Publié le: 04 Septembre 2007
Par: Quintard Johan

Conduite diététique lors des tendinopathies

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Certaines tendinites peuvent être dues à des facteurs mécaniques ostéoarticulaires ou à une utilisation inadéquate du matériel. D'autres sont dues à des anomalies métaboliques et/ou des erreurs alimentaires. Une correction de l’alimentation participe au traitement et permet un traitement préventif des récidives.

Conduite diététique lors des tendinopathies

Certaines tendinites peuvent être dues à des facteurs mécaniques ostéoarticulaires ou à une utilisation inadéquate du matériel. D'autres sont dues à des anomalies métaboliques et/ou des erreurs alimentaires. Une correction de l’alimentation participe au traitement et permet un traitement préventif des récidives.

Les facteurs déclenchants
Certains facteurs métaboliques, hormonaux et nutritionnels participent à la modification de la structure des tendons.

L'insuffisance d'apport hydrique
Toute déshydratation entraîne une moins bonne résistance du tendon. Ce manque d’eau est trop fréquemment retrouvé chez le sportif auquel il faut apprendre à boire avant, pendant et après l'effort (1). Il faut devancer la soif, car son apparition est déjà signe d'une déshydratation. Après l'effort une eau riche en bicarbonates alcalins permet de corriger l'acidification du corps provoquée par l'activité physique.

Acide urique, goutte, hyperuricémie
Si les tendinites et les ruptures tendineuses sont des complications de la goutte, il a été montré que les patients ayant une rupture spontanée du tendon d'Achille ou des épisodes de tendinites chroniques ont un taux d'acide urique sanguin significativement plus élevé que les sujets contrôlés, quel que soit l'âge et le sexe. On ne constate pas une hyperuricémie nette mais un taux d'acide urique plutôt vers la limite supérieure. Différentes études mettent en évidence, une augmentation de l'uricémie parallèlement à celle de l'urée et de la créatinine.  L'hyperuricémie revient à la normale après l’exercice physique.

Un traitement hypo-uricémiant peut être mis en place, même en l'absence de toute anomalie biologique. Les lactates sont en concurrence avec l'acide urique au niveau de leur élimination rénale. De ce fait, si la diététique est une aide efficace en cas de trouble du métabolisme de l'acide urique, la limitation des aliments riches en acide urique doit aussi être conseillée lors de toute tendinite.

Lors des hyperlipidémies
Les hyperlipidémies sont sensibles à l’alimentation; il faut limiter l’absorption des aliments riches en cholestérol et en graisses animales, exclure l'alcool et diminuer la prise de sucre. Toute surcharge pondérale devra être traitée pour atteindre le poids de forme où l'on considère que le métabolisme n'est pas entamé.

Les régimes hyperprotéinés

Ils peuvent être à l'origine de tendinites, soit du fait de l'apport trop important de protéines (régimes hypercarnés des culturistes), soit du fait d’une hypertrophie musculaire trop importante pour le tendon qui, lui, n'a pas augmenté de volume et de résistance.

Les alimentations acidifiantes
L'alimentation des pays développés est plutôt acidifiante, ce qui favorise l'augmentation de la fréquence des maladies chroniques. Les aliments alcalinisants comme les fruits ou les légumes verts sont délaissés au profit d'aliments très acidifiants. La viande rouge en elle-même pourrait être responsable de bon nombre de tendinites. La notion d'alimentation alcalinisante et acidifiante jouera certainement un rôle important dans la diététique future.

Certaines personnes peuvent être sensibles à l'acide oxalique que contiennent certains aliments. Chez certaines personnes, un excès d'oseille, d'épinard, de rhubarbe, de cacao ou de thé peut très bien déclencher ou entretenir une tendinite..

Ce qu’il faut faire :

La ration d'épargne tendineuse devra :

• maintenir une hydratation suffisante
• être plutôt alcalinisante, (limiter la consommation d'aliments acidifiants et privilégier les aliments alcalinisants),
• limiter, voire interdire, l'apport des aliments riches en acide urique,
• limiter, voire interdire, les aliments riches en acide oxalique.

aliments acidifiants : les viandes, les oeufs, les céréales, les fromages gras.

aliments alcalinisants :
les légumes verts, les fruits, les laitages écrémés.

l'idéal : de tout, un peu, de peu assez...

 

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