Singapour – une étoile est née
Photo par Marathon Photos
Le brésilien Reinaldo Colucci, surnommé le "cheval noir" par l'organisation, était l'un des favoris d'un plateau de pros très impressionnant du tout premier Ironman 70.3 jamais organisé en Asie. Il remporte la première édition du 70.3 de Singapour, sur lequel il faudra compter à l'avenir.
Ce n'est que lorsque le Champion du Monde 70.3, l'australien Craig Alexander, était obligé d'abandonner la course aux environs du mi-parcours à vélo à cause d'une crevaison, que la course s'ouvrit pour des athlètes comme Colucci, ou encore le vainqueur de l'Ironman Zurich 2007 Ronnie Schildknecht et le britannique Andrew Johns. La bataille pour le titre allait pouvoir s'engager…
Colucci avait déjà signalé ses intentions assez tôt dans la course, menant le plateau durant la natation. Mais c'était Ronnie Schildknecht et son compatriote Mathias Hecht qui étaient les plus prompts à relier la seconde transition…
Loin d'être abattu par le duo helvète, le jeune brésilien de 21 ans revenait dans la course assez rapidement durant les premiers kilomètres de course à pied. Une fois en tête, sa gestion fut plus facile et il remportait la course en 3:49:59, 40 secondes devant son plus proche adversaire Schildknecht, qui se classe second en 3:50:39, le britannique Stephen Bayliss complétant le podium quelques quatre minutes plus tard.
Colucci analysait sa victoire: "Tout ce qu'il me fallait c'était poser ma course et courir aussi vite que possible. Les conditions sont similaires à celles du Brésil –chaudes et humides- et j'ai l'avantage de m'être entraîné depuis deux semaines en Thaïlande. J'étais préparé."
A propos de l'abandon de certains de ses plus solides adversaires, il ajoutait : "Le parcours vélo est très propre. C'est vraiment dommage que certains cyclistes aient eu à abandonner. Mais cela arrive. Sur l'ensemble je pense que cette course est très bien organisée."
Le parcours vélo sera fatal à Alexander, mais aussi au néo-zélandais Hamish Johnson, et au britannique Ryan O'Neill. Tandis que la course s'arrêtait pour certains, elle était synonyme de grand résultat pour d'autres. C'est ainsi que Andrew Johns se classait quatrième et que l'australien Aaron Farlow surgissait dans le top 5 avec le meilleur temps en course à pied.
Il y avait également une grosse bagarre dans la catégorie des élites féminines avec l'australienne Belinda Granger, gagnante de l'Ironman Canada 2006 et de l'Ironman 70.3 Australie, qui remporta la course avec un écart sommes toutes conséquent de six minutes en 4:11:23, devançant sa compatriote Mirinda Carfrae, pourtant troisième des Championnats du Monde 70.3 2006, et la britannique Chrissie Wellington qui avait gagné l'Ironman Corée une semaine seulement auparavant.
Granger, 36 ans, commentait : "Les conditions de course m'ont bien convenu. J'étais en Suisse il y a quelques jours et ne suis arrivée que jeudi (NDLR : trois jours avant la course). Aujourd'hui nous avons eu un temps couvert et ce n'était pas aussi humide que je le redoutais. C'était impeccable pour moi."
Et quand on lui demande ce qu'elle pense de ce premier 70.3 en Asie, elle répond : "Ce n'est que la première année à Singapour mais c'était proche de la perfection !"
"La course était difficile, et le plateau féminin était relevé, avec Chrissie (Wellington), qui venait de remporter l'Ironman Corée, aussi je suis vraiment heureuse d'avoir gagné ici. Je suis assez forte lorsque je suis tenante du titre, aussi soyez définitivement sûrs que je serai là l'an prochain".
Derrière Granger, Carfrae et Wellington, celles qui complètent le top 5 sont l'australienne Alison Fitch, et la néerlandaise Yvonne van Vlerken.
Pas de chance par contre pour l'archi favori d'avant-course Craig Alexander, 34 ans, qui venait spécialement de Denver, Colorado, pour participer à cet Ironman 70.3 Singapour inaugural : "Je mentirai en disant que quitter Singapour sans résultat me satisfait. C'est quelque chose qui arrive en course et qu'il faut pourtant accepter. Au 35ème kilomètre mon pneu arrière a crevé. J'étais second après la natation d'un paquet de six ou sept. J'ai abandonné la course après avoir passé trop de temps à réparer ma crevaison".
En dépit de sa mésaventure, Alexander était enchanté du parcours : "C'est une course splendide, même si je ne suis pas arrivé au bout. Mes jambes étaient bien et j'étais très bien préparé. La majorité du parcours semble assez plat et le temps n'était pas aussi chaud que prévu."
Traduit de l'anglais, article par Nick Munting









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