Conduite diététique lors des tendinopathies
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Certaines tendinites peuvent être
dues à des facteurs mécaniques ostéoarticulaires ou à une
utilisation inadéquate du matériel. D'autres sont dues à des
anomalies métaboliques et/ou des erreurs alimentaires. Une
correction de l’alimentation participe au traitement et permet un
traitement préventif des récidives.
Conduite diététique lors des
tendinopathies
Certaines tendinites peuvent être dues à des
facteurs mécaniques ostéoarticulaires ou à une utilisation
inadéquate du matériel. D'autres sont dues à des
anomalies métaboliques et/ou des erreurs
alimentaires. Une correction de l’alimentation participe
au traitement et permet un traitement préventif des
récidives.
Les facteurs déclenchants
Certains facteurs
métaboliques, hormonaux et nutritionnels participent à la
modification de la structure des tendons.
L'insuffisance d'apport
hydrique
Toute déshydratation entraîne une
moins bonne résistance du tendon. Ce manque d’eau est trop
fréquemment retrouvé chez le sportif auquel il faut apprendre à
boire avant, pendant et après l'effort (1). Il faut devancer la
soif, car son apparition est déjà signe d'une déshydratation.
Après l'effort une eau riche en bicarbonates alcalins permet de
corriger l'acidification du corps provoquée par l'activité
physique.
Acide urique, goutte,
hyperuricémie
Si les tendinites et les
ruptures tendineuses sont des complications de la goutte, il a
été montré que les patients ayant une rupture spontanée du tendon
d'Achille ou des épisodes de tendinites chroniques ont un taux
d'acide urique sanguin significativement plus élevé que les
sujets contrôlés, quel que soit l'âge et le sexe. On ne constate
pas une hyperuricémie nette mais un taux d'acide urique plutôt
vers la limite supérieure. Différentes études mettent en
évidence, une augmentation de l'uricémie parallèlement à celle de
l'urée et de la créatinine. L'hyperuricémie revient à la
normale après l’exercice physique.
Un traitement hypo-uricémiant peut être mis en place, même en
l'absence de toute anomalie biologique. Les lactates sont en
concurrence avec l'acide urique au niveau de leur élimination
rénale. De ce fait, si la diététique est une aide efficace en cas
de trouble du métabolisme de l'acide urique, la limitation des
aliments riches en acide urique doit aussi être conseillée lors
de toute tendinite.
Lors des hyperlipidémies
Les
hyperlipidémies sont sensibles à l’alimentation; il faut limiter
l’absorption des aliments riches en cholestérol et en graisses
animales, exclure l'alcool et diminuer la prise de sucre. Toute
surcharge pondérale devra être traitée pour atteindre le poids de
forme où l'on considère que le métabolisme n'est pas
entamé.
Les régimes hyperprotéinés
Ils peuvent être à l'origine de tendinites, soit du fait de
l'apport trop important de protéines (régimes hypercarnés des
culturistes), soit du fait d’une hypertrophie musculaire trop
importante pour le tendon qui, lui, n'a pas augmenté de volume et
de résistance.
Les alimentations acidifiantes
L'alimentation des pays développés est plutôt acidifiante, ce qui
favorise l'augmentation de la fréquence des maladies chroniques.
Les aliments alcalinisants comme les fruits ou les légumes verts
sont délaissés au profit d'aliments très acidifiants. La viande
rouge en elle-même pourrait être responsable de bon nombre de
tendinites. La notion d'alimentation alcalinisante et acidifiante
jouera certainement un rôle important dans la diététique
future.
Certaines personnes peuvent être sensibles à l'acide oxalique que
contiennent certains aliments. Chez certaines personnes, un excès
d'oseille, d'épinard, de rhubarbe, de cacao ou de thé peut très
bien déclencher ou entretenir une tendinite..
Ce qu’il faut faire :
La ration d'épargne tendineuse devra :
• maintenir une hydratation
suffisante
• être plutôt
alcalinisante, (limiter la consommation d'aliments acidifiants et
privilégier les aliments
alcalinisants),
• limiter, voire
interdire, l'apport des aliments riches en acide
urique,
• limiter, voire
interdire, les aliments riches en acide oxalique.
aliments acidifiants : les viandes, les
oeufs, les céréales, les fromages gras.
aliments alcalinisants : les légumes verts, les fruits,
les laitages écrémés.
l'idéal : de tout, un peu, de peu assez...












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