Publié le: 11 Juin 2007
Par: Benoît Veys

Nicolas d'Harveng… la tête et les jambes

Photo par Benoît Veys

Le dimanche 3 juin dernier avait lieu la Challenge Supercoupe Francophone. Une fois de plus une compétition en Belgique allait consacrer un jeune athlète exemplaire, Nicolas d'Harveng
"La "première" et la "plus belle" leçon de Monsieur Nicolas... d'Harveng !"

Pour peu, ce "grand" garçon n'aurait que des qualités…
Jugez plutôt: à 21 ans il obtient son diplôme de professeur des Ecoles en éducation physique au Parnasse à Bruxelles... Et poursuit, sur sa lancée, une formation universitaire, durant deux années encore, pour décrocher, cette fois, un titre de Préparateur physique dans le Sport de Haut Niveau à la Faculté des Sciences du Sport de Lille. Tandis qu'en Belgique, Nicolas réussissait également le brevet d'entraîneur d'athlétisme de Niveau 2…

Voilà pour la "tête" bien faite…
Mais du côté des "jambes" il faut bien reconnaître que le Curriculum Vitae n'est pas à dédaigner non plus: "Durant 15 ans, j'ai pratiqué exclusivement l'athlétisme, avec quelques podiums nationaux à la clé" explique avec une modestie proportionnelle à sa taille, ce jeune prof de gym intérimaire, tour à tour, à l'Ecole Notre-Dame de Flobecq, petit village de la région des collines dont il est originaire, et à l'école municipale de Wodecq, à un jet de pierre de là!

Mais à la longue, la monotonie des tours de piste s'est fait ressentir et Nicolas d'Harveng a alors découvert le triathlon grâce à Thibaut Carion, l'un de ses amis à la campagne…

De son passé d'athlète sur le tartan, le sociétaire de l'Endurance Team de Chièvres a pourtant gardé quelques précieuses foulées: "C'est vrai que cette année, après avoir bouclé le Superprestige de Meerhout en 13ème position, j'ai constaté que j'avais aussi réalisé le meilleur temps en course à pied, devant Karel Pardaens" renchérit-il, sans la moindre forfanterie...

Car Nicolas qui n'en est qu'à sa troisième saison de triathlon sait "raison garder" et porte sur sa pratique du triple effort un regard critique, empreint d'une humilité qui grandit le triathlète: "Je ne pensais vraiment pas arriver à ce niveau cette saison, fait remarquer l'incontestable homme fort de ce dimanche sur le circuit des barrages de l'Eau d'Heure, et je dois bien reconnaître que je réalise, en fait, un début de saison plutôt exceptionnel. Après une deuxième place au championnat de Belgique de duathlon, à Hollain, derrière Koen Marris, je parviens à tirer mon épingle du jeu sur le circuit national du Superprestige… En sachant très bien qu'il me reste énormément de travail à fournir en natation!"

Voilà qui témoigne, si besoin en était encore, de la simplicité tout amicale qui caractérise souvent les grands champions en devenir...

Car Nicolas d'Harveng, qui se cherche encore une voie parmi les différents "formats" que propose le triathlon, se donne deux saisons encore pour "accrocher" les meilleurs Belges sur le Superprestige: "Car je suis encore "jeune", conclut-il, et les "moyennes" et "longues" distances me tenteront sans doute un jour, mais avant cela je dois encore prouver que mon potentiel sur la "distance olympique" n'a pas atteint, loin s'en faut, son paroxysme!"

Et que, rajouterons-nous sans avoir interrogé le gamin à ce sujet, Nicolas est sans doute un véritable EXEMPLE, pour les jeunes francophones…
Démontrant au passage, à l'instar de Doumic Letot, chez les filles, qu'en triathlon, lorsque l'on sait accorder des priorités aux études, en temps et en heure, il est toujours possible, ensuite, de se consacrer à la recherche de la performance sportive…

Ce qu'en d'autres mots, l'on qualifie d'avoir "la tête et les jambes"!

> fin de l'article

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13 Juin 2007, par : BOUILLON CédricSuperbe article sur Nicolas... Qui le mérite amplement! Cédric BOUILLON, journaliste professionnel La DH/Les Sports


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