Publié le: 25 Janvier 2006
Par: Laurent Guivarch
Lien: http://www.laurent-guivarch.onlinetri.com

Eau libre : proposition d’un travail spécifique et ludique

Photo par Xtriathlon

Nous avons demandé à Laurent Guivarch, étudiant en master 2 préparation physique à Toulouse et Triathlète Elite au Rennes Triathlon, d'approfondir certains aspects de la natation… chose qu'il fait dès aujourd'hui grâce à ses connaissances du domaine
Bonjour à tous. Pour commencer, un grand merci à Roland Beaubois de me permettre d’intervenir sur le site d’Xtriathlon. Je vais ainsi pouvoir profiter d’une grande tribune pour vous faire partager ma petite expérience de la natation.

Aujourd’hui, je vous fais profiter d’une situation que j’ai découverte cette année avec les nageurs d’eau libre du pôle espoir de Toulouse.

Comment ne pas être consterné quand on arrive sur le bord du bassin et que l’on voit 6000m écrit en gros sur le tableau…

En effet pour être performant en ½ fond, il faut nager de nombreux km (ce n’est un secret pour personne…). Un des problèmes pour les entraîneurs est de lutter contre la monotonie et notamment lors de séance de capacité aérobie (ex : 3*1000m..). C’est pourquoi je vous propose une situation amusante (certains la connaissent peut-être !) qui vous permettra de modifier un peu la monotonie de ces entraînements…

Au pôle, la situation s’appelle « la chenille »

Il s’agit de parcourir une distance longue (au moins 800m) par groupe de 3 à 5 nageurs qui passent des relais. Le but est de former des groupes plus ou moins homogènes (il ne faut pas trop d’écart entre les performances individuelles) puis de nager la distance prévue en restant dans les jambes de celui qui nous précède. On peut décider de passer des relais plus ou moins courts : par exemple pour un 800m avec 4 nageurs, on peut réaliser des relais de 100 ou 200m.
Pour passer le relais, le nageur de tête effectue son virage puis, après sa coulée, il se décale vers la gauche pour laisser passer le deuxième nageur. Le nageur de tête se laisse ainsi glisser jusqu’à la dernière place… et ainsi de suite…

L’objectif de ce type de travail peut être double :

• Si le groupe est très homogène, il doit pouvoir parcourir la distance plus vite que si chaque nageur étaient seul (pour une même intensité, bien sûr !)

• Si le groupe est un peu hétérogène, les meilleurs vont réaliser une séance de capacité aérobie pendant que les plus faibles vont réaliser une séance de développement du seuil anaérobie (cela est variable, ce n’est qu’un exemple).

Ce travail peut aussi servir à apprendre à subir les variations d’intensités de nage en course (comme c’est souvent le cas en eau libre) : par exemple si on reprend notre groupe de 4 nageurs, on peut demander (discrètement) à un nageur d’accélérer son relais, cela obligera les autres à s’adapter.

Pour finir, il y a sûrement d’autres déclinaisons possibles de cette séance, je n’ai pas eu le temps de tout tester ;-). Mais je serais ravi d’avoir vos commentaires sur le sujet. Ce que je peux vous dire sur cette séance c’est qu’elle remporte un réel succès quand elle est mise en place.

Le site de Laurent : http://www.laurent-guivarch.onlinetri.com

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commentaires


25 Janvier 2006, par : bravo!!
je pense quel une bonne méthode pour rompre la mono.
j'essaierai la prochaine fois...
Rob.


02 Février 2006, par : laurentc'est ce qui est fait dans le cyclisme, on invente rien, mais c'est bien de le rappeler


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