Publié le: 02 Septembre 2005
Par: Eric Monnet
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Regrets Valentinois

Photo par Eric Monnet

Pour la 7ème année consécutive, Eric Monnet avait envie de vivre les moments intenses et uniques procurés par l’Embrunman. En 2004, après une course réussie, il pensait déjà à l’édition suivante et espérait monter sur le podium
Début 2005, les symptômes de douleurs musculaires que je ressens depuis 2 à 3 ans semblent plus importants qu’à l’accoutumée… Je veux tout faire pour savoir ce dont il s’agit. Plusieurs examens médicaux laissent penser à un épaississement de la paroi des artères fémorales, diminuant l’afflux sanguin au niveau des membres inférieurs. Ce « mal »est relativement connu dans le milieu cycliste. Cela sera confirmé par une IRM prévue début août… J’ai tout à coup l’impression d’être « diminué ».

Le 17 juillet débute le stage aux Orres. C’est avec un réel plaisir que j’organise, pour la 5ème année consécutive, un stage de préparation commun. A cette date, je n’ai pas couru depuis près de 4 semaines, souffrant également d’une tendinite au tendon d’Achille. J’ai simplement couru à St Paul et Montélimar pour « rester dans le bain », mais en re-déclenchant la douleur chaque fois. Dans ces conditions, je doute de plus en plus de ma participation à l’épreuve. Mon médecin partage d’ailleurs cet avis !
Contre toute raison, j’ai quand même choisi de suivre intégralement la préparation, course à pied comprise, n’acceptant pas l’idée de rester sur la touche le 15 août.
La première séance ne me redonne pas le moral : je cours à 11/12 km/h, en boitant tant la douleur est vive. Par la suite, le talon est exagérément enflé, et la douleur toujours présente malgré pommades et bains de glace…
Tant pis, je continue.
Et, de fil en aiguille, je parviens à faire tous les entraînements !
La douleur, toujours présente, s’est stabilisée, et a même diminué au fil des 2 semaines
En fin de stage, je m’inscris sur la course.

Les jours qui précèdent :
Le cortège habituel de doutes et de pensées négatives revient à grands pas. Du coup, je ne parviens pas à me concentrer sur la course, encore moins à la « visualiser ». J’ai hâte que tout cela soit terminé, et l’impression que le plaisir n’y est plus. La participation à cette course semble devenir une « corvée » !
Pourtant, avec l’expérience, je sais très bien que ce genre de pensées est fréquent les jours précédents, et qu’il faut passer outre, pour rester confiant, positif et concentré sur la course.
Je ne me sens pas prêt du tout « au combat », en tout cas je n’ai pas l’état d’esprit nécessaire pour accéder au podium !
La veille au soir, un vent très fort souffle sur Embrun. La fraîcheur de la nuit me fait redouter le pire pour le lendemain, d’autant que la météo annonce une baisse des températures.

La course :
Comment décrire ce que l’on ressent à 4h30, lorsque le réveil sonne, et que celui-ci vient écourter une nuit de sommeil de toute façon la plupart du temps de qualité médiocre ?
On a l’impression d’aller vivre le « jour le plus long », et l’on se sent très « petit » au regard de la tâche à accomplir. Il fait froid, plus que d’habitude ce matin-là, mais le vent est tombé.
Au niveau du parc vélo règne le calme habituel. Cette année, aucune musique n’accompagne les athlètes dans leurs derniers préparatifs, ce qui ajoute une note de gravité de à l’instant présent !
20’ avant l’heure fatidique, la plupart des athlètes sont sur la plage de galets, à attendre, les pieds engourdis de froid, et dans la nuit encore noire, le départ, la libération.
L’émotion monte en flèche lorsque le speaker annonce un moment de silence, et une pensée pour 2 athlètes : Eric Caradot, qui nous a récemment quitté, victime d’un accident de la route, et Pierre Dorez qui lutte contre la maladie. C’est dans ces instants que l’on relativise un certain nombre de choses…

5h50, le départ est donné pour les handisports, mais aussi, cette année pour les filles.
6h00, le départ est donné. Il s’agit dès lors de courir le plus vite possible pour éviter les coups.
Je prends un départ correct, sans plus. J’ai du mal à me concentrer sur la course, et j’ai l’impression d’être « ailleurs »…
Je me retrouve dans un groupe de nageurs dans lequel je me doute de la présence de Martinez, mais aussi de Pascal. Comme je le pensais, nous entrons en collision avec les filles que nous remontons. Etant donné la pénombre, impossible d’éviter de les gêner !
Au 2ème tour, je reconnais Pascal. Nous nageons côte à côte. Nous sortons d’ailleurs ensemble en un peu plus de 53’, ce qui est conforme à nos prévisions et temps habituel.

Vélo
Ayant effectué une transition un peu plus rapide que Pascal, je pars avant lui. Comme les années précédentes, je pars avec l’espagnol Martinez. Si, l’an dernier, j’avais décidé de le suivre (en vain) dans la première ascension (6 km) cette année, je préfère rester à mon rythme. Je vois l’écart se faire, doucement, mais irrémédiablement. Au sommet de la côte, je ne l’ai plus en point de mire. Il fait froid, très froid même, sur ce début d’épreuve cycliste.

Les sensations sont bonnes. Je rattrape sur les 20 premiers kilomètres le Polonais Zglinsinsky, Fabrice Biteaud, Thierry Claes, Thierry Zieger. Mais ces athlètes mettent un point d’honneur à ne pas se laisser distancer…
Le polonais, jouant souvent avec les limites du drafting prendra d’ailleurs un carton noir.
A 8h15, nous passons en 7ème position, groupés au rond point de Baratier (km 43). Cela correspond à une base de 6h15/6h20 en vélo. C’est tout bon !
Dans la vallée du Guil qui nous conduit au pied de l’Izoard, nous luttons contre un vent de face qui se fait de plus en plus fort. Je décide d’accélérer l’allure, ayant la désagréable sensations d’avoir des « caravanes » accrochées dans le dos… Je reprend alors Franck Borgia qui semble « scotché ». Je suis alors en 6ème position.
Je suis surpris d’entendre, que depuis le début du vélo, je reste à 6/7’ de la tête de course. Je ne sais pas qui est devant, mais cela ne roule pas très vite pour l’homme de tête (il s’agit en fait de Neveu qui n’est pas dans un grand jour).
Au pied de l’Izoard, je n’aperçois plus que Biteaud qui me rejoint et avec qui je vais partager de nombreux kilomètres. Connaissant ses qualités pédestres, je me dis qu’il va faire une place.
Le vent de face est très marqué, et la première partie du col n’offre aucun abri. C’est une galère ! Nous rattrapons Patrick Bringer qui paraît lui aussi « planté », mais qui finalement va s’accrocher, et même nous lâcher sur la fin du col (nous ne le reverrons d’ailleurs jamais plus). Je suis impressionné par sa performance. Sont passés en tête Reboul, Neveu, Martinez et Collucci (plus que surprenant Brésilien de 19 ans qui participait 8 jours avant aux championnats du monde longue distance !).
Je passe 6ème juste derrière Bringer et devant Biteaud qui me rattrapera dans la descente, à 8’ de la tête.
J’ai mis 58’ pour monter le col, contre 51’ l’an dernier ! C’est dire les difficultés dues aux inhabituelles conditions de froid et de vent contraire de cette année !
Dans la descente, je commence à souffrir, comme beaucoup, du froid (il fait 6° et le vent de face est très violent). Au bout de quelques kilomètres, je commence à frissonner, puis à trembler. Je manque de chuter sur un virage, après un freinage délicat. Je suis gelé !
Il faut quand même penser à boire et à manger jusqu’à Briançon…
Heureusement, les kilomètres suivant Briançon, et contrairement aux autres années, le vent nous pousse très fort.
J’ai les jambes très dures, et chaque petite bosse est un enfer. Biteaud m’a repris, et me distance sur cette partie. Je me réchauffe petit à petit, mais suis « planté ». L’écart avec la tête augmente sans cesse… J’ai l’impression que le froid m’a épuisé. Je roule en me retournant sans cesse, pensant que « tout le monde » va revenir de l’arrière. Je pense aussi à Pascal, et n’aurai pas été surpris de le revoir ! Ce n’est qu’à la côte de Pallon (km 145) que les sensations reviennent, mais j’ai perdu beaucoup de temps.
Dès lors, je me sens de mieux en mieux, et la dernière difficulté (côte de Chalvet) me permet de revenir sur le courageux Cyrille Neveu, à la dérive, mais qui ira au bout de la course (chapeau, belle image), et sur Biteaud.
Je rentre au parc 5ème derrière Martinez (à 15’ derrière !!!), Reboul, Collucci et Bringer.
Je réalise 6h19, soit à peu près le temps de 2004 mais 6’ de plus qu’en 2003 (même s’il est vrai que cette année-là, les conditions météo étaient très favorables).

Course à pied :
Dès le départ du marathon, j’adopte un rythme très (trop) confortable. Ayant commis l’erreur de ne pas avoir de chrono, je ne m’aperçois pas que je m’endors sur un faux rythme. Avec le recul, je pense aussi que le rythme plus lent des séances càp en raison de la tendinite m’a influencé.
Ma compagne, Nicole, me demande régulièrement si ça va. Je lui répond favorablement chaque fois mais je me sens presque « honteux » de ne pas me livrer plus, restant sur cette impression de facilité, et n’ayant aucune envie de ma faire mal, ni de prendre de risques…
Comme prévu, Biteaud me passe rapidement, au 3ème km, à 3 km/h de plus… Pour la suite, j’aurai eu besoin de coup de pied aux fesses !
Je me suis conforté dans cette « sous allure », étant très à l ‘aise, ne ressentant aucune souffrance, et n’ayant aucune envie de passer la vitesse supérieure.

Au km 6, je croise Bernard Charrol en compagnie de Manu Chabannes qui vont grimper Chalvet et en finir avec le vélo. Suivent juste derrière Philippe Agier, puis Philippe Rochedy.
Le passage sur la digue, aller retour sur 4,5 km, nous permet de mesurer les écarts.
Je croise Les premiers, Martinez, Reboul, Bringer (déjà remonté 3ème !), Collucci et Biteaud. Derrière, l’écart est important. A la fin de la digue je croise Pascal qui se situe en 16ème place.

Tel un (lent) métronome, je continue le marathon à un rythme confortable. Ce n’est qu’au 2ème passage sur la gigue que je prends conscience qu’il est urgent de se réveiller ! Il ne reste plus que 12 km et ça revient de l’arrière : je reconnais notamment Claes (3ème l’an dernier et auteur de 2h56 à pied) qui revient, mais aussi d’autres qui se sont sacrément rapprochés.
Nicole me demande à plusieurs reprises de me secouer, ayant bien conscience que je vais finir par le regretter !
Enfin, mais trop tard, j’accélère fortement. Etant donné la facilité que j’ai à le faire, je prends vraiment conscience de mon erreur. Je me dis alors que je suis vraiment idiot de m’être enfermé dans un « sous – rythme ».
Cela n’empêche pas le retour de Claes, qui me passe au 35ème km. Je reste avec lui jusqu'à 3 km de la fin, mais ne peux pas suivre plus longtemps. A l’arrivée, je suis à plus d’une minute de lui, mais à seulement 2’ de la 5ème place obtenue par Collucci. Celui-ci s’est complètement effondré sur la fin !
Je réalise un marathon très modeste en 3h18 qui me laisse bien des regrets, surtout au vu du faible état de fatigue dans lequel j’ai terminé la course.
J’ai le désagréable sentiment de ne m’être livré qu’à 80 %, comme s’il s’agissait d’un entraînement, et qu’il fallait en garder pour le lendemain !!! C’est terriblement frustrant !

Je franchis la ligne en 10h34, soit 4’ de plus qu’en 2004 et 9 de plus qu’en 2003. J’attends l’arrivée de Pascal qui rêvait d’accéder au top 10. Malheureusement pour lui, cette année, la densité a été très forte. Il termine 13ème avec un super temps de 10h49 (améliorant ainsi encore son record !).

Bilan
L’Embrun Man 2005 me laisse sur une impression étrange, très mitigée. Pour la première fois en 7 ans, je n’atteints pas l’objectif fixé (le podium). J’ai des regrets, ayant l’impression de n'avoir jamais été dans la course au niveau concentration et motivation : 5ème place était « facilement » accessible. Que cela serve de leçon : à niveau (physique, s’entend) égal, il peut y avoir d’énormes différences de résultats selon la manière d’aborder mentalement la course !
Bien sûr, quelques regrets sont aussi apparus à l’annonce du classement par équipe. Cette édition était certainement la moins relevée au niveau classement des clubs ! Il aurait « suffit » que le 3ème TGVR se classe 37ème (Philippe Agier se classe 33ème l’an dernier, avec une densité bien moindre il est vrai) pour être à la première place !
Mais d’un autre côté, étant donné les doutes que j’avais les semaines qui ont précédé, je suis satisfait d’avoir terminé à cette place. De plus, en analysant le résultat chronométrique, je suis tout proche (4’) du temps de 2004 (où je considère avoir fait une course quasi parfaite)…
Je prends aussi conscience que d’accéder au podium sera très difficile, mais je pense être au départ en 2006, avec l’accent mis sur la préparation mentale !

Remerciements :
Embrun est toujours aussi magique, notamment de par la chaleur humaine qui s’en dégage. Les accompagnateurs se sont déplacés en grand nombre une fois de plus pour encourager et soutenir. Merci aux familles Hely Joly et Morier (tricastin), Fustier, Harbonnier, Cini, Rochedy, Charlet, parents et enfants, qui ont été vraiment super. Merci à Lilian, Loic, Jeff, Denis et Christiane Hilaire et tous les autres.
Merci à mon frère David posté de longues minutes sur les pentes balayées par le vent glacial pour nous encourager. Merci à Nicole qui m’a soutenu avant, pendant et après la course et a su me « botter les fesses », merci à Romain, mon autre frère qui a suivi tout le marathon.
Merci à Yves Toutain, du tricastin qui a suivi la course en moto et m’a fait parvenir des photos de la course, à Marc Casanova (Zorbike). Merci aussi à tous ceux que je n’ai pas cité ici, mais, qui étaient présents sur place où ont eu une pensée.
Merci aussi, bien sur, au soutient de l’OSV, auquel j’accorde toujours une grande importance.
Je me permets aussi d’évoquer le nom de Pierre Dorez, qui a souvent été présent dans les pensées de nombre de participants le 15 août.

Les autres athlètes :
En 2001, j’étais le seul TGVR au départ de l’Embrun man. 4 ans plus tard, avec 13 TGVR au départ, c’est le record de participation.
13 au départ et 13 à l’arrivée ! Cela est une réelle satisfaction.
Après les moments forts vécus ensemble, je ne peux m’empêcher d’avoir un remerciement pour tous les TGVR finishers, car cela aussi crée une émulation, une force collective !
J’ai envie de donner un très bref point de vue de ma position d’ « athlète –conseiller » sur chacun d’eux

En premier lieu, je crois qu’il faut souligner haut et fort la performance réalisée par Pascal Dumonceau qui a tendance, à mon goût, à passer trop inaperçue. Les 10h49 réalisées confirment tout à fait son potentiel, l’énorme force et volonté qu’il montre à l’entraînement. Jamais de baisse de régime ou de motivation, jamais blessé, et en progression constante Pascal est à l’écoute, appliqué, et la préparation d’Embrun lui permet de passer d’un niveau moyen en début de saison à un très bon niveau de performance mi août ! Chapeau bas, Pascal

Frédéric Octave (loriol) est venu en stage une semaine durant laquelle il a impressionné tout le monde, moi le premier ! et ce, dans les 3 disciplines. Surtout très fort sur le vélo, il réalise 6h36 à la reconnaissance… en terminant 30ème en 11h23, il progresse d’une heure par rapport à 2004 !

Philippe Agier, plus motivé que jamais et très bien préparé cette année avait placé la barre très haut, souhaitant franchir le cap des 11h30. Malgré un vélo certainement en deçà de ce qu’il aurait pu faire, il classe à nouveau l’équipe (à la 4ème place cette année) avec un temps de 11h55 lui octroyant la 54ème place et la 2ème en vétéran 2. Avoir Philippe dans un stage ou une course, c’est être assuré que tout va toujours très bien. Quel optimisme, quelle volonté, on dirait un cadet ! Bravo Philippe.

Manu Foucher (Romans), réalise 12h10. Même s’il se dit déçu et capable de mieux faire, il améliore son temps de 2003 (portant une année avec de bonnes conditions). Manu a fait preuve d’une énorme volonté, motivation sur les semaines qui ont précédé le stage, avec, en plus une capacité de bien gérer ses efforts.

Bernard Charrol n’aura pas réalisé la course à pied correspondant à ses qualités, et termine en 12 h14 loin de sa performance époustouflante de 2003 (lors de la saison incroyable qu’il avait réalisée) en 11h09 ! Malgré des difficultés de motivation, Bernard a effectué les 2 semaines de stage aux Orres, se montrant très à l’aise, notamment en course à pied. Son résultat n’est pas le reflet de son potentiel, mais plus de sa motivation du moment. Espérons que cela revienne…

Philippe Rochedy, malgré quelques problèmes techniques, réalise une superbe course en 12h19 ! Pour une première participation, cela laisse ambitionner des progrès futurs. Cela confirme le potentiel dont il dispose. Bravo Philippe !

Fred Desprez réalise, comme je le pensais, une course (trop ?) prudente, en 12h47, mais avec un plaisir immense en retour. Je pense que sa performance est largement perfectible, mais ce n’est peut être pas un tort de montrer une telle sagesse, un tel « respect » vis à vis du « mythe »…Merci pour ta simplicité, ta gentillesse…

Florian Calais est, je le pense, celui dont la performance est la plus surprenante (12h50) !!!(il a coupé, c’est pas possible !!???) . Florian a su mettre toutes les chances de son côté en s’investissant pleinement dans la préparation. Sa prestation est impressionnante, surtout en regard à son niveau de début de saison. La préparation l’a vraiment « transformé ». Cela n’est pas le fruit du hasard mais plutôt le résultat de qualités physiques et morales, mais aussi d’une gestion de l’entraînement et de course parfaitement maîtrisée.

Patrick Estepa réalise une très bonne course, tout à fait à son niveau. Sa performance reflète le sérieux et l’application consentit lors de la préparation. En 12h52, il talonne Florian, et gère parfaitement son effort sur l’ensemble de l’épreuve.

Raphaël Lorrain nous a fait la surprise d’être présent, après n’avoir commencé la prépa que le 16 juillet, en solitaire. Ce qui prouve encore une fois la solidité du bonhomme. En 12h55, Raphaël est très proche de son record sur la course.

Seb Roizot vient à bout de son premier Embrun man, épreuve qui le faisait rêver depuis longtemps. En moins de 14 h (13h58), le contrat est rempli. A la lecture du compte rendu, on s’aperçoit que Seb a une très bonne capacité d’auto- analyse, ce qui est très important pour rectifier le tir en vue de progrès ultérieurs. Je suis très content pour lui !

Bruno Damiens (Privas) renoue avec Embrun, qu’il avait déjà couru 3 fois, mais il y a quelques années. En réalisant une grosse semaine de stage (plus de 32 heures en 6 jours !), il termine en moins de 14 h, avec l’ambition de revenir en 2006 pour faire bien mieux !

Manu Chabannes est un « être à part » . Capable de ne pas s’entraîner des mois durant, il est aussi capable d’enchaîner 2 semaines de stage à 30 heures par semaine. Sa montée en puissance a été constante et impressionnante jusqu’au 15 août. Ses qualités cyclistes lui ont permis de réaliser un excellent vélo, mais sûrement au détriment de la course à pied. L’objectif de passer sous les 14 heures est atteint !

J Louis Brun a réalisé les 2 semaines complètes de stage en montrant une volonté incroyable. Pratiquement esseulé sur toutes les sorties longues vélo, il n’a pas baissé les bras ; il n’a jamais évité les difficultés, alors que des itinéraires plus faciles étaient proposés. Lorsque les premiers arrivaient au gîte à 14h pour la collation, J Louis mettait à cœur d’aller au bout des choses pour arriver 2 heures plus tard. Sans être blessé cette année, et en réalisant toutes les séances, notamment en cap, J Louis a placé la barre très haut en 14 h33 (cela va être dur pour « les gros » de relever le défi !!!). Bravo J Louis, tu peux être fier de toi !

François Lafabrie, à l’instar de Raphaël, nous a fait la surprise d’être présent, après une discrète préparation en solitaire. La joie manifestée au passage de la ligne est proportionnelle au mérite. En 15h06, François est parvenu au bout de son rêve.

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commentaires


07 Septembre 2005, par : laurentfelicitation pour ta course, tu avais des problèmes physiques, ne soit pas trop dur envers toi même


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