300 engagés dimanche à l’Anse-Vata
Photo par Axel Lux
Et si l’épreuve s’annonce très ouverte, il est vrai qu’elle permettra aux nombreux triathlètes, étrangers ou locaux, de se jauger à tous les niveaux, en Elite comme dans les catégories d’âge.
De gros clients
Ainsi, pour la gagne, tous les regards seront tournés vers
Patrick Vernay, le "champion national". Devant son public, il
aura à coeur de récupérer un trophée acquis en 2003 et conservé
en 2004. D’autant que sa position l’an dernier, au pied du
podium, lui a certainement laissé un goût amer. Pour le contrer,
le Britannique Paul Amey ne devrait pas accomplir un si long
voyage juste pour faire de la figuration. Il aura l’ambition de
garder un bon souvenir de son premier séjour. Sa solide
expérience des épreuves en Coupe du monde devrait lui permettre
de viser le podium. Tout comme le Métropolitain Cyril Bourgadel
(Mulhouse Olympique), 2e à Dumbéa dimanche, l’Australien Nathan
Campbell et le Néo-Zélandais Clark Ellis, classés respectivement
5e et 6e l’année dernière. De gros clients. Du côté des
outsiders, on retrouvera Matt Hopper (8e en 2005), venu
accompagné d’une jeune garde aux dents longues : Tom Jepson, Boyd
Conrick et Sean O’Neil, affûtés sur les épreuves internationales.
Les Kiwis ne seront pas en reste avec une armada composée de
Martin Van Barneveld et de Stephen Shelldrake, pour n’en citer
que quelques-uns. Les Japonais seront également présents pour
jouer les trouble-fête avec Yukihiro Hiramitsu et le jeune
Mayasumi Wakasugi.
Les Bargibant, Esposito, Annewy, Ruffenach et consorts auront de
la concurrence. "Ce sera, en tout cas, une bonne préparation
pour établir une présélection pour les Jeux du Pacifique Sud
d’Apia", ajoute Guy Vernay.
Départ à 8 heures
Du côté des féminines, la Néo-Zélandaise Samantha Warriner
devrait jouer la vedette. Troisième au Japon le week-end dernier,
elle occupe actuellement la cinquième place mondiale. Dans son
sillage, Mélissa Ashton, deuxième l’an dernier et double lauréate
2000-2002, ne la laissera pas faire. Un beau duel en perspective,
surtout si les Anglo-Saxonnes Williamson (3e en 2005), Trins (5e)
et Halloran s’en mêlent. À moins que l’Allemande Marion Pyrlik
mette toutes ces dames au diapason, aguerrie, elle aussi, par
quelques épreuves mondiales. La bagarre s’annonce sévère.
Pour la couleur locale, on comptera sur Bénédicte Meunier,
précédente lauréate de la course calédonienne. Dans sa foulée,
Emmanuelle Lo, Judith Bénébig et ses consoeurs tenteront
d’assurer les meilleures places. Le défi est lancé. À domicile,
les filles soutenues par leur public, devraient enclencher le
turbo.
Les engagés s’élanceront à 8 heures pour boucler deux triangles
de 750 m de natation, avant d’attaquer trois tours à vélo (40
km), sans drafting, vers la Côte-Blanche. Puis, les forçats de la
route termineront leur périple avec 10 km en course à pied en
quatre allers-retours vers le Surf. On l’aura compris, ce
triathlon ne sera pas une promenade de santé. Mais, pour le
public, il sera un spectacle de chaque instant. À ne surtout pas
manquer !
Source : Les Nouvelles Calédoniennes www.info.lnc.nc
Récit : Viviane Béhar-Baudrier
Palmarès de l’épreuve
2005 : Cyrille Mazure (Fra) et Andrea Whitecomb (GB)
2004 : Patrick Vernay (Fra) et Annabel Luxford (Aus)
2003 : Patrick Vernay (Fra) et Leandra Cave (GB)
2002 : Craig Walton (Aus) et Melissa Ashton (Aus)
2001 : Laurent Jeanselme (Fra) et Nikki Egyed (Aus)
2000 : Craig Alexander (Aus) et Melissa Ashton (Aus)
Une superbe histoire essaimée de stars
Parmi les anciens vainqueurs, on pourra nommer chez les hommes
Georges Belaubre (le papa) premier en 1987 (2h11'54"),
l'australien Brad Beven couronné de 1989 à 1992, l'américain Mike
Pigg (vainqueur en 1993 en 1h51'08"), l'australien Hamish Carter
(1h43'31" en 1994), le Britannique Simon Lessing (1h48'20" en
1995), Laurent Jeanselme premier en 1996 et 2001, ou encore
Stéphane Bignet, l'australien Craig Alexander et le Britannique
Andrew Johns mais surtout le détenteur du record le néo-zélandais
Shane Reed, vainqueur en 1997 en 1h43'40".
Le premier à être monté sur la plus haute marche fut le
néo-Calédonien Alain Duong, en 1986, en 2h07'13".
Chez les femmes le palmarès est tout aussi fourni : l'australienne Michellie Jones passa la ligne la première en 1990 en 2h13'30" et revenait en 1993 pour placer la barre à 2h01'08". Isabelle Mouthon accrochait trois victoires dont le record de l'épreuve en 1h56'16" en 1997… record qui fut explosé l'année suivante par l'australienne Loretta Haropp (1h46'13" en 1998). Natasha Badmann inscrit aussi son nom au triathlon de Nouméa en 1999 et gagne en 1h59'11". Angela Milne, Carol Montgomery ou encore Louise Bohnam sont des noms prestigieux qui succèdent à la première femme à avoir inscrit son nom dans l'histoire de la compétition : la néo-calédonienne Mireille Vergoz terminait première en 1986 en 2h43'55".
Site Internet : www.lctri.org








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