"Chacun a droit à une seconde chance"
Photo par Xtriathlon
C'est Hans Dieter Schlawis, célèbre rédacteur sportif, qui a rencontré l'allemande de 36 ans en Floride.
Comment te sens-tu après cette année plutôt marquante
?
Je vais bien. Je m'entraîne intensivement, je travaille pour
faire mon retour à la compétition, mais aussi parce que c'est mon
métier de triathlète pro. Je m'entraîne trois ou quatre jours
d'une manière très dure et après je relâche un peu, comme cela
les séances de rythme reviennent plus facilement.
Qu'est-ce qui a changé pour toi en un an ?
Le triathlon m'apparaît plus amusant maintenant. J'ai découvert
des attitudes différentes. Je ne veux pas forcer les choses et je
ne veux pas que quoi que ce soit m'influence désormais. Après
cette plongée dans les abîmes, j'ai trouvé ma voie, une nouvelle
fois.
Cela signifie-t-il que tu vas revenir bientôt ?
Pourquoi revenir ? Je ne continue que ce que j'avais commencé. Et
peu importe comment les gens appelleront cela, pendant cette
année je n'ai pas gagné d'Ironman. Mon plus grand souhait et but
est d'être présente à Kailua Kona/Hawaii en 2007, sur la ligne de
départ. J'aimerais prolonger ma carrière de triathlète
professionnelle encore deux ou trois ans. Tout le monde fait des
erreurs, même des grosses. J'ai appris à faire avec. Mais une
chose est sure: chacun a droit à une seconde chance.
Tu vas donc te concentrer essentiellement sur le triathlon
?
Clairement, c'est ce qui fait ma vie pour le moment. J'ai
néanmoins débuté des cours afin de devenir entraîneur dans le
domaine de la nutrition, et je prends des cours par
correspondance dans le domaine de la préparation mentale. Cela
m'a beaucoup aidée et amusée. Peut-être utiliserai-je ce que j'ai
appris plus tard, lors de ma reconversion.
Est-ce que tu as regardé l'Ironman 2005 à la télévision
?
Non.
Qu'as tu pensé en voyant le Belge Rutger Beke prendre le
départ d'Hawaii, après la réussite de sa défense concernant ses
tests EPO en 2004. Penses-tu que tu aurais pu dire autre chose
?
Si j'avais menti, je n'aurais pas pu apaiser ma conscience. Je
crois en la vérité et au fait que chacun a droit à une seconde
chance. Si cela était différent cela serait mauvais pour le monde
et pour le développement de notre sport. Je pense avoir choisi
l'unique voie, même si c'est la seule à être difficile. Pour moi
c'était la meilleure décision.
Et comment ça va désormais ?
Après le petit déjeuner j'irai m'entraîner encore. Je continue
sur ma voie.




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