Publié le: 16 Mars 2007
Par: Juliana Frechin
Lien: http://www2.girs.fr/

To be or not to be… Bien posé sur son vélo

Photo par Juliana Frechin

Ces derniers jours ont été marqués par la controverse de positions dites performantes. En effet, la victoire de Xavier Le Floc’h en Malaisie n’a laissé personne indifférent. Les forums se sont remplis d’éloges, mais aussi des discours passionnés autour de la posture sur le vélo
Bien sûr, le travail du triathlète reste incontestablement la clé de sa réussite.
En revanche, tout sportif souhaitant perfectionner les paramètres matériels et techniques au plus précis, s’oriente vers les professionnels du domaine sportif. C’est une démarche naturelle.
C’est ainsi que Xavier Le Floc’h a poussé la porte de DAGG en région parisienne, muni de son matériel, à la recherche de la machine qui permet aux sportifs de trouver un compromis idéal entre sa posture et son vélo, "Le système Ergomotion".

Dans l’univers du vélo, Gir’s, distribué désormais par DAGG, est une référence.
Aventure partagée de père en fils, la famille Girout a toujours baigné dans le sport de haut niveau, le vélo et la haute technologie.
Leur compétence sur l’amélioration des performances sportives justifie le développement d’Ergomotion chez DAGG.

Aujourd’hui, j’ai poussé la porte de DAGG et je remercie Guillaume Giroult de m’avoir accordé l’interview qui suit :

Interview de Guillaume Girout – PDG de DAGG.

Xtriathlon : Qu’est-ce que le système Ergomotion ?
Guillaume Girout : C’est avant tout une machine qui permet de faire un travail de mesure, sur mesure et en situation dynamique. Cela optimise la posture du sportif sur le vélo afin qu’il pédale confortablement et efficacement. On peut corriger des paramètres non visibles à l’oeil nu mais constatés par la machine grâce à son système dynamique et le geste du sportif.

Xtriathlon : Pourquoi faire ce test ?
Guillaume Girout : Les raisons qui motivent le sportif, amateurs et professionnels, à venir faire le test, sont nombreuses. Dans le cas de Xavier Le Floc’h, il avait une gêne. Des sensations désagréables sur le vélo qui ne favorisaient pas sa performance.
D’autres sportifs se plaignent également d’inconforts physiques qui s’avèrent néfastes. Mais, je vois aussi des sportifs qui souhaitent tout simplement entamer leur saison sur des bonnes bases, ou encore, faire des contrôles plus au moins réguliers selon l’intensité de leurs pratiques.

Xtriathlon : Pourquoi cela a suscité une telle polémique ?
Guillaume Girout : La première raison qui m’interpelle c’est l’histoire du confort.
C’est difficile, pour certains, d’admettre qu’on peut faire du sport en minimisant les contraintes. Bizarrement, l’image du sportif anéanti par ses efforts est une institution dans le monde sportif. Du coup, s’il réussit à réaliser des performances en excluant le paramètre de la souffrance physique, c’est presque un péché.
Lorsque tu rencontres des sportifs, comme Xavier Floc’h, dont le parcours est remarquable mais qui était victime d’un inconfort susceptible de nuire à sa carrière sportive, tu comprends qu’ils ont tout simplement envie de s’accrocher et de vaincre les obstacles présentés à eux.
Or, je me demande : où est-il le problème ? Ce n’est donc pas une démarche positive que de prendre ses dispositions en vue d’améliorer et de pérenniser sa carrière sportive ? En tout cas, c’est ainsi que je vois pour les coureurs du Team Gir’s.

Xtriathlon : Et quoi donc à propos de l’aérodynamique ?
Guillaume Girout : Il faut déjà remettre les choses à leur place. Lorsqu’un sportif vient chez DAGG pour faire une étude de position, la première étape est d’identifier ses besoins. Les contraintes des triathlètes ne sont pas les mêmes qu’un coureur cycliste pur et dur.
Le triathlète fonctionne selon une stratégie bien spécifique car il a la course à pied ensuite.
Outre la course à pied, le triathlète va parcourir un certain nombre de kilomètres. Ils ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux des coureurs cyclistes. C’est pourquoi, être préparé en fonction de l’aérodynamique est très bien, mais pas idéalement pour tous les cas de figure et pour tous les sportifs.
Chez le triathlète de longue distance, l’endurance est de rigueur. Son souhait premier est d’avoir une position qui le favorisera pour la fin de sa course.
Comment peut-on trouver confortable d’être contraint à une position aérodynamique sur 180 kilomètres ? Tète baissée, regard fixé sur le béton, l’arrière du corps surélevé, (d’ailleurs, je me demande jusqu’à quel point cette position est-elle vraiment aérodynamique ?)…
Chez DAGG, nous travaillons à dimension humaine. Le sportif est le principal intéressé. Il a choisi son matériel et il désir l’utiliser efficacement. Sa motivation : mettre toutes les chances de son côté afin de bénéficier pleinement des heures de travail consacrées en amont par d’autres professionnels, ingénieurs, concepteurs, tout en respectent les règles de l’aérodynamisme.

Xtriathlon : Tous les vélos sont réglables sur les points de mesure identifiés par l’Ergomotion ?
Guillaume Girout : La condition principale est d’avoir un vélo qui soit correctement adapté au sportif. Ensuite, les réglages concernant les mesures obtenues durant le test sont transposés sur le matériel aussi explicitement que possible. Cela ne dure que quelques heures. Notre travail est d’apporter une solution fiable.
Par exemple : il est impossible d’évaluer la bonne taille d’une manivelle d’après une photo ou en faisant des changements en extérieur. C’est très compliqué et les résultats ne seront pas probants.
Nous proposons également l’essai sur plusieurs selles, des semelles thermoformées sur mesure, le réglage millimétrique des calles, etc.

Xtriathlon : Et pour finir, que dire à toutes ces personnes qui utilisent un miroir, ou une photo sur home-trainer pour définir leur position sur le vélo ?
Guillaume Girout : C’est une question très délicate. Leur démarche est de trouver une réponse avec les moyens du bord.
Aujourd’hui, DAGG propose sa solution : en quelques heures, le sportif obtient un ajustement personnalisé, qui certes évoluera en fonction de son utilisation et des changements physiques propres à chacun. Car il sera peut-être amené à solliciter des muscles endormis. Dans ce cas, s’il souhaite faire un contrôle après une période plus ou moins longue… Il reste maître de ses choix.
L’avantage est évidemment la dynamique. C’est lui qui va guider notre travail sur la machine. Il n’est plus tout seul, on est là pour l’écouter et trouver avec lui la meilleure solution.
Ce sont des professionnels accomplis qui ont travaillé sur la conception du système Ergomotion. C’est mon outil de travail, je le défends et je suis satisfait des résultats constatés sur le terrain.
Et bravo à Xavier le Floc’h, je lui souhaite plein d’autres victoires !

Légendes des photos :
Photo 1 : Présentation du système Ergomotion.
Photo 2 : Préparation du système Ergomotion par Guillaume Girout avant le début de la séance.
Photo 3 : José Jeuland en recherche de position dynamique sur le système Ergomotion.
Photo 4 : Guillaume Girout effectue les réglages sur le vélo en fonction de la nouvelle position.
Photo 5 : Guillaume Girout durant l'interview

Pour plus d’informations : http://www2.girs.fr/ rubrique Ergomotion
Contact : contact@dagg.fr
Tél. : 01 34 66 69 46

> fin de l'article

commentaires


18 Mars 2007, par : laurentRoland merci de nous donner l'adresse, il n'y en aurait pas un autre dans l'EST de la France ? merci


19 Mars 2007, par : Roland / XtriathlonTu as tout ici :
http://www2.girs.fr/Resalers.aspx?mark=ERGO
(il suffit de fouiller un peu sur leur site)


23 Mars 2007, par : laurent300 euro le reglage ergo c'est bien ça ?


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