Publié le: 10 Mars 2006
Par: Ravenman
Lien: http://www.ravenmanlesite.com/

Plein les poches !

Photo par Ravenman

Nous inaugurons aujourd'hui une toute nouvelle rubrique, chère au cœur de certains, et qui nous l'espérons, saura interpeller le plus grand nombre. La nature est à nous et doit être protégée par des gestes quotidiens, automatiques. Qui de mieux placé que Ravenman pouvait baptiser cette chronique ?
Merci tout d’abord à Mister XTriathlon.com, mon pote Roland « Joli Bois » de m’avoir proposé de proser pour LA cause.

Vous êtes un certain nombre sur la planète Triathlon à me connaître un peu (graphiste et illustrateur, membre fondateur de la récente association « Un Sport Vert pour ma Planète » ou SVPlanète tout court, créateur des Raven’ Fringues, Tri Sapin…) et vous êtes au courant de mon engagement envers notre hôte/planète dénommée Gaïa, et du respect que je lui porte.

Le titre de cet article est en rapport avec une petite sortie de course à pied que je viens d’effectuer ce jour, 4 bornes aller + 4 bornes retour sur une petite route de la Dombes, en pleine campagne juste à côté de chez moi.
C’est donc un lieu en zone rurale pas trop fréquenté par les bagnoles. Des cyclistes, des agriculteurs, des pêcheurs, des chasseurs, des promeneurs l’empruntent, et aussi des jeunes du coin qui cherchent des coins tranquilles pour taper la causette, fumer des clopes, boire des bières ou bien pour se bécoter à l’arrière de leur première voiture estampillée d’un beau gros « A ».

Et tout du long sur la p’tite route, derrière chez moi, savez-vous quoi qui y’a ?
Ou tout du moins ce qu’aujourd’hui j’en ai ramené ? Voici le détail de mon « marché » :
8 canettes en métal (bières et sodas), 7 paquets de cigarettes, 2 emballages de gâteaux en carton, 6 emballages papier-alu’ de barres énergétiques et un sachet plastique pour mouchoirs avec un mouchoir utilisé à l’intérieur ! Et je n’ai pas pu tout ramasser, quelques bouteilles en verre sont restées sur place…
J’en avais donc plein les poches de ma veste, et plein les mains.
Et pour courir avec tout ça, vous penserez sûrement qu’y fallait en avoir un grain ;-)
Voir la photo de mon « butin » qui accompagne cet article…

Comme entrée en matière pour cette nouvelle rubrique environnementale d’XTriathlon.com, j’ai ainsi trouvé ce moment opportun.
Ce volet du site orienté « Respect de la Nature » a donc pour but de sensibiliser et faire prendre conscience, dans la pratique de notre sport préféré, de la fragilité des éléments qui nous entourent (l’air, l’eau, la terre, …), de notre dépendance vis-à-vis de ceux-ci, et de toute l’attention et du soin qu’on doit leur prodiguer.
Et aussi inciter à montrer l’exemple (à nos mômes déjà, à moins que ce ne soit eux qui le fassent), et motiver à prendre des initiatives, en tant que premiers et grands utilisateurs, voire pour certain(e)s consommateurs sans cervelle, du milieu naturel et de son espace, déjà si altéré.

En clair, avec notre statut de triathlète, si l’air est pourri, on ventile mal, on tousse, on crache et on peut dire adieu au rendement optimal. Si l’eau est polluée, on n’y nage plus ou on y chope des tas de saloperies ; adieu alors les eaux libres, et on doit se contenter d’épreuves en piscine. Si la terre est empoisonnée, les aliments qu’on y cultive vont nous empoisonner à leur tour (je ne parle pas évidemment des pesticides, OGM et autres joyeusetés de ce genre…), et on ne pourra pas être au top physiologiquement parlant pour aller se coltiner un Moyenne ou un Longue Distance under the sun ou contre le vent.

Certains pourront penser que ce n’est pas un petit emballage de barre énergétique balancé dans le fossé ou sur la route qui va tout perturber.
Détrompez-vous ! Même à ce « faible » degré d’incidence, ce geste est grandement néfaste et contribue, à son niveau, à mettre à mal l’équilibre de cette Nature dont nous avons tant besoin pour notre survie. Et c’est une MAUVAISE ENERGIE de plus qui est dispensée et transmise à notre Mère à tous. L’ « effet papillon », vous connaissez ?...

Ainsi, le fait de conserver sur soi toutes ces topettes plastiques et ces sachets libérés de leur contenu sera une BONNE ACTION, et en engendrera d’autres, bonnes aussi, il faut en être persuadé.
Et puis, surtout, il n’est quand même pas compliqué de glisser et coincer un truc d’un demi gramme dans son shorty ou dans sa combi’. Vous les portez bien pleins durant une bonne partie de vos périples compétitifs ou à l’entraînement, non ? Et vous ne jetez certainement pas n’importe quoi sur le sol de votre doux logis, ou dans votre jardin ; alors pourquoi se permettre de le faire ailleurs ?

J’aime bien citer le Chef indien Seattle, qui a dit :
"L'air est précieux à l'homme rouge. Car toutes les choses partagent le même souffle - la bête, les arbres, l'homme, tous partagent le même souffle... Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ? Si toutes les bêtes disparaissaient, les hommes mourraient d'une grande solitude de l'esprit. Car tout ce qui arrive aux bêtes arrive bientôt à l'homme. Toutes les choses sont liées les unes aux autres... Ce qui advient à la Terre advient aussi aux fils de la Terre."

Pour évoquer la proche actualité, un grand colloque « Sport, Environnement, Développement durable », dont SVPlanète est à l’origine et dont il soutient activement la préparation, sera organisé à Paris à l’Institut national du sport et de l’éducation physique (INSEP) les mardi 21 et mercredi 22 mars 2006.
J’aurais l’honneur d’y intervenir quelques minutes, parmi une trentaine de conférenciers venant de tous horizons qui se succéderont à la tribune : représentants du Ministère des Sports et des collectivités territoriales, organisateurs de manifestations sportives nationales et internationales, sportifs de haut niveau, représentants de l’industrie des produits et équipements sportifs, etc.
L’invité d’honneur sera l’explorateur humaniste Jean-Louis Etienne.
Ce colloque donnera lieu à la publication d’un ouvrage auquel SVPlanète sera associé au niveau de la rédaction.
Si vous êtes intéressé(e)s pour assister à ce moment que je pressens de grande importance, contactez au plus tôt Didier Lehénaff au 01 41 74 43 11 et au 06 08 01 98 14, ou écrivez à SVPlanete@cegetel.net

Pour conclure ce premier volet « Nature », ayez toujours à l’esprit qu’il ne nous est pas demandé individuellement de tout faire en matière de respect et de protection de notre environnement, mais que chacun(e) d’entre-nous peut/à le devoir de faire quelque chose, même si certaines de nos actions peuvent paraître comme des gouttes d’eau dans l’océan.
Rien n’est jamais inutile lorsque c’est fait avec respect, sincérité et amour.
Regardez à nouveau sur la partie gauche de l’image illustrant cet article, et voyez ce que l’on peut faire/récupérer, seul, en 45 minutes…

Durée de vie des déchets dans la nature
(sans évoquer l’empoisonnement et les dérèglements que ces déchets génèrent… )

Mouchoir en papier = 3 mois
Journal = 3 à 12 mois
Allumette = 6 mois
Mégot de cigarette = 1 à 5 ans
Chewing gum = 5 ans
Peau de fruit = 3 mois à 2 ans
Briquet en plastique = 100 ans
Boîte en aluminium = 100 à 500 ans
Sac ou gobelet en plastique = 100 à 1000 ans
Polystyrène expansé = 1000 ans
Carte téléphonique = 1000 ans
Verre = 4000 ans

A très bientôt sur ce même website, pour aller plus avant dans cette démarche qui a pour objectif d’interpeller les acteurs que nous sommes toutes et tous dans l’orientation que nous donnerons à notre proche avenir. Nous en sommes les seuls décideurs.
Car il est vrai que l’heure est (très) grave, et le problème dépasse de très loin le seul aspect environnemental. Je vous donnerai bientôt quelques voies à explorer pour vous faire votre propre idée de la situation planétaire.
Sans vouloir tendre vers le catastrophisme, toutes les pistes et initiatives méritent maintenant d’être étudiées, relayées et urgemment appliquées.
Le Sport comme vecteur d’éducation à la protection et au respect de notre environnement en est une, très puissante selon moi.
Il est également un formidable générateur de contacts, de liens et de relations humaines qui sont déterminants pour notre futur proche, tout étant lié sur notre planète, et plus largement dans l’Univers.
Nous n’avons que très peu d’années (et pas des décennies !) devant nous si l’on veut tenter de changer le monde dans lequel nous vivons, ou tout du moins l’améliorer, et essayer de ralentir ou stopper la machine ; il faut bien avoir cela à l’esprit !

Bon début de saison à toutes et tous, et méditons sur cette première intervention et de quelle manière elle nous impacte…

PS : Je profite de cet article pour vous informer, à ma plus grande peine, de mon retrait total de l’aventure du Sapin souriant, du Tri Sapin et de tout ce qui se rapporte à cette tranche de 11 années de ma vie. Ce départ a à voir en grande partie avec le thème environnemental et humain développé dans cet article. Si vous souhaitez plus d’infos de ma part à ce sujet, cela ne pourra se faire qu’au travers d’un message à titre privé. Vous pouvez donc m’écrire ici : ravenman@wanadoo.fr

> fin de l'article

commentaires


12 Mars 2006, par : Alain Ribaultbravo pour votre action "écolo"

ça m'énerve de + en + les gens qui jettent les choses à vélo , il faut

les disqualifier!


12 Mars 2006, par : Vincent DepretDepuis juin 99, j'organise avec mon club, Les Sharks de Chimay en Belgique, un triathlon promo (en piscine), nous espérons passer au 1/4 en 2007, mais avant il faut que l'on prouve que triathlon peut aller avec environnement, car nous avons choisi comme lieu de baignade, une réserve d'eau potable !



Depuis le début de notre aventure, nous faisons courir nos participants dans le parc du Prince de Chimay (Et oui, nous avons un Prince dans notre petite Ville), Chaque année, au briefing, j'insiste pour que les triathlètes ne jettent rien sauf dans les poubelles situé au ravito, par chance ça marche !


12 Mars 2006, par : Nicolas Raddeun petit message pour vous soutenir dans votre action pour le respect de la planéte.

Triathlète (depuis 16 ans) et fervant défenseur de la planète grâce à tous les petits gestes possibles du quotidien (tri, économie d'énergie, respect de l'eau), je suis en parfait accord avec les thèmes que vous revendiquez dans votre nouvelle association.

Alors oui trions nos déchets, ne jetons pas nos sachets de barre de céréales ou autres ... respectons la nature elle nous le rendra, et nous lui devons bien cela.


17 Mars 2006, par : René MouginComment ne pas adhérer à cette cause ? 10/10 ravenman !
Certains phénomènes de destruction de notre planète, dûs à l'homme essentiellement, sont déjà irréversibles, en être conscient est un minimum, ne rien faire pour changer les choses est suicidaire...
Le temps compte et chaque geste compte.
La Calédonie n'est malheureusement pas épargnée, on jette sur terre...on jette dans le plus grand lagon du monde...
Notre voisin, l'Australie, qui n'a pas toujours été exemplaire en ce domaine (ex essais nucléaires...), a acquis avec le temps un comportement beaucoup plus respectueux et responsable vis à vis de cette terre qui nous fait vivre et sait transmettre ce message à ses enfants.
Nous ne pourrons jamais revenir en arrière mais nous pouvons revenir sur nos pas ramasser un détritus...
Je mets un lien ou l'intégralité de ce sujet sur notre forum calédonien de triathlon afin que cet article soit consulté par le plus grand nombre.


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