Par: Michael Grasmuck
Lien: http://www.charleville-triathlon-ardennes.com/
Les Ardennes à Roth
Photo par Michael Grasmuck
Imaginez le spectacle :
3 513 participants dont près de 600 français;
135 000 supporters
Une ambiance digne du tour de France
Une région extraordinaire, des allemands et des bavarois chaleureux et hospitaliers
Bref, une course inoubliable !
Ce sont donc 9 triathlètes ardennais du Charleville triathlon Ardennes qui ont pris la route pour cet objectif. Représenté par son président, Eric Morlet, l'équipe se composait de Frédéric Bouvy, Vincent Blavier, Jean Genin, Philippe Mathieu, Frédéric Bouillot, Alain Delisee, Didier Arnould et de moi même.
Le séjour a très bien commencé car nous avons été logés dans une pension familiale tenue par un boulanger. Le petit déjeuner allemand, ses petits pains sortis du four, la charcuterie, le fromage : extra ! En bref, terminer l'assiette relevait déjà d'un exploit !
Vendredi soir :
Retrait des dossards, visite du triathlon expo et première bière
(50 cl Svp !). Ensuite direction l'immense pasta party à volonté
et show de présentation des athlètes élites.
Samedi :
Petit tour de vélo dans la région de Spalt autour du gîte puis
après une nouvelle pasta party (cuisinée par 3 de nos épouses),
direction Hilpostein pour déposer les vélos.
Le parc est immense, la file d'attente pour l'enregistrement est
longue mais l'ambiance est là. Je retrouve de vieilles
connaissances de Metz (Régis, Maël, Eric, Jean Louis et
Stéphane). L'organisation nous remet des bâches de protection
pour les vélos pour éviter qu'ils ne soient trop arrosés par la
pluie. J'espère que les conditions météo seront plus favorables
pour la course !
Dimanche :
4h30 : Réveil. Le ciel est étoilé. Nous risquons d'avoir une
belle journée. Direction Hilpostein vers le premier parc à vélo.
Quinze minutes de marche tranquille sera nécessaires pour
rejoindre la zone de départ. Cela me permet de déjeuner
tranquillement.
5h30, nous sommes sur place. Il y a du monde partout ! Des
centaines de supporters sont déjà là; la sono est à fond;
l'ambiance est chaude.
6h00, une messe est donnée pour bénir les concurrents (original
!).
6h20, les pros et les féminines prennent le départ.
6h55', 2ème vague puis 7h00, c'est la mienne. Je suis le premier
du CTA à aller goûter le Danube. Au total, ce seront 11 vagues
d'environ 250 personnes.
Natation :
Je me positionne sur la ligne d'eau, tout juste à droite du
bateau pour prendre la corde. Erreur ! Ca se bouscule trop à mon
goût et je préfère m'isoler. Je rattrape des bonnets bleus
(partis 5' avant moi) avant la première bouée (1400 m). L'eau est
bonne (21°C) et les conditions sont parfaites. J'attaque la
seconde ligne droite (2km) en continuant de rattraper la vague
bleue alors que déjà les premiers de la vague verte se
présentent. Au passage de la deuxième bouée et avant d'en
terminer pour ces 3,8 km, j'arrive à me relever un peu pour
mesurer l'ambiance sur les berges. C'est impressionnant, il y a
du monde partout; le ciel est bleu; une belle journée
s'annonce.
Je quitte l'eau en 1h07' puis me dirige vers mon sac rouge et mes
affaires de vélo. Une fois sous la tente, des bénévoles nous
aident à nous habiller et à ranger notre sac.
Vélo :
La grosse partie de cet Ironman. 180 km avec 2 000 m de dénivelé
positif. 2 boucles de 85 km avec des points de passages très
chauds.
Le départ est prudent car le parcours peut être usant et
consommateur d'énergie. Le passage à Biermeile est
impressionnant. Des centaines de supporters sont attablés sur le
trottoir à consommer des litres de bière. Arrivé à Wallesau, une
première petite bosse de 10% sur 400m permet de se jauger. Tout
va bien, je continue sur ce rythme de 32 km/h de moyenne. Ensuite
c'est la bosse de Heideck suivie de ce long faux plat descendant
de 15km. Ca chauffe les cuisses, la moyenne est haute, il faut
être raisonnable... Arrive enfin Greding avec sa côte de 5km.
L'ambiance est bonne, des gens hurlent de partout, je regarde
dans tous les sens, impressionné par l'ambiance. Ensuite, c'est
sur un long tobogan que je rejoins le point phare du parcours
vélo : le SOLARBERG!
Faux plat descendant, 50 km/h, j'entends du bruit. Je commence à
comprendre que j'approche de Solar. Des milliers de personnes
sont sur le bord de la route, massées derrière des barrières;
ambiance arrivée du Tour de France !
C'est terrible, j'ai une sensation de vitesse; c'est à peine
croyable. Soudain je relève la tête du prolongateur et surprise,
il n'y a plus de route ! Cette dernière est barrée par une marée
humaine. 20 000 voire 30 000 personnes agglutinées, à vous
encourager sur cette bosse de quelques centaines de mètres.
Ambiance Alpe d'Huez ! Je monte tranquillement pour profiter de
ce moment de bonheur. Au sommet, je n'ai qu'une seule envie :
redescendre pour refaire l'ascension. Hélas, il n'y pas la place
et je dois donc attendre mon deuxième passage.
Le premier tour est bouclé sur une moyenne de 32km/h. Le vent se
lève et souffle de plus en plus. Les sensations sont bonnes et je
continue de rouler et de profiter de ce parcours bavarois. Les
sensations de ce second tour sont identiques. La moyenne est un
peu plus élevée.
Je rejoins la zone de transition en 5h24' soit une moyenne de
33,33 km/h. Là encore, les bénévoles s'occupent de tout : prise
en charge du vélo, le sac vert pour la course, on vous déshabille
etc.
Course à pieds :
Commence donc le marathon. Les 2 premiers kilomètres se font en
descendant. L'allure est trompeuse puis on rejoint le canal du
Danube sur chemin stabilisé et en partie ombragé. L'allure de
course est bonne. Je suis sur les bases de 3h20' soit du 4'45".
Avec un tel chrono sur marathon, je peux descendre sous les 10 h
au final : ce serait un exploit !
Ma foulée est bonne et j'enchaîne les kilomètres avec une
précision de métronome. Au 15ème km, je croise mes camarades de
club. Un sourire, un mot, une tape amicale; tout va bien pour
tout le monde.
Lors de l'ascension d'Eckersmulheim, entre le 25ème et le 30ème,
je prends un coup de chaud et monte en température. Je m'arrête à
l'ombre pour me refroidir et m'hydrater. Je sais que ne pourrai
pas faire 10h mais qu'il va falloir gérer pendant quelques
kilomètres. Je reprends donc le rythme de la course et m'arrête à
chaque ravitaillement pour m'éponger et m'hydrater. Passé le
35ème, les kilomètres défilent. La ligne d'arrivée est proche. La
dernière côte arrive puis c'est le dernier km avec sont finish
extraordinaire, noir de monde.
La ligne est franchie en 10h28'03" avec un marathon en
3h49'.
Ensuite, direction le chapiteau pour massage, douche et
restauration (bières à volonté !)
Hyper satisfait de ma course même si avec un peu de recul, j'aurai dû me contenter d'un marathon en 3h35'; mais bon aucun regret. Avec mon nouveau vélo, que je devrais avoir la semaine prochaine, je pense que les 10h sont abordables. On verra plus tard.
Tout le groupe du CTA est finisher et voici les résultats
:
455 GRASMUCK Mickael 10:28:03
508 BOUVY Frédéric 10:33:25
599 BLAVIER Vincent 10:41:31
943 MORLET Eric 11:14:13
1008 GENIN Jean 11:20:36
1033 MATHIEU Philippe 11:22:20
1100 BOUILLOT Frédéric 11:29:07
1290 DELISEE Alain 11:49:21
1582 ARNOULD Didier 12:24:42
En photo : le CTA, Mickael est au rang du fond, 3ème en partant de la gauche












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