Publié le: 03 Janvier 2006
Par: Claude Neerdael
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Les tests lactates : un indiscutable apport pour l’athlète

Photo par Claude Neerdael

Claude Neerdael est Belge et passionné de recherche sur l'entraînement, plus particulièrement celui des triathlètes. Il nous livre ses premières études sur le suivi longitudinal de ses jeunes recrues
Depuis plusieurs années, nous utilisons les tests lactates pour le suivi de triathlètes dans l’optique sport loisir et dans l’optique compétition. En respectant un protocole précis et avec l’aide d’un logiciel fiable, nous avons pu observer dans un premier temps, l’indiscutable apport de cette méthode de travail dans le suivi de l’entraînement. Inlassablement et loin des querelles stériles entre partisans et adversaires, nous travaillons dans le seul but d’aider l’athlète à progresser sereinement mais aussi en le responsabilisant.

Aujourd’hui, nous pouvons formuler des hypothèses résultant de nos observations :

1°) La progression de la zone d’endurance et de la valeur de la Vitesse Maximale Aérobie est surtout régulière dans la première année d’entraînement. Pour des lactates plus bas ou égaux par rapport aux valeurs de départ, l’athlète cours et nage plus vite. L’entraînement est essentiellement aérobie à base d’endurance fondamentale et d’endurance sous le seuil des +/- 4 mmoles/l de lactates (variations individuelles, pont d'inflexion, pente de la courbe). L’athlète devra respecter les fourchettes de pulsations préconisées pour ces types d’efforts et les allures aérobies extensives pour la natation.
L’apport de la technique de nage et de course est aussi indispensable pour un geste précis et de plus en plus efficace.

2°) Nous avons pu constater qu’il existe une progression régulière de novembre à février, dans les zones délimitées de 2et 4mmoles/l de lactates et maximales (VMA). Cela est bien en rapport avec le contenu des cycles de préparation où l’amélioration de la zone d’endurance est le premier objectif de l’entraîneur. Les hauts niveaux de « seuils » et de vitesse maximale aérobie sont relevés en janvier pour des triathlètes sans doute trop précoces mais surtout en fin mars et cela correspond bien aux souhaits du coach. Des contrôles effectués en mai, juillet et même août confirment des valeurs hautes en VMA (les plus élevées de la préparation).
A noter aussi lors de la phase d’arrêt (octobre) lors de la reprise des tests, la conservation de la vitesse ou de la puissance sur le vélo mais diminution évidente du seuil endurance, avec récupération de ce seuil au printemps et augmentation de la vitesse ou puissance par la suite (évolution en paliers…).

3°) Nous notons malheureusement, durant la préparation, des cas de stagnation ou de régression des niveaux d’efforts précités (environ 20%) avec des cas avoués de baisse de régime en raison de vacances ou de maladie. Il y a plusieurs causes possibles pour expliquer une régression : non respect souvent avoué des pulsations, problème technique ou médical, niveau de motivation… etc. Ce constat ne doit pas cacher l’indispensable et permanente remise en question de l’entraîneur lorsque cela s’impose.

4°) Sur un plan pédagogique, le sportif reçoit une information de qualité (tableau, courbes,… etc). Il entre dans une relation de confiance au vu de l’amélioration de ces allures et s’implique généralement bien dans ce système de tests et d’évaluation toutes les 6 semaines durant la préparation hivernale. Il comprend les notions d’endurance pure, de zone de transition et de vitesse maximale et il sait pourquoi il doit respecter les allures. Il est demandé d’éviter, durant cette préparation, la participation à des épreuves non représentatives de sa discipline.

5°) La progression idéale expliquée ci-dessus deviendra moins évidente après trois ou quatre années d’entraînement. En effet, des facteurs limitants d’ordre physiologique et psychologique font ralentir l’évolution positive. L’entraîneur devra anticiper le plus possible cette constatation en utilisant plusieurs stratégies et d’autres moyens. Il s’agit là d’un travail de recherche à long terme. L’interprétation et l’exploitation des tests pourront faire l’objet d’un prochain article. Nous avons déjà pu tirer certaines conclusions mais elles n'ont pas de valeurs statistiques.

> fin de l'article

commentaires


08 Janvier 2006, par : Pas de commentaire pour le moment


12 Janvier 2006, par : Neerdael ChristianRecherche intéressante pour les triathlètes!


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