L'an dernier, à Hawaii, Luc Van Lierde a couru le marathon sur "une jambe" en raison d'une fracture de fatigue. Cela représente le stade ultime de la périostite qui doit être un signal d'alarme à ne pas négliger. Afin de ne pas connaître d'interruption désagréable dans la préparation de vos objectifs, je vous propose de voir ensemble les causes, les symptômes, le traitement et la prévention de ce genre de désagrément...
Voyons ensemble dans cet article, une pathologie qui touche bon
nombre d’athlètes dont le volume d’entraînement relativement
important ne laisse que peu de place au repos de l’appareil
locomoteur.
La périostite est une inflammation (aigue ou
chronique) du périoste. C’est la présence ou non
d’une ostéite qui détermine son degré de gravité.
La périostite est due à un traumatisme direct
par choc ou bien à des micro-traumatimes
répétés. Dans ce dernier cas, il existe une hyper
sollicitation du périoste pouvant évoluer plus ou moins
rapidement vers la fracture de fatigue.
La cause en est le surentraînement ou
l’utilisation d’un matériel sportif inadapté
(d’où l’importance du choix de sa paire de running).
La douleur apparaît progressivement puis cesse au repos au tout
début. À un stade plus avancé, la douleur est ravivée et
exacerbée par la palpation des rebords osseux et des zones
sous-cutanées.
Le traitement est kinésithérapique et
s’apparente à celui d’une tendinite :
• Repos + contention
souple éventuelle (strapping)
• Cryothérapie (glace pour
lutter contre l’inflammation)
• Ultrasons et
électrothérapie d’ionisation
d’anti-inflammatoire
• Correction des troubles orthopédiques
• Reprise en douceur d’un entraînement sur
terrain souple et adapté
Prenons l’exemple d’une périostite tibiale :
Le bord antéro-interne de la jambe est douloureux à la pression.
Cette douleur se localise au niveau du tiers inférieur du tibia.
Elle est la conséquence de microtraumatismes répétés par le
tiraillement que provoque la contraction simultanée des
groupes musculaires de la jambe. La pronation (tendance aux
pieds-plats) est un facteur favorisant.
On distingue 4 stades différents :
• Symptômes post-effort
• Douleur en début d’effort s’estompant pour
réapparaître après l’effort
• Douleur permanente demandant un arrêt de
l’activité sportive
• Fracture de fatigue
Précautions et prévention :
• Respecter une certaine progression dans
l’entraînement
• Favoriser les sols souples
• Chaussures adaptées avec éventuellement une
paire d’orthèse correctrice d’un trouble statique (hyper
pronation ou hyper supination)
• Étirements adaptés
• Contention souple (strapping)
Choisir la bonne paire de running
Savoir choisir sa paire de running est donc primordial afin de
limiter tout risque de blessure ! Pour déterminer votre type de
foulée (pronateur, supinateur ou universel), référez-vous aux
explications ci-dessous :
Supinateur
Le coureur supinateur attaque le sol par la pose de la partie
externe du talon. Son appui intermédiaire se caractérise par une
bascule en pronation insuffisamment marquée. Ainsi, le supinateur
déroule son pied sur le bord externe.
Universel
Le coureur universel se caractérise par son absence d'appuis
latéraux excessifs. L'attaque se fait sur le bord extérieur du
talon, puis l'appui s'effectue sur tout le pied en suivant un axe
droit.
Pronateur
Le coureur pronateur se distingue par des appuis intérieurs
excessifs : sa voûte plantaire s'affaisse, occasionnant une
bascule brutale de son pied vers l'intérieur. Le pronateur
déroule son pied sur le bord interne.












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