Publié le: 05 Octobre 2005
Par: Roland Beaubois

Survivre au départ d'un triathlon

Photo par Xtriathlon

Le départ d'un triathlon est un véritable casse-tête pour bon nombre d'entre nous. En effet comment être sûr de ne pas se prendre de coup de ceux qui, dans le même bain que nous, se posent aussi les mêmes questions
Le départ d'un triathlon, notamment ceux qui regroupent un grand nombre de concurrents, peut être un obstacle quasiment insurmontable pour certains.
En effet, à la peur de la première expérience, alors qu'on a déjà encaissé quelques coups et bu quelques tasses, viennent s'ajouter l'appréhension, l'intimidation puis la frustration de se battre et de se fatiguer pour rien, alors qu'on est là pour nager… Le découragement n'est pas loin, et l'on se demande même à quoi bon faire ce sport ?

D'ailleurs certains organisateurs ont pris le taureau par les cornes et ont déjà scindé en deux départs distincts les femmes et les hommes, histoire que ces premières se fassent un peu moins malmener par leurs homologues masculins, prêts à tout pour prendre la place de celui qui se trouve devant…

Mais revenons à notre départ. Que cette première expérience ne vous fasse pas peur; de deux choses l'une : considérez-là comme un mauvais souvenir à oublier, ou bien servez-vous en pour améliorer votre parcours dans l'eau.
Le départ, pour la très grande majorité des compétiteurs, est un moment complètement dingue de jaillissements en tous genres, de grandes éclaboussures, d'arrêts et départs, de contacts physiques (alors qu'on se trouvait tous sympathiquement sur la plage quelques secondes auparavant !) ou encore de nageurs essayant de se séparer de celui qui le colle à droite, pour se rabattre sur celui de gauche…
C'est un moment un peu fou de ce qui peut être considéré pour certains comme la partie la plus difficile d'un triathlon, et pour laquelle nous allons essayer de vous donner quelques trucs.

1. Imaginez le pire. Rendez-vous sur le lieu de la course en vous disant que, de toutes manières, le départ ne sera pas facile. Pensez déjà aux contacts que vous aurez avec d'autres athlètes. Vous donnerez des coups involontaires, mais les autres aussi ! La grande majorité du temps, ce n'est pas exprès que les autres vous donnent un coup de pied ou de coude. Pensez aussi que cette sorte de chaos du tout départ ne durera pas pendant tout le parcours, et que cela se calmera dès lors qu'une séparation se sera faite entre les meilleurs nageurs et les plus lents.

2. Ne paniquez pas. Surveillez votre respiration. Restez aussi relaxé que possible, et laissez celui qui le voudra prendre les devants. Ne laissez jamais les autres prendre le dessus de votre état d'esprit. Vous êtes venu là pour faire du sport et prendre du plaisir, pas pour vous battre.

3. Restez sur les côtés. Beaucoup essayent de rester à l'intérieur du paquet, aussi près de la ligne et des bouées qu'ils le peuvent. C'est une erreur. Si vous voulez être plus tranquille et nager à votre rythme, éloignez-vous de la masse. Débutez la course sur le côté et tracez-vous une ligne qui vous mènera à la première bouée. Vous ne profiterez peut-être pas du chemin le plus court, mais vous serez assuré de ne pas stresser durant le parcours natatoire.

4. Ne courez en sortant que lorsque vous aurez de l'eau aux genoux. Souvent on peut observer des nageurs qui se relèvent alors que la berge se trouve encore assez loin, et essaient tant bien que mal de courir dans 1 mètre d'eau ou plus. De temps à autre même (lors de la natation en plan d'eau notamment), les berges ne font que quelques mètres et le fond est très vite arrivé ! Le fait d'attendre le dernier moment pour vous mettre debout vous fera gagner un peu de temps à la sortie de l'eau, car vous n'aurez pas à vous fatiguer et vous ralentir à courir dans l'eau.

5. Faites de plus petits mouvements lorsque l'eau est encore en furie. Le passage de centaines de concurrents provoque inévitablement des remous et des vagues, ce qui ne vous aidera pas à développer votre technique fraîchement acquise. Faites alors de plus petits mouvements, surtout si vous nagez en mer un jour un peu agité. Cette technique vous aidera à vous rassurer et vous aidera beaucoup. Une fois que les choses se seront calmées, revenez à vos basiques en allongeant vos mouvements afin de maximiser votre glisse et ainsi garder toute votre énergie… pour plus tard !

> fin de l'article

commentaires


06 Octobre 2005, par : laurentje reconnais cette photo c'est l'Ironman de Gérardmer 2004, j'y été, c'était bien, aucune autre course peut rivaliser avec ce format de course. La distance Ironman est la distance reine du Triathlon...


06 Octobre 2005, par : Roland / XtriathlonBravo Laurent, bien vu pour la photo ! J'étais sur le bateau, et j'ai pu constater sur l'eau que ce qui est dit dans l'article peut vraiment s'y appliquer... dedans !


06 Octobre 2005, par : Vincent DepretJ’aime comparer le départ triathlon à celui d’un MotoCross (et j’aime ça !), mais cette année, je me suis cassé le poignet lors d’une chute en vélo, mais ne voulant pas commencer mon hiver en septembre, j’ai repris un dossard 4 semaines après ma chute, j’ai donc décidé de prendre le moins de risque possible en natation, je suis donc parti sur le coté, ce qui ma permis de n’être gêné par personnes et de pouvoir faire ma passion qu’est le triathlon !


11 Octobre 2005, par : collé romualdma première année, j'ai participé au triatjlon de gerardmer, j'ai effectivement accumulé tout ce que vous decrivez dans cet article, avec pas loin de 400 participants, un départ peu faire peur!
je me suis retrouvé avec le coeur battant à toute vitesse, pourtant j'ai tenté de me mettre sur le coté du "paquet", mais le problème, c'est que c'est l'idée de nombreux concurents!!


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