégazage.
Les chloramines sont fortement irritants pour les yeux et pour
les voies respiratoires. Ces “vapeurs” sont particulièrement
dangereuses pour la santé de ceux qui travaillent à la piscine.
L’asthme du maître nageur est d’ailleurs reconnu comme maladie
professionnelle.
Mais le traitement au PHMB doit aussi son succès à son côté écolo
: moins d’énergie pour le chauffage car l’absence de chloramines
dans l’air évite de devoir aérer les locaux trop souvent ; moins
d’eau consommée car elle nécessite un renouvellement moins
important. Des économies qui compensent le prix plus élevé de ce
produit par rapport au chlore.
Enfin, l’eau traitée par PHMB pollue moins. La piscine de
Gérardmer, dans les Vosges, a pu bénéficier d’une expérimentation
du Révacil dès 1982 pour des raisons strictement
environnementales. Les élus locaux s’inquiétaient des rejets
d’eau chlorée vers un lac d’origine glacière situé à proximité et
voulaient s’assurer de l’innocuité des produits utilisés.
Opération réussie. Au Pont-de-Claix, on se vante même de
récupérer l’eau du bassin pour arroser le jardin annexe !
Il n’y a plus qu’à attendre la mise en place de tous ces beaux
projets…
Quelques chiffres pour une piscine de 25m x 10m de la région
parisienne :
• 1 100 m3 d’eau, dont 100 m3 pour le petit bain.
• 60 litres d’eaux usées rejetés par nageur dans le bain (normes
DDASS), l’équivalent du petit bassin tous les jours.
• 2 vidanges par an (juin et décembre), et vérification intégrale
de la machinerie.
• Capacité d’accueil instantanée : 437 personnes
• Fonctionnement continu des machines 24 h sur 24












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