Publié le: 02 Décembre 2005
Par: Xtriathlon
Lien: http://www.nina-kraft.de/

"Chacun a droit à une seconde chance"

Photo par Xtriathlon

"J'ai choisi le bon chemin", voilà les premiers mots prononcés par Nina Kraft sur son site Internet, à la fin de l'année de bannissement suite à sa condamnation pour dopage après la finale Hawaiienne 2004
"Tout est de ma faute, j'ai sali le sport de haut niveau." A travers des larmes et une voix tremblante, Nina Kraft confessait, une année jour pour jour après son triomphe lors des Championnats du Monde Ironman à Hawaii, qu'elle s'était dopée – et on le comprendra, qu'elle n'était pas excusable. Samedi dernier marquait la fin de sa période d'un an de bannissement que la Fédération Allemande de Triathlon lui avait alors affligée, revenant sur sa décision de l'empêcher de courir pendant deux ans.
C'est Hans Dieter Schlawis, célèbre rédacteur sportif, qui a rencontré l'allemande de 36 ans en Floride.

Comment te sens-tu après cette année plutôt marquante ?
Je vais bien. Je m'entraîne intensivement, je travaille pour faire mon retour à la compétition, mais aussi parce que c'est mon métier de triathlète pro. Je m'entraîne trois ou quatre jours d'une manière très dure et après je relâche un peu, comme cela les séances de rythme reviennent plus facilement.

Qu'est-ce qui a changé pour toi en un an ?
Le triathlon m'apparaît plus amusant maintenant. J'ai découvert des attitudes différentes. Je ne veux pas forcer les choses et je ne veux pas que quoi que ce soit m'influence désormais. Après cette plongée dans les abîmes, j'ai trouvé ma voie, une nouvelle fois.

Cela signifie-t-il que tu vas revenir bientôt ?
Pourquoi revenir ? Je ne continue que ce que j'avais commencé. Et peu importe comment les gens appelleront cela, pendant cette année je n'ai pas gagné d'Ironman. Mon plus grand souhait et but est d'être présente à Kailua Kona/Hawaii en 2007, sur la ligne de départ. J'aimerais prolonger ma carrière de triathlète professionnelle encore deux ou trois ans. Tout le monde fait des erreurs, même des grosses. J'ai appris à faire avec. Mais une chose est sure: chacun a droit à une seconde chance.

Tu vas donc te concentrer essentiellement sur le triathlon ?
Clairement, c'est ce qui fait ma vie pour le moment. J'ai néanmoins débuté des cours afin de devenir entraîneur dans le domaine de la nutrition, et je prends des cours par correspondance dans le domaine de la préparation mentale. Cela m'a beaucoup aidée et amusée. Peut-être utiliserai-je ce que j'ai appris plus tard, lors de ma reconversion.

Est-ce que tu as regardé l'Ironman 2005 à la télévision ?
Non.

Qu'as tu pensé en voyant le Belge Rutger Beke prendre le départ d'Hawaii, après la réussite de sa défense concernant ses tests EPO en 2004. Penses-tu que tu aurais pu dire autre chose ?
Si j'avais menti, je n'aurais pas pu apaiser ma conscience. Je crois en la vérité et au fait que chacun a droit à une seconde chance. Si cela était différent cela serait mauvais pour le monde et pour le développement de notre sport. Je pense avoir choisi l'unique voie, même si c'est la seule à être difficile. Pour moi c'était la meilleure décision.

Et comment ça va désormais ?
Après le petit déjeuner j'irai m'entraîner encore. Je continue sur ma voie.

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