Frédéric Belaubre est incontestablement l’égérie masculine du triathlon français… Il suffisait pour cela d’observer le comportement quasi hystérique des spectateurs abrités sous les parapluie de Dunkerque !
Il n’y en avait que pour lui à l’occasion de son retour à la compétition !
Seuls quelques dirigeants de la FFTRI, haut perchés à l’abri du car podium, avaient sans doute rejoint la Côte d’Opale comme pour lui mettre la pression…
Première compétition de la saison, première sortie dans la tenue
rougeoyante de son nouveau club de Beauvais, en top et en short
comme pour se distinguer des adversaires en combinaison… Et
première victoire, presque incontestée, pour un vrai « retour
gagnant » : "Après une telle absence au plus haut niveau de
la compétition, sur blessure, il est vrai que je me suis rassuré
ce dimanche à Dunkerque" commentait aussitôt un Belaubre que
la pluie et le froid semblaient à peine importuner.
"Je ne suis certainement pas encore au sommet de ma
forme, reprenait-il ensuite, mais la course que j’ai
menée aujourd’hui devrait calmer les ardeurs de ceux qui me
pressent à revenir ! Dunkerque aura été un rendez-vous qui ne
laissera que des traces positives tant sur le plan du moral que
de la préparation physique avant le rendez-vous du championnat
d’Europe, le 30 juin, à Copenhague…"
Car il ne faut pas s’illusionner, Frédéric compte désormais aller
crescendo et ne manquer aucune (bonne) occasion de lever, tout
sourire, les bras au ciel sous les portiques…
En attendant de réaliser son rêve olympique à Pékin !
La seule préoccupation qui semble encore maintenir ses sens en
éveil et a justifié un « retour aux sources » largement commenté,
en se plaçant désormais à nouveau sous les ordres de Patrick
Dréano, son coach fétiche dont il s’était écarté, à regret
semble-t-il, une seule saison durant !
L’élève et le Maître se sont retrouvés et ont donné la leçon à
Dunkerque…
Steffen Justus, transfert d’enfer !
Car il ne faudrait pas résumer la seconde étape du Grand Prix de
Dunkerque au seul « numéro » de Fred Belaubre !
Ce serait injustement omettre la remarquable prestation de
Steffen Justus, un jeune Allemand de 24 ans qui a donné des
sueurs froides au vainqueur Beauvaisien : "La course à pied
se passait bien, mais à 900m de l’arrivée, l’Allemand de Metz
Triathlon, ancien recordman juniors du 1500m sur piste de son
pays, me rejoint. J’avais tout de même eu le loisir, à chaque
virage du parcours, de le voir à mes trousses. Mais l'idée
d’avoir mené les neuf dixièmes de ce triathlon pour finir au
sprint avec le 65ème ne me réjouissait guère… Le passage de
Justus m’a obligé à relancer, je me suis accroché rageusement
avant de le déposer à 100m de la ligne seulement."
commentait-il, le lendemain sur son site, avec un certain
soulagement !
En tout cas, la performance du sociétaire de Metz Triathlon,
actuellement 34ème au classement de la Coupe du Monde aura eu
l’air de plaire à son Président Christophe Demangeon : "Nous
comptions aligner cette semaine le Belge Peter Croes, en quête de
résultats en ce début de saison… Mais un désistement de dernière
minute nous a contraint à appeler en renfort Jonathan Lardier qui
a lourdement chuté à vélo, sous la pluie,.. De même que son
coéquipier messin, Jordan Rouyer, qui l’imitera, à son corps
défendant quelques minutes plus tard… A ce rythme-là, l’on
pouvait même craindre le pire… Et voilà que Steffen qui avait
accroché le bon peloton à vélo, malgré un retard de 35 secondes à
la sortie de l’eau, réalise le quatrième temps à pied et rejoint
Belaubre dans le dernier kilomètre… Avec l’issue palpitante que
vous connaissez !"
Une seconde place qui vaut bien toutes les victoires pour Metz
Triathlon désormais 7ème au classement intermédiaire du Grand
Prix.
En photo : la rage de Belaubre, et en vignette la décontraction de Steffen Justus (à gauche) et de son coach Christophe Demangeon







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