Publié le: 09 Aout 2007
Par: Quintard Johan
Le squelette humain

La périostite

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L'an dernier, à Hawaii, Luc Van Lierde a couru le marathon sur "une jambe" en raison d'une fracture de fatigue. Cela représente le stade ultime de la périostite qui doit être un signal d'alarme à ne pas négliger. Afin de ne pas connaître d'interruption désagréable dans la préparation de vos objectifs, je vous propose de voir ensemble les causes, les symptômes, le traitement et la prévention de ce genre de désagrément...

 

 
La périostite


Voyons ensemble dans cet article, une pathologie qui touche bon nombre d’athlètes dont le volume d’entraînement relativement important ne laisse que peu de place au repos de l’appareil locomoteur.

La périostite est une inflammation (aigue ou chronique) du périoste. C’est la présence ou non d’une ostéite qui détermine son degré de gravité.

La périostite est due à un traumatisme direct par choc ou bien à des micro-traumatimes répétés. Dans ce dernier cas, il existe une hyper sollicitation du périoste pouvant évoluer plus ou moins rapidement vers la fracture de fatigue.

La cause en est le surentraînement ou l’utilisation d’un matériel sportif inadapté (d’où l’importance du choix de sa paire de running).

La douleur apparaît progressivement puis cesse au repos au tout début. À un stade plus avancé, la douleur est ravivée et exacerbée par la palpation des rebords osseux et des zones sous-cutanées.

Le traitement est kinésithérapique et s’apparente à celui d’une tendinite :

•    Repos + contention souple éventuelle (strapping)
•    Cryothérapie (glace pour lutter contre l’inflammation)
•    Ultrasons et électrothérapie d’ionisation d’anti-inflammatoire
•    Correction des troubles orthopédiques
•    Reprise en douceur d’un entraînement sur terrain souple et adapté


Prenons l’exemple d’une périostite tibiale :

Le bord antéro-interne de la jambe est douloureux à la pression. Cette douleur se localise au niveau du tiers inférieur du tibia. Elle est la conséquence de microtraumatismes répétés par le tiraillement que provoque  la contraction simultanée des groupes musculaires de  la jambe. La pronation (tendance aux pieds-plats) est un facteur favorisant.

On distingue 4 stades différents :

•    Symptômes post-effort
•    Douleur en début d’effort s’estompant pour réapparaître après l’effort
•    Douleur permanente demandant un arrêt de l’activité sportive
•    Fracture de fatigue


Précautions et prévention :

•    Respecter une certaine progression dans l’entraînement
•    Favoriser les sols souples
•    Chaussures adaptées avec éventuellement une paire d’orthèse correctrice d’un trouble statique (hyper pronation ou hyper supination)
•    Étirements adaptés
•    Contention souple (strapping)

 

Choisir la bonne paire de running


Savoir choisir sa paire de running est donc primordial afin de limiter tout risque de blessure ! Pour déterminer votre type de foulée (pronateur, supinateur ou universel), référez-vous aux explications ci-dessous :


Supinateur
Le coureur supinateur attaque le sol par la pose de la partie externe du talon. Son appui intermédiaire se caractérise par une bascule en pronation insuffisamment marquée. Ainsi, le supinateur déroule son pied sur le bord externe.

Universel
Le coureur universel se caractérise par son absence d'appuis latéraux excessifs. L'attaque se fait sur le bord extérieur du talon, puis l'appui s'effectue sur tout le pied en suivant un axe droit.

Pronateur
Le coureur pronateur se distingue par des appuis intérieurs excessifs : sa voûte plantaire s'affaisse, occasionnant une bascule brutale de son pied vers l'intérieur. Le pronateur déroule son pied sur le bord interne.

 

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