Publié le: 31 Octobre 2007
Par: Lienard Nicolas

Du nouveau pour nos lignes d’eau

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Volumes d’eau utilisés, vidanges annuelles, maintenance, filtres, hygiène, structures architecturales particulières.
Le cahier des charges et les contraintes liés à la gestion des piscines sont des plus lourds et coûteux, autrement dit non rentables pour les collectivités.

Malgré leurs défauts, peintures craquelées, acoustique déplorable, humidité tropicale ou au contraire courant d’air glacial, vestiaires exigus… que ferions-nous sans « nos » piscines, nous autres triathlètes ?

Tous les équipements ou centres nautiques ne sont pas en triste état, heureusement, quelques belles réalisations récentes et rénovations en témoignent mais il y a des efforts à faire sur le territoire !

Parue sur  « le Moniteur » - octobre 2007 – cette information pour ceux qui nagent en Ile de France :

Le conseil régional d'Ile-de-France a adopté à la quasi-unanimité un plan visant à soutenir la construction ou la rénovation de piscines dans la région.
Il manque 90.000 m2 de surfaces d'eau en Ile-de-France, Paris, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis étant les moins bien lotis, ont souligné Jean-Paul Huchon, président PS du conseil régional, et Marie Richard, vice-présidente chargée du sport, s'appuyant sur une étude lancée en 2006.

Si l'on recense 400 piscines publiques et privées (clubs de sports...) en Ile-de-France, les ratios reconnus laissent apparaître qu'il faudrait plus de 100 équipements supplémentaires pour mieux répondre aux besoins des Franciliens.
Sur les 400 piscines, 150 ont besoin de grands travaux de rénovation, 86% des piscines franciliennes ayant plus de 20 ans.
Aussi la région a-t-elle décidé "de passer à la vitesse supérieure", en subventionnant de 10 à 35% les projets répondant à un certain nombre de critères, dont l'obligation de proposer deux bassins capables d'accueillir des publics différents sur des tranches horaires identiques.
L'objectif est de ne plus fermer la piscine quand elle est réservée aux scolaires et de permettre aux personnes souhaitant "faire des longueurs" et ceux qui souhaitent jouer, de cohabiter.
Les projets retenus devront donc prévoir un bassin de nage de 25 ou 50 mètres et un bassin éducatif profond d'environ 1,30 mètre.
L'aide financière régionale sera, pour un projet de base subventionné à 10%, de 300.000 euros pour un projet de rénovation simple, 800.000 pour un projet de construction ou de rénovation-extension.
La Région subventionnera à hauteur de 50% les études préalables exigées des maîtres d'ouvrage (soit entre 50.000 et 140.000 euros).

De bonnes nouvelles donc qu’il faut associer à cette initiative qui vise la « piscine sans chlore » :

Selon un article de Nadia Loddo (Publié le 14-06-2007 pour Metrofrance), un nouveau système de traitement des eaux sans chlore a en effet été agréé par le ministère de la Santé et, depuis le début de l’année, peut être utilisé dans les piscines publiques. Conçu à partir d’une molécule communément appelée PHMB (polyhexaméthylène biguanide), le Révacil est désormais utilisé par six piscines collectives en France, mais il devrait l’être par 15 ou 20 à la fin de 2007.

Professionnels et public sont unanimes : la baignade sans goût de chlore est bien meilleure.
Il faut savoir que l’utilisation du chlore entraîne des émanations toxiques, ce produit attaque en effet les bactéries, et toute autre matière organique présente dans l’eau, par oxydation. Cette réaction dégage dans l’air des sous-produits parfois toxiques, telles les chloramines). En revanche, le PHMB détruit la matière organique sans dégazage.

Les chloramines sont fortement irritants pour les yeux et pour les voies respiratoires. Ces “vapeurs” sont particulièrement dangereuses pour la santé de ceux qui travaillent à la piscine. L’asthme du maître nageur est d’ailleurs reconnu comme maladie professionnelle.
Mais le traitement au PHMB doit aussi son succès à son côté écolo : moins d’énergie pour le chauffage car l’absence de chloramines dans l’air évite de devoir aérer les locaux trop souvent ; moins d’eau consommée car elle nécessite un renouvellement moins important. Des économies qui compensent le prix plus élevé de ce produit par rapport au chlore.

Enfin, l’eau traitée par PHMB pollue moins. La piscine de Gérardmer, dans les Vosges, a pu bénéficier d’une expérimentation du Révacil dès 1982 pour des raisons strictement environnementales. Les élus locaux s’inquiétaient des rejets d’eau chlorée vers un lac d’origine glacière situé à proximité et voulaient s’assurer de l’innocuité des produits utilisés. Opération réussie. Au Pont-de-Claix, on se vante même de récupérer l’eau du bassin pour arroser le jardin annexe !

Il n’y a plus qu’à attendre la mise en place de tous ces beaux projets…

Quelques chiffres pour une piscine de 25m x 10m de la région parisienne :

• 1 100 m3 d’eau, dont 100 m3 pour le petit bain.
• 60 litres d’eaux usées rejetés par nageur dans le bain (normes DDASS), l’équivalent du petit bassin tous les jours.
• 2 vidanges par an (juin et décembre), et vérification intégrale de la machinerie.
• Capacité d’accueil instantanée : 437 personnes
• Fonctionnement continu des machines 24 h sur 24

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