Le Zéro-déchets triathlète : possible !
Photo par Ravenman
Tout ça pour dire que, comme mes sœurs de Tri’ du moment, j’ai bougé mon corps dans des lieux (mer, lacs, montagne…) encore préservés et j’ai une nouvelle fois pu être touché par la beauté de nos aires de jeu, leur fragilité aussi, et j’ai à nouveau surtout mesuré la chance que nous avons de pouvoir nous y exprimer sportivement parlant, et en quasi totale liberté, à condition évidemment d’agir en êtres responsables et respectueux.
Justement, en ce qui concerne les acteurs principaux que nous
sommes de ces sport-opéras en trois actes, j’ai par contre été
une nouvelle fois bien déçu par l’attitude de quelques uns
:
- jets de bidons en pleine « brousse » à vélo (hors poste de
ravito’).
- délestage d’emballages/tubes de gels énergétiques (c’est vrai
que c’est lourd, hein ! Et puis, quand on n’a pas de poches,
c’est pas jouable de les conserver sur soi… dixit leurs
propriétaires…).
C’est une minorité de la population qui nage-pédale-court, mais
le « Zéro Déchets » doit être l’objectif, sans concession !
Du boulot reste donc encore à faire pour tenter d’éduquer les
sagouins inintelligents cités plus haut, mais c’est du domaine du
possible de les faire prendre conscience de leur bad
attitude.
Et quand j’écris « bad », je suis gentil, car lorsque vous
balancez un petit morceau de feuille ou d’emballage aluminium, ou
encore une bouteille ou un bidon en plastoc’ dans la pampa
varoise par exemple (terre d’accueil du XTERRA France), votre
geste est tout simplement criminel.
Car avec un bon cagnard, l’alu’, le verre ou le plastique, ça
chauffe, ça réverbère, ça fond et ça fait facilement cramer tout
ce qu’il y a autour, surtout lorsque ce qui compose le décor est
fait de plantes et d’arbustes bien secs.
Des hectares flambent déjà chaque année sans notre contribution,
alors autant éviter un coup de « Monsieur Plus », non ?
Et puis, l’objet « égaré » ne reste pas forcément sur le chemin
que vous avez emprunté : un coup de zef’, et zou, parti à biribi
et irrécupérable, le truc !
De plus, nous pouvions nous amuser ce jour là à VTT dans
l’Esterel grâce à la mise à disposition exceptionnelle du site
par l’ONF (Office National des Forêts), comme Patrick (Dréano) me
le confiait en fin d’épreuve. Et la trentaine de merdouilles
(emballages de gels, topettes and C° que j’ai pu comptabiliser à
mon niveau de course) « abandonnées » sur les parcours ne
plaidera peut-être pas en faveur d’une 2ème édition…
Je me suis rendu, en tant que spectateur, sur 2 superbes
événements triathlétiques, à savoir les Championnats d’Europe CD
à Autun et les Mondiaux à Lausanne sur le même format de
distance.
C’est en particulier en Suisse que j’ai pu jauger la capacité de
notre sport à être un vecteur de communication majeur pour cette
cause environnementale qui nous concerne tous.
Car le Triathlon est (très) fortement télégénique, heureusement
pas encore malade de l’argent, porteur de plein de valeurs «
Santé et Nature », et richement fourni en
ambassadeurs/ambassadrices de grande aura (et très haut niveau
sportif, soit dit en passant…).
Je suis persuadé qu’il va prendre de plus en plus de place sur la
scène médiatique.
Car nous sommes en plein dans ce courant de développement durable
qui prend de l’importance chaque jour un peu partout.
Comme « nager, pédaler, courir » sont des activités pratiquées
dans un cadre naturel la plupart du temps, nous pouvons/devons
donc toutes et tous, haut niveau et masse confondus, être de très
efficaces porte-parole afin de véhiculer des messages ô combien
importants, et bien sûr en n’hésitant pas à dépasser largement
les frontières de notre sport, en allant pour cela au contact de
nos amis, familles, collègues de boulot, élus…
De l’état de simples consommateurs décérébrés et axés sur nos
places et chronos, nous avons l’obligation de passer à celui de
consom’acteurs éveillés.
Au niveau fédéral, et par le fait que je bosse via mon activité
pro’ avec certains d’entre eux sur des dossiers de com’, j’ai pu
m’apercevoir qu’il y a des gens très sensibles et engagés sur le
terrain environnemental.
Chez les organisateurs d’épreuves aussi.
Chez les participant(e)s itou (y’a heureusement pas que des
gorets dans notre belle petite famille !).
J’ai d’ailleurs appris, via l’arbitre principal d’une des
épreuves courues cette année, qu’une réflexion F.F.TRI. est en
cours pour sanctionner en live les « indélicat(e)s » envers Mère
Nature ET la gente bénévole lors de leurs évolutions
triathlétiques avec dossard. Ce ne serait pas un mal, plutôt un
rattrapage de wagon, sachant que dans d’autres pays, cela se
pratique depuis belle lurette.
Suggestion : « Rouge, tu sors ! Ou plutôt non, tu ne sors pas
complètement, tu restes/t’attends en touche que l’épreuve soit
terminée, et tu nettoies après l’arrivée du dernier finisher.
».
Travaux d’intérêt général. Simple, utile, efficace, éducatif ! Et
je suis sérieux.
Autre vecteur, pour suivre l’actualité, avec au moment où j’écris
ces lignes le déroulement au Brésil de la 3ème édition des
Eco-Games Amériques, fabuleuse aventure humaine et sportive à
laquelle j’ai été convié de prendre part en tant qu’artiste et
militant Sport & Nature il y a déjà trois ans.
http://www.ecogames.org/
Et de laquelle a découlé la création début 2006 de notre
association « Un Sport Vert pour ma Planète Bleue » (SVPlanète).
Engagé, le guerrier pacifique que je tente d’être avec mes
modestes moyens porte depuis une demi-douzaine d’années un regard
le plus large et le plus objectif possible sur le monde et la
société dans lesquels nous vivons.
Je lis, je m’informe, énormément. J’échange et partage, oralement
et par écrit.
J’essaie de passer via mon job’ d’illustrateur et de graphiste
quelques messages humains et environnementaux, pour dire que ce
tout petit point bleu dans l’univers est, pour l’instant, notre
seule et UNIQUE demeure, et que nous devons en prendre très grand
soin, comme de nous-mêmes.
Et de préciser que lorsqu’on parle d’environnement, cela ne doit
pas être restrictif dans notre mode de pensée et ne pas concerner
uniquement les arbres, les plantes, les fleurs, et l’herbe verte
! Ce terme doit aussi évoquer la faune, les humains, leurs lieux
d’habitations (villes, campagnes, océans, mers, montagnes), la
nourriture qu’ils consomment, l’eau, l’air, … en fait, l’éco
système dans son entier.
J’ai vu (enfin !) hier le film de Davis Guggenheim sur le combat
d’Al Gore contre le réchauffement climatique, « Une vérité qui
dérange ».
Même si je connaissais la plupart des thèmes abordés dans ce
documentaire, j’ai été touché par sa réalisation et appris encore
de nouvelles choses.
Même si tous les sujets/causes n’y sont pas traités, lobby
militaro-industriel en tête (il y a quand même quelques petites
pistes dans le film…), j’ai surtout noté 2 termes employés à
plusieurs reprises par l’ « ex-futur président des E.U » : «
MORAL/MORALE », et « ETRE HUMAIN ».
Je vous invite plus que fortement à visionner ce film/docu’,
avant qu’il ne passe plus en salle (sorti déjà depuis le 11
octobre) et qu’il vous faille attendre sa prochaine sortie en
DVD.
Emmenez-y vos enfants, vos parents, vos amis, vos voisins, des
gens que vous croiserez dans la rue… Et même s’il advenait qu’Al
Gore ne se serve de cela que pour un retour en politique, ce
n’est pas grave, car il aura fait avancer la Cause, à sa
manière.
S vous ne pouvez pas aller au ciné, allez sur le site http://www.criseclimatique.fr/, ce sera déjà un bon
pas de fait.
COMPROMIS : ce mot résume parfaitement la situation que nous devons vivre aujourd’hui à l’échelle planétaire. Pour imager mon propos, un pas en avant (quel que soit le domaine impacté) en génère dans le même temps très souvent un demi en arrière, étant donné l’immense complexité des problèmes économico-industrialo-socio-culturo… à gérer. Mais au final, nous en faisons/pouvons en faire, lorsque l’action est bien menée, un demi en avant ! C’est donc POSITIF.
De toute manière, il va falloir CHANGER, parfois de manière
radicale, VITE, TRES VITE, nous y sommes et y serons de plus en
plus obligés ! Il faut bien s’ancrer cela dans la tête, et
l’accepter.
Une fois cette étape (l’acceptation/jamais facile, ça !)
franchie, il est plus aisé d’avancer, de réfléchir, d’entrevoir,
d’imaginer des solutions, et de les préparer.
A savoir quand même que La Terre/Gaïa * a aussi ses propres
cycles, sur certains desquels nous n’avons pas assez de
reculs.
Ainsi, lorsqu’il lui arrive de « se gratter » ou d’ « éternuer »,
ça fait (très) mal !
Sans compter que TOUT est lié : anciennes et « autres »
civilisations, influence du Soleil et des autres planètes sur le
climat terrestre, cycles de l’Univers… Peut-être même ne
serions-nous - l’Humanité - qu’une simple expérience génétique
(voir Sumer/Sumériens et autres Anunakis…)…
Et trop nombreuses sont les personnes de nos jours, des plus
savantes aux moins instruites, qui ne prennent toujours pas en
compte l’ENSEMBLE de toutes ces données. Alors que c’est
essentiel dans nos analyses et notre compréhension des situations
actuelles.
Mais la encore, l’égo, la peur, la soif de pouvoir et de contrôle
jouent leurs rôles, à fond !
Toujours pour aller en quête d’infos, acheter d’urgence en
kiosque l’excellent numéro « Hors-Série » du magazine « Courrier
International » sur le réchauffement climatique intitulé « Trop
chaud ».
Ou le commander sur leur website : http://www.courrierinternational.com/
Consulter régulièrement l’information donnée sur ce site vous
permettra aussi de consommer autre chose que la « soupe »
quotidienne dispensée à la TV par le petit Poujadas et consorts…
Mais ce seul lien n’est pas exhaustif, il y a une foultitude
d’autres points d’information plus « ouverts ».
Autre source, très complète, et traitant fort bien le(s) sujet(s) le site portail de la Fondation Nicolas Hulot : http://www.fondation-nicolas-hulot.org/
On ne voit bien qu’avec le COEUR. C’est tellement vrai et c’est
ce qu’il faut tenter de faire le plus possible dans un monde/une
société où le paraître, le faux, le déni, le mensonge, le virtuel
gagnent sans cesse plus de terrain chaque jour.
C’est cette « méthode » que j’ai personnellement appris à
pratiquer et que j’emploie dans cette Vie du mieux que je
peux.
Et lorsque justement vous regardez et pensez avec votre cœur, en
prenant de multiples sources d’infos, que vous les croisez et les
mettez devant vous « sur la table », d’un côté vous vous rendez à
l’évidence que nous sommes face à/en plein dans un hyper méga
problème, et que c’est vraiment un monstrueux bordel ambiant,
prêt à péter «
militairement/nucléairement/socialement/politiquement/pandémiquement/écologiquement
» parlant.
D’un autre côté, vous sentez, voyez que des solutions existent,
que des gens agissent (publiquement ou bien un peu plus dans
l’ombre), se mobilisent, luttent, montent au créneau, meurent,
pour tenter d’améliorer/changer les choses.
Je m’inscris pour ma part dans cette catégorie de personnes, et
je sais que l’une de mes missions (nous en avons tous, une ou
plusieurs…) sur cette Terre et dans cette Vie, c’est
d’accompagner et de relayer ce mouvement.
Pour vous permettre de faire de même et sortir de cette toute
petite bulle triathlético-sportive dont nous faisons partie, et
qui fait elle-même partie, intégrante, de celle plus grande de
notre société « moderne et industrialisée », il faut d’abord
tenter de comprendre un minimum les rouages complexes qui
régissent cette dernière.
Pour rappel, nous sommes tous des CITOYENS DU MONDE et les
simples LOCATAIRES de cette petite planète.
Et même si l’on ne saisit pas toute la technicité des choses,
votre cœur, là encore fera son office, et vous aidera à mieux
discerner l’essentiel, ce qui se cache sous une couche de
désinformation d’une épaisseur et d’une opacité
considérables.
Mais il faut d’abord avoir la VOLONTE d’ouvrir les yeux.
Et il faut aussi, et même avant cela, apprendre à se recentrer
sur soi-même, découvrir qui nous sommes et ce que nous voulons
vraiment, individuellement, pour ensuite, l’ayant compris et
assimilé, aider d’autres à le faire à leur tour.
Dans un autre registre, mais c’est important pour la comprenette
planétaire, ne plus penser/calculer à l’échelle de la durée d’une
Vie humaine (comme on l’entend généralement/une centaine d’années
max’), qui est pipi de chaton comparé par exemple à l’âge des
planètes, et de notre hôte en particulier.
Et se dire : « Ce que je fais, je ne le fais pas que pour ma
pomme, mais pour mes mômes, leurs gosses, et les mômes des gosses
de mes gosses… Et aussi pour les arbres, les rivières, et tout le
reste, car nous ne sommes pas au dessus des lois cosmiques. ».
Pour en revenir au Triathlon, et pour conclure (qui a dit « Ouf »
?), ayons à l’esprit que nous sommes, nous pratiquant(e)s du
Triple (ou Double) Effort, des privilégiés dans de nombreux
domaines (le niveau social moyen ou plus élevé, la bonne santé,
…) et que nous avons le POUVOIR et le DEVOIR de faire changer et
avancer les choses.
La communauté triathlétique n’est-elle pas une fervente
utilisatrice du web ? Si !
Alors cherchez, puisez les infos dans cette grande source,
sondez-les et analysez-les pour enfin les re-ventiler, à
d’autres, via mail, ou bien en live.
Le triathlète n’est-il pas un grand voyageur ? Si !
Alors rencontrez des gens, partagez, lisez, regardez, écoutez,
agissez.
Et vous découvrirez très rapidement que vous n’êtes vraiment pas
les seuls à avoir cette démarche, ou tout du moins à être
interpellés par tous ces problèmes. D’autres personnes, à partir
du moment où vous aurez décidé de vous-même vous engager, seront
mises sur votre chemin.
J’en parle en connaissance de cause, car depuis 6 ans, c’est ce
qu’il m’arrive en privé et professionnellement, presque
quotidiennement !
N’ayez pas PEUR d’être montrés du doigt et jugés. Avancez !
Car TOUT est POSSIBLE, ou, dit autrement, RIEN n’est IMPOSSIBLE !
Et au final, même si cela n’aura été pour certains et au départ que par pur égoïsme en se disant : « Mrdrrr, et comment JE vais pouvoir prendre MON pied à faire du Tri’ si les eaux, l’air, les sols sont pollués, daubés, pourris et qu’ils ME sont interdits ? Faut que j’ME bouge ! », cela sera POSITIF, à l’échelle globale.
Tiens, demain ou un jour prochain, faites un tout petit test :
offrez un simple sourire ou bien ayez une attitude amicale ou
bien respectueuse envers quelqu’un que vous croiserez, dans le
cadre de votre job’ ou en dehors, et voyez si ça n’améliore pas
sensiblement et immédiatement vos rapports avec autrui.
Et si nous sommes de plus en plus à pratiquer ce genre de choses,
notre avenir sera peut-être un peu plus radieux… Le début du
changement se situe peut-être à ce niveau…
Bon d’accord, il y a quand même des « blaireaux » sur Terre, mais
eux aussi seront capables, à un moment, d’une prise de
conscience.
L’automne est là, la fin de saison se rapproche à grand pas et
avec elle la période de coupure.
Profitez alors du temps que vous ne passerez pas à nager, pédaler
et courir pour essayer d’avoir une réflexion sur le « Comment
pourrais-je, à mon niveau, changer moi-même et ensuite ceux et ce
qui m’entourent ? Existe-t-il déjà des outils, des moyens, des
gens impliqués dans cette démarche ? Peut-être même tout près de
chez moi ? Allez, c’est décidé, j’ME bouge ! ».
En ce qui concerne les Raven’ projets, j’ai déjà les grandes lignes de la mise en place d’un p’tit RDV éco-sportif automnal pour 2007, ici, dans ma Dombes d’adoption… Mais je vous en reparlerai…
* : GAïA. Faire une recherche, web ou autre, sur James Lovelock…
Eco-sportivement
Ravenman
http://www.ravenmanlesite.com/



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commentaires
03 Novembre 2006, par : Orianne BardBonjour,
ça fait du bien de lire quelqu'un qui est conscient du fait qu'on est en train de rire assis sur une branche d'arbre qu'on est en train de couper soi-même, sans se rendre compte que c'est suicidaire ou du moins très dangereux ! C'est encourageant, pour faire avancer les choses, justement, car on a si souvent l'impression de n'être qu'une goutte d'eau dans l'océan quand on tente quelque chose pour l'environnement...merci, donc, et bonne continuation !...