Les tests lactates : un indiscutable apport pour l’athlète
Photo par Claude Neerdael
Aujourd’hui, nous pouvons formuler des hypothèses résultant de nos observations :
1°) La progression de la zone d’endurance et de la valeur de la
Vitesse Maximale Aérobie est surtout régulière dans la première
année d’entraînement. Pour des lactates plus bas ou égaux par
rapport aux valeurs de départ, l’athlète cours et nage plus vite.
L’entraînement est essentiellement aérobie à base d’endurance
fondamentale et d’endurance sous le seuil des +/- 4 mmoles/l de
lactates (variations individuelles, pont d'inflexion, pente de la
courbe). L’athlète devra respecter les fourchettes de pulsations
préconisées pour ces types d’efforts et les allures aérobies
extensives pour la natation.
L’apport de la technique de nage et de course est aussi
indispensable pour un geste précis et de plus en plus efficace.
2°) Nous avons pu constater qu’il existe une progression
régulière de novembre à février, dans les zones délimitées de 2et
4mmoles/l de lactates et maximales (VMA). Cela est bien en
rapport avec le contenu des cycles de préparation où
l’amélioration de la zone d’endurance est le premier objectif de
l’entraîneur. Les hauts niveaux de « seuils » et de vitesse
maximale aérobie sont relevés en janvier pour des triathlètes
sans doute trop précoces mais surtout en fin mars et cela
correspond bien aux souhaits du coach. Des contrôles effectués en
mai, juillet et même août confirment des valeurs hautes en VMA
(les plus élevées de la préparation).
A noter aussi lors de la phase d’arrêt (octobre) lors de la
reprise des tests, la conservation de la vitesse ou de la
puissance sur le vélo mais diminution évidente du seuil
endurance, avec récupération de ce seuil au printemps et
augmentation de la vitesse ou puissance par la suite (évolution
en paliers…).
3°) Nous notons malheureusement, durant la préparation, des cas de stagnation ou de régression des niveaux d’efforts précités (environ 20%) avec des cas avoués de baisse de régime en raison de vacances ou de maladie. Il y a plusieurs causes possibles pour expliquer une régression : non respect souvent avoué des pulsations, problème technique ou médical, niveau de motivation… etc. Ce constat ne doit pas cacher l’indispensable et permanente remise en question de l’entraîneur lorsque cela s’impose.
4°) Sur un plan pédagogique, le sportif reçoit une information de qualité (tableau, courbes,… etc). Il entre dans une relation de confiance au vu de l’amélioration de ces allures et s’implique généralement bien dans ce système de tests et d’évaluation toutes les 6 semaines durant la préparation hivernale. Il comprend les notions d’endurance pure, de zone de transition et de vitesse maximale et il sait pourquoi il doit respecter les allures. Il est demandé d’éviter, durant cette préparation, la participation à des épreuves non représentatives de sa discipline.
5°) La progression idéale expliquée ci-dessus deviendra moins évidente après trois ou quatre années d’entraînement. En effet, des facteurs limitants d’ordre physiologique et psychologique font ralentir l’évolution positive. L’entraîneur devra anticiper le plus possible cette constatation en utilisant plusieurs stratégies et d’autres moyens. Il s’agit là d’un travail de recherche à long terme. L’interprétation et l’exploitation des tests pourront faire l’objet d’un prochain article. Nous avons déjà pu tirer certaines conclusions mais elles n'ont pas de valeurs statistiques.












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commentaires
08 Janvier 2006, par : Pas de commentaire pour le moment
12 Janvier 2006, par : Neerdael ChristianRecherche intéressante pour les triathlètes!