Plein les poches !
Photo par Ravenman
Vous êtes un certain nombre sur la planète Triathlon à me connaître un peu (graphiste et illustrateur, membre fondateur de la récente association « Un Sport Vert pour ma Planète » ou SVPlanète tout court, créateur des Raven’ Fringues, Tri Sapin…) et vous êtes au courant de mon engagement envers notre hôte/planète dénommée Gaïa, et du respect que je lui porte.
Le titre de cet article est en rapport avec une petite sortie de
course à pied que je viens d’effectuer ce jour, 4 bornes aller +
4 bornes retour sur une petite route de la Dombes, en pleine
campagne juste à côté de chez moi.
C’est donc un lieu en zone rurale pas trop fréquenté par les
bagnoles. Des cyclistes, des agriculteurs, des pêcheurs, des
chasseurs, des promeneurs l’empruntent, et aussi des jeunes du
coin qui cherchent des coins tranquilles pour taper la causette,
fumer des clopes, boire des bières ou bien pour se bécoter à
l’arrière de leur première voiture estampillée d’un beau gros « A
».
Et tout du long sur la p’tite route, derrière chez moi,
savez-vous quoi qui y’a ?
Ou tout du moins ce qu’aujourd’hui j’en ai ramené ? Voici le
détail de mon « marché » :
8 canettes en métal (bières et sodas), 7 paquets de cigarettes, 2
emballages de gâteaux en carton, 6 emballages papier-alu’ de
barres énergétiques et un sachet plastique pour mouchoirs avec un
mouchoir utilisé à l’intérieur ! Et je n’ai pas pu tout ramasser,
quelques bouteilles en verre sont restées sur place…
J’en avais donc plein les poches de ma veste, et plein les
mains.
Et pour courir avec tout ça, vous penserez sûrement qu’y fallait
en avoir un grain ;-)
Voir la photo de mon « butin » qui accompagne cet article…
Comme entrée en matière pour cette nouvelle rubrique
environnementale d’XTriathlon.com, j’ai ainsi trouvé ce moment
opportun.
Ce volet du site orienté « Respect de la Nature » a donc pour but
de sensibiliser et faire prendre conscience, dans la pratique de
notre sport préféré, de la fragilité des éléments qui nous
entourent (l’air, l’eau, la terre, …), de notre dépendance
vis-à-vis de ceux-ci, et de toute l’attention et du soin qu’on
doit leur prodiguer.
Et aussi inciter à montrer l’exemple (à nos mômes déjà, à moins
que ce ne soit eux qui le fassent), et motiver à prendre des
initiatives, en tant que premiers et grands utilisateurs, voire
pour certain(e)s consommateurs sans cervelle, du milieu naturel
et de son espace, déjà si altéré.
En clair, avec notre statut de triathlète, si l’air est pourri, on ventile mal, on tousse, on crache et on peut dire adieu au rendement optimal. Si l’eau est polluée, on n’y nage plus ou on y chope des tas de saloperies ; adieu alors les eaux libres, et on doit se contenter d’épreuves en piscine. Si la terre est empoisonnée, les aliments qu’on y cultive vont nous empoisonner à leur tour (je ne parle pas évidemment des pesticides, OGM et autres joyeusetés de ce genre…), et on ne pourra pas être au top physiologiquement parlant pour aller se coltiner un Moyenne ou un Longue Distance under the sun ou contre le vent.
Certains pourront penser que ce n’est pas un petit emballage de
barre énergétique balancé dans le fossé ou sur la route qui va
tout perturber.
Détrompez-vous ! Même à ce « faible » degré d’incidence, ce geste
est grandement néfaste et contribue, à son niveau, à mettre à mal
l’équilibre de cette Nature dont nous avons tant besoin pour
notre survie. Et c’est une MAUVAISE ENERGIE de plus qui est
dispensée et transmise à notre Mère à tous. L’ « effet papillon
», vous connaissez ?...
Ainsi, le fait de conserver sur soi toutes ces topettes
plastiques et ces sachets libérés de leur contenu sera une BONNE
ACTION, et en engendrera d’autres, bonnes aussi, il faut en être
persuadé.
Et puis, surtout, il n’est quand même pas compliqué de glisser et
coincer un truc d’un demi gramme dans son shorty ou dans sa
combi’. Vous les portez bien pleins durant une bonne partie de
vos périples compétitifs ou à l’entraînement, non ? Et vous ne
jetez certainement pas n’importe quoi sur le sol de votre doux
logis, ou dans votre jardin ; alors pourquoi se permettre de le
faire ailleurs ?
J’aime bien citer le Chef indien Seattle, qui a dit :
"L'air est précieux à l'homme rouge. Car toutes les choses
partagent le même souffle - la bête, les arbres, l'homme, tous
partagent le même souffle... Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes
? Si toutes les bêtes disparaissaient, les hommes mourraient
d'une grande solitude de l'esprit. Car tout ce qui arrive aux
bêtes arrive bientôt à l'homme. Toutes les choses sont liées les
unes aux autres... Ce qui advient à la Terre advient aussi aux
fils de la Terre."
Pour évoquer la proche actualité, un grand colloque « Sport,
Environnement, Développement durable », dont
SVPlanète est à l’origine et dont il soutient
activement la préparation, sera organisé à Paris à l’Institut
national du sport et de l’éducation physique (INSEP) les mardi 21
et mercredi 22 mars 2006.
J’aurais l’honneur d’y intervenir quelques minutes, parmi une
trentaine de conférenciers venant de tous horizons qui se
succéderont à la tribune : représentants du Ministère des Sports
et des collectivités territoriales, organisateurs de
manifestations sportives nationales et internationales, sportifs
de haut niveau, représentants de l’industrie des produits et
équipements sportifs, etc.
L’invité d’honneur sera l’explorateur humaniste Jean-Louis
Etienne.
Ce colloque donnera lieu à la publication d’un ouvrage auquel
SVPlanète sera associé au niveau de la rédaction.
Si vous êtes intéressé(e)s pour assister à ce moment que je
pressens de grande importance, contactez au plus tôt
Didier Lehénaff au 01 41 74 43 11 et au 06 08 01
98 14, ou écrivez à SVPlanete@cegetel.net
Pour conclure ce premier volet « Nature », ayez toujours à
l’esprit qu’il ne nous est pas demandé individuellement de tout
faire en matière de respect et de protection de notre
environnement, mais que chacun(e) d’entre-nous peut/à le devoir
de faire quelque chose, même si certaines de nos actions peuvent
paraître comme des gouttes d’eau dans l’océan.
Rien n’est jamais inutile lorsque c’est fait avec respect,
sincérité et amour.
Regardez à nouveau sur la partie gauche de l’image illustrant cet
article, et voyez ce que l’on peut faire/récupérer, seul, en 45
minutes…
Durée de vie des déchets dans la nature
(sans évoquer l’empoisonnement et les dérèglements que ces
déchets génèrent… )
Mouchoir en papier = 3 mois
Journal = 3 à 12 mois
Allumette = 6 mois
Mégot de cigarette = 1 à 5 ans
Chewing gum = 5 ans
Peau de fruit = 3 mois à 2 ans
Briquet en plastique = 100 ans
Boîte en aluminium = 100 à 500 ans
Sac ou gobelet en plastique = 100 à 1000 ans
Polystyrène expansé = 1000 ans
Carte téléphonique = 1000 ans
Verre = 4000 ans
A très bientôt sur ce même website, pour aller plus avant dans
cette démarche qui a pour objectif d’interpeller les acteurs que
nous sommes toutes et tous dans l’orientation que nous donnerons
à notre proche avenir. Nous en sommes les seuls décideurs.
Car il est vrai que l’heure est (très) grave, et le problème
dépasse de très loin le seul aspect environnemental. Je vous
donnerai bientôt quelques voies à explorer pour vous faire votre
propre idée de la situation planétaire.
Sans vouloir tendre vers le catastrophisme, toutes les pistes et
initiatives méritent maintenant d’être étudiées, relayées et
urgemment appliquées.
Le Sport comme vecteur d’éducation à la protection et au respect
de notre environnement en est une, très puissante selon
moi.
Il est également un formidable générateur de contacts, de liens
et de relations humaines qui sont déterminants pour notre futur
proche, tout étant lié sur notre planète, et plus largement dans
l’Univers.
Nous n’avons que très peu d’années (et pas des décennies !)
devant nous si l’on veut tenter de changer le monde dans lequel
nous vivons, ou tout du moins l’améliorer, et essayer de ralentir
ou stopper la machine ; il faut bien avoir cela à l’esprit !
Bon début de saison à toutes et tous, et méditons sur cette première intervention et de quelle manière elle nous impacte…
PS : Je profite de cet article pour vous informer, à ma plus grande peine, de mon retrait total de l’aventure du Sapin souriant, du Tri Sapin et de tout ce qui se rapporte à cette tranche de 11 années de ma vie. Ce départ a à voir en grande partie avec le thème environnemental et humain développé dans cet article. Si vous souhaitez plus d’infos de ma part à ce sujet, cela ne pourra se faire qu’au travers d’un message à titre privé. Vous pouvez donc m’écrire ici : ravenman@wanadoo.fr




texte plus grand
texte plus petit





commentaires
12 Mars 2006, par : Alain Ribaultbravo pour votre action "écolo"
ça m'énerve de + en + les gens qui jettent les choses à vélo , il faut
les disqualifier!
12 Mars 2006, par : Vincent DepretDepuis juin 99, j'organise avec mon club, Les Sharks de Chimay en Belgique, un triathlon promo (en piscine), nous espérons passer au 1/4 en 2007, mais avant il faut que l'on prouve que triathlon peut aller avec environnement, car nous avons choisi comme lieu de baignade, une réserve d'eau potable !
Depuis le début de notre aventure, nous faisons courir nos participants dans le parc du Prince de Chimay (Et oui, nous avons un Prince dans notre petite Ville), Chaque année, au briefing, j'insiste pour que les triathlètes ne jettent rien sauf dans les poubelles situé au ravito, par chance ça marche !
12 Mars 2006, par : Nicolas Raddeun petit message pour vous soutenir dans votre action pour le respect de la planéte.
Triathlète (depuis 16 ans) et fervant défenseur de la planète grâce à tous les petits gestes possibles du quotidien (tri, économie d'énergie, respect de l'eau), je suis en parfait accord avec les thèmes que vous revendiquez dans votre nouvelle association.
Alors oui trions nos déchets, ne jetons pas nos sachets de barre de céréales ou autres ... respectons la nature elle nous le rendra, et nous lui devons bien cela.
17 Mars 2006, par : René MouginComment ne pas adhérer à cette cause ? 10/10 ravenman !
Certains phénomènes de destruction de notre planète, dûs à l'homme essentiellement, sont déjà irréversibles, en être conscient est un minimum, ne rien faire pour changer les choses est suicidaire...
Le temps compte et chaque geste compte.
La Calédonie n'est malheureusement pas épargnée, on jette sur terre...on jette dans le plus grand lagon du monde...
Notre voisin, l'Australie, qui n'a pas toujours été exemplaire en ce domaine (ex essais nucléaires...), a acquis avec le temps un comportement beaucoup plus respectueux et responsable vis à vis de cette terre qui nous fait vivre et sait transmettre ce message à ses enfants.
Nous ne pourrons jamais revenir en arrière mais nous pouvons revenir sur nos pas ramasser un détritus...
Je mets un lien ou l'intégralité de ce sujet sur notre forum calédonien de triathlon afin que cet article soit consulté par le plus grand nombre.