Regrets Valentinois
Photo par Eric Monnet
Le 17 juillet débute le stage aux Orres. C’est avec un réel
plaisir que j’organise, pour la 5ème année consécutive, un stage
de préparation commun. A cette date, je n’ai pas couru depuis
près de 4 semaines, souffrant également d’une tendinite au tendon
d’Achille. J’ai simplement couru à St Paul et Montélimar pour «
rester dans le bain », mais en re-déclenchant la douleur chaque
fois. Dans ces conditions, je doute de plus en plus de ma
participation à l’épreuve. Mon médecin partage d’ailleurs cet
avis !
Contre toute raison, j’ai quand même choisi de suivre
intégralement la préparation, course à pied comprise, n’acceptant
pas l’idée de rester sur la touche le 15 août.
La première séance ne me redonne pas le moral : je cours à 11/12
km/h, en boitant tant la douleur est vive. Par la suite, le talon
est exagérément enflé, et la douleur toujours présente malgré
pommades et bains de glace…
Tant pis, je continue.
Et, de fil en aiguille, je parviens à faire tous les
entraînements !
La douleur, toujours présente, s’est stabilisée, et a même
diminué au fil des 2 semaines
En fin de stage, je m’inscris sur la course.
Les jours qui précèdent :
Le cortège habituel de doutes et de pensées négatives revient à
grands pas. Du coup, je ne parviens pas à me concentrer sur la
course, encore moins à la « visualiser ». J’ai hâte que tout cela
soit terminé, et l’impression que le plaisir n’y est plus. La
participation à cette course semble devenir une « corvée »
!
Pourtant, avec l’expérience, je sais très bien que ce genre de
pensées est fréquent les jours précédents, et qu’il faut passer
outre, pour rester confiant, positif et concentré sur la
course.
Je ne me sens pas prêt du tout « au combat », en tout cas je n’ai
pas l’état d’esprit nécessaire pour accéder au podium !
La veille au soir, un vent très fort souffle sur Embrun. La
fraîcheur de la nuit me fait redouter le pire pour le lendemain,
d’autant que la météo annonce une baisse des températures.
La course :
Comment décrire ce que l’on ressent à 4h30, lorsque le réveil
sonne, et que celui-ci vient écourter une nuit de sommeil de
toute façon la plupart du temps de qualité médiocre ?
On a l’impression d’aller vivre le « jour le plus long », et l’on
se sent très « petit » au regard de la tâche à accomplir. Il fait
froid, plus que d’habitude ce matin-là, mais le vent est
tombé.
Au niveau du parc vélo règne le calme habituel. Cette année,
aucune musique n’accompagne les athlètes dans leurs derniers
préparatifs, ce qui ajoute une note de gravité de à l’instant
présent !
20’ avant l’heure fatidique, la plupart des athlètes sont sur la
plage de galets, à attendre, les pieds engourdis de froid, et
dans la nuit encore noire, le départ, la libération.
L’émotion monte en flèche lorsque le speaker annonce un moment de
silence, et une pensée pour 2 athlètes : Eric Caradot, qui nous a
récemment quitté, victime d’un accident de la route, et Pierre
Dorez qui lutte contre la maladie. C’est dans ces instants que
l’on relativise un certain nombre de choses…
5h50, le départ est donné pour les handisports, mais aussi, cette
année pour les filles.
6h00, le départ est donné. Il s’agit dès lors de
courir le plus vite possible pour éviter les coups.
Je prends un départ correct, sans plus. J’ai du mal à me
concentrer sur la course, et j’ai l’impression d’être « ailleurs
»…
Je me retrouve dans un groupe de nageurs dans lequel je me doute
de la présence de Martinez, mais aussi de Pascal. Comme je le
pensais, nous entrons en collision avec les filles que nous
remontons. Etant donné la pénombre, impossible d’éviter de les
gêner !
Au 2ème tour, je reconnais Pascal. Nous nageons côte à côte. Nous
sortons d’ailleurs ensemble en un peu plus de 53’, ce qui est
conforme à nos prévisions et temps habituel.
Vélo
Ayant effectué une transition un peu plus rapide que Pascal, je
pars avant lui. Comme les années précédentes, je pars avec
l’espagnol Martinez. Si, l’an dernier, j’avais décidé de le
suivre (en vain) dans la première ascension (6 km) cette année,
je préfère rester à mon rythme. Je vois l’écart se faire,
doucement, mais irrémédiablement. Au sommet de la côte, je ne
l’ai plus en point de mire. Il fait froid, très froid même, sur
ce début d’épreuve cycliste.
Les sensations sont bonnes. Je rattrape sur les 20 premiers
kilomètres le Polonais Zglinsinsky, Fabrice Biteaud, Thierry
Claes, Thierry Zieger. Mais ces athlètes mettent un point
d’honneur à ne pas se laisser distancer…
Le polonais, jouant souvent avec les limites du drafting prendra
d’ailleurs un carton noir.
A 8h15, nous passons en 7ème position, groupés au rond point de
Baratier (km 43). Cela correspond à une base de 6h15/6h20 en
vélo. C’est tout bon !
Dans la vallée du Guil qui nous conduit au pied de l’Izoard, nous
luttons contre un vent de face qui se fait de plus en plus fort.
Je décide d’accélérer l’allure, ayant la désagréable sensations
d’avoir des « caravanes » accrochées dans le dos… Je reprend
alors Franck Borgia qui semble « scotché ». Je suis alors en 6ème
position.
Je suis surpris d’entendre, que depuis le début du vélo, je reste
à 6/7’ de la tête de course. Je ne sais pas qui est devant, mais
cela ne roule pas très vite pour l’homme de tête (il s’agit en
fait de Neveu qui n’est pas dans un grand jour).
Au pied de l’Izoard, je n’aperçois plus que Biteaud qui me
rejoint et avec qui je vais partager de nombreux kilomètres.
Connaissant ses qualités pédestres, je me dis qu’il va faire une
place.
Le vent de face est très marqué, et la première partie du col
n’offre aucun abri. C’est une galère ! Nous rattrapons Patrick
Bringer qui paraît lui aussi « planté », mais qui finalement va
s’accrocher, et même nous lâcher sur la fin du col (nous ne le
reverrons d’ailleurs jamais plus). Je suis impressionné par sa
performance. Sont passés en tête Reboul, Neveu, Martinez et
Collucci (plus que surprenant Brésilien de 19 ans qui participait
8 jours avant aux championnats du monde longue distance !).
Je passe 6ème juste derrière Bringer et devant Biteaud qui me
rattrapera dans la descente, à 8’ de la tête.
J’ai mis 58’ pour monter le col, contre 51’ l’an dernier ! C’est
dire les difficultés dues aux inhabituelles conditions de froid
et de vent contraire de cette année !
Dans la descente, je commence à souffrir, comme beaucoup, du
froid (il fait 6° et le vent de face est très violent). Au bout
de quelques kilomètres, je commence à frissonner, puis à
trembler. Je manque de chuter sur un virage, après un freinage
délicat. Je suis gelé !
Il faut quand même penser à boire et à manger jusqu’à
Briançon…
Heureusement, les kilomètres suivant Briançon, et contrairement
aux autres années, le vent nous pousse très fort.
J’ai les jambes très dures, et chaque petite bosse est un enfer.
Biteaud m’a repris, et me distance sur cette partie. Je me
réchauffe petit à petit, mais suis « planté ». L’écart avec la
tête augmente sans cesse… J’ai l’impression que le froid m’a
épuisé. Je roule en me retournant sans cesse, pensant que « tout
le monde » va revenir de l’arrière. Je pense aussi à Pascal, et
n’aurai pas été surpris de le revoir ! Ce n’est qu’à la côte de
Pallon (km 145) que les sensations reviennent, mais j’ai perdu
beaucoup de temps.
Dès lors, je me sens de mieux en mieux, et la dernière difficulté
(côte de Chalvet) me permet de revenir sur le courageux Cyrille
Neveu, à la dérive, mais qui ira au bout de la course (chapeau,
belle image), et sur Biteaud.
Je rentre au parc 5ème derrière Martinez (à 15’ derrière !!!),
Reboul, Collucci et Bringer.
Je réalise 6h19, soit à peu près le temps de 2004 mais 6’ de plus
qu’en 2003 (même s’il est vrai que cette année-là, les conditions
météo étaient très favorables).
Course à pied :
Dès le départ du marathon, j’adopte un rythme très (trop)
confortable. Ayant commis l’erreur de ne pas avoir de chrono, je
ne m’aperçois pas que je m’endors sur un faux rythme. Avec le
recul, je pense aussi que le rythme plus lent des séances càp en
raison de la tendinite m’a influencé.
Ma compagne, Nicole, me demande régulièrement si ça va. Je lui
répond favorablement chaque fois mais je me sens presque «
honteux » de ne pas me livrer plus, restant sur cette impression
de facilité, et n’ayant aucune envie de ma faire mal, ni de
prendre de risques…
Comme prévu, Biteaud me passe rapidement, au 3ème km, à 3 km/h de
plus… Pour la suite, j’aurai eu besoin de coup de pied aux fesses
!
Je me suis conforté dans cette « sous allure », étant très à l
‘aise, ne ressentant aucune souffrance, et n’ayant aucune envie
de passer la vitesse supérieure.
Au km 6, je croise Bernard Charrol en compagnie de Manu Chabannes
qui vont grimper Chalvet et en finir avec le vélo. Suivent juste
derrière Philippe Agier, puis Philippe Rochedy.
Le passage sur la digue, aller retour sur 4,5 km, nous permet de
mesurer les écarts.
Je croise Les premiers, Martinez, Reboul, Bringer (déjà remonté
3ème !), Collucci et Biteaud. Derrière, l’écart est important. A
la fin de la digue je croise Pascal qui se situe en 16ème place.
Tel un (lent) métronome, je continue le marathon à un rythme
confortable. Ce n’est qu’au 2ème passage sur la gigue que je
prends conscience qu’il est urgent de se réveiller ! Il ne reste
plus que 12 km et ça revient de l’arrière : je reconnais
notamment Claes (3ème l’an dernier et auteur de 2h56 à pied) qui
revient, mais aussi d’autres qui se sont sacrément
rapprochés.
Nicole me demande à plusieurs reprises de me secouer, ayant bien
conscience que je vais finir par le regretter !
Enfin, mais trop tard, j’accélère fortement. Etant donné la
facilité que j’ai à le faire, je prends vraiment conscience de
mon erreur. Je me dis alors que je suis vraiment idiot de m’être
enfermé dans un « sous – rythme ».
Cela n’empêche pas le retour de Claes, qui me passe au 35ème km.
Je reste avec lui jusqu'à 3 km de la fin, mais ne peux pas suivre
plus longtemps. A l’arrivée, je suis à plus d’une minute de lui,
mais à seulement 2’ de la 5ème place obtenue par Collucci.
Celui-ci s’est complètement effondré sur la fin !
Je réalise un marathon très modeste en 3h18 qui me laisse bien
des regrets, surtout au vu du faible état de fatigue dans lequel
j’ai terminé la course.
J’ai le désagréable sentiment de ne m’être livré qu’à 80 %, comme
s’il s’agissait d’un entraînement, et qu’il fallait en garder
pour le lendemain !!! C’est terriblement frustrant !
Je franchis la ligne en 10h34, soit 4’ de plus qu’en 2004 et 9 de plus qu’en 2003. J’attends l’arrivée de Pascal qui rêvait d’accéder au top 10. Malheureusement pour lui, cette année, la densité a été très forte. Il termine 13ème avec un super temps de 10h49 (améliorant ainsi encore son record !).
Bilan
L’Embrun Man 2005 me laisse sur une impression étrange, très
mitigée. Pour la première fois en 7 ans, je n’atteints pas
l’objectif fixé (le podium). J’ai des regrets, ayant l’impression
de n'avoir jamais été dans la course au niveau concentration et
motivation : 5ème place était « facilement » accessible. Que cela
serve de leçon : à niveau (physique, s’entend) égal, il peut y
avoir d’énormes différences de résultats selon la manière
d’aborder mentalement la course !
Bien sûr, quelques regrets sont aussi apparus à l’annonce du
classement par équipe. Cette édition était certainement la moins
relevée au niveau classement des clubs ! Il aurait « suffit » que
le 3ème TGVR se classe 37ème (Philippe Agier se classe 33ème l’an
dernier, avec une densité bien moindre il est vrai) pour être à
la première place !
Mais d’un autre côté, étant donné les doutes que j’avais les
semaines qui ont précédé, je suis satisfait d’avoir terminé à
cette place. De plus, en analysant le résultat chronométrique, je
suis tout proche (4’) du temps de 2004 (où je considère avoir
fait une course quasi parfaite)…
Je prends aussi conscience que d’accéder au podium sera très
difficile, mais je pense être au départ en 2006, avec l’accent
mis sur la préparation mentale !
Remerciements :
Embrun est toujours aussi magique, notamment de par la chaleur
humaine qui s’en dégage. Les accompagnateurs se sont déplacés en
grand nombre une fois de plus pour encourager et soutenir. Merci
aux familles Hely Joly et Morier (tricastin), Fustier,
Harbonnier, Cini, Rochedy, Charlet, parents et enfants, qui ont
été vraiment super. Merci à Lilian, Loic, Jeff, Denis et
Christiane Hilaire et tous les autres.
Merci à mon frère David posté de longues minutes sur les pentes
balayées par le vent glacial pour nous encourager. Merci à Nicole
qui m’a soutenu avant, pendant et après la course et a su me «
botter les fesses », merci à Romain, mon autre frère qui a suivi
tout le marathon.
Merci à Yves Toutain, du tricastin qui a suivi la course en moto
et m’a fait parvenir des photos de la course, à Marc Casanova
(Zorbike). Merci aussi à tous ceux que je n’ai pas cité ici,
mais, qui étaient présents sur place où ont eu une pensée.
Merci aussi, bien sur, au soutient de l’OSV, auquel j’accorde
toujours une grande importance.
Je me permets aussi d’évoquer le nom de Pierre Dorez, qui a
souvent été présent dans les pensées de nombre de participants le
15 août.
Les autres athlètes :
En 2001, j’étais le seul TGVR au départ de l’Embrun man. 4 ans
plus tard, avec 13 TGVR au départ, c’est le record de
participation.
13 au départ et 13 à l’arrivée ! Cela est une réelle
satisfaction.
Après les moments forts vécus ensemble, je ne peux m’empêcher
d’avoir un remerciement pour tous les TGVR finishers, car cela
aussi crée une émulation, une force collective !
J’ai envie de donner un très bref point de vue de ma position d’
« athlète –conseiller » sur chacun d’eux
En premier lieu, je crois qu’il faut souligner haut et fort la
performance réalisée par Pascal Dumonceau qui a
tendance, à mon goût, à passer trop inaperçue. Les 10h49
réalisées confirment tout à fait son potentiel, l’énorme force et
volonté qu’il montre à l’entraînement. Jamais de baisse de régime
ou de motivation, jamais blessé, et en progression constante
Pascal est à l’écoute, appliqué, et la préparation d’Embrun lui
permet de passer d’un niveau moyen en début de saison à un très
bon niveau de performance mi août ! Chapeau bas, Pascal
Frédéric Octave (loriol) est venu en stage une
semaine durant laquelle il a impressionné tout le monde, moi le
premier ! et ce, dans les 3 disciplines. Surtout très fort sur le
vélo, il réalise 6h36 à la reconnaissance… en terminant 30ème en
11h23, il progresse d’une heure par rapport à 2004 !
Philippe Agier, plus motivé que jamais et très bien préparé cette année avait placé la barre très haut, souhaitant franchir le cap des 11h30. Malgré un vélo certainement en deçà de ce qu’il aurait pu faire, il classe à nouveau l’équipe (à la 4ème place cette année) avec un temps de 11h55 lui octroyant la 54ème place et la 2ème en vétéran 2. Avoir Philippe dans un stage ou une course, c’est être assuré que tout va toujours très bien. Quel optimisme, quelle volonté, on dirait un cadet ! Bravo Philippe.
Manu Foucher (Romans), réalise 12h10. Même s’il se dit déçu et capable de mieux faire, il améliore son temps de 2003 (portant une année avec de bonnes conditions). Manu a fait preuve d’une énorme volonté, motivation sur les semaines qui ont précédé le stage, avec, en plus une capacité de bien gérer ses efforts.
Bernard Charrol n’aura pas réalisé la course à pied correspondant à ses qualités, et termine en 12 h14 loin de sa performance époustouflante de 2003 (lors de la saison incroyable qu’il avait réalisée) en 11h09 ! Malgré des difficultés de motivation, Bernard a effectué les 2 semaines de stage aux Orres, se montrant très à l’aise, notamment en course à pied. Son résultat n’est pas le reflet de son potentiel, mais plus de sa motivation du moment. Espérons que cela revienne…
Philippe Rochedy, malgré quelques problèmes techniques, réalise une superbe course en 12h19 ! Pour une première participation, cela laisse ambitionner des progrès futurs. Cela confirme le potentiel dont il dispose. Bravo Philippe !
Fred Desprez réalise, comme je le pensais, une course (trop ?) prudente, en 12h47, mais avec un plaisir immense en retour. Je pense que sa performance est largement perfectible, mais ce n’est peut être pas un tort de montrer une telle sagesse, un tel « respect » vis à vis du « mythe »…Merci pour ta simplicité, ta gentillesse…
Florian Calais est, je le pense, celui dont la performance est la plus surprenante (12h50) !!!(il a coupé, c’est pas possible !!???) . Florian a su mettre toutes les chances de son côté en s’investissant pleinement dans la préparation. Sa prestation est impressionnante, surtout en regard à son niveau de début de saison. La préparation l’a vraiment « transformé ». Cela n’est pas le fruit du hasard mais plutôt le résultat de qualités physiques et morales, mais aussi d’une gestion de l’entraînement et de course parfaitement maîtrisée.
Patrick Estepa réalise une très bonne course, tout à fait à son niveau. Sa performance reflète le sérieux et l’application consentit lors de la préparation. En 12h52, il talonne Florian, et gère parfaitement son effort sur l’ensemble de l’épreuve.
Raphaël Lorrain nous a fait la surprise d’être présent, après n’avoir commencé la prépa que le 16 juillet, en solitaire. Ce qui prouve encore une fois la solidité du bonhomme. En 12h55, Raphaël est très proche de son record sur la course.
Seb Roizot vient à bout de son premier Embrun man, épreuve qui le faisait rêver depuis longtemps. En moins de 14 h (13h58), le contrat est rempli. A la lecture du compte rendu, on s’aperçoit que Seb a une très bonne capacité d’auto- analyse, ce qui est très important pour rectifier le tir en vue de progrès ultérieurs. Je suis très content pour lui !
Bruno Damiens (Privas) renoue avec Embrun, qu’il avait déjà couru 3 fois, mais il y a quelques années. En réalisant une grosse semaine de stage (plus de 32 heures en 6 jours !), il termine en moins de 14 h, avec l’ambition de revenir en 2006 pour faire bien mieux !
Manu Chabannes est un « être à part » . Capable de ne pas s’entraîner des mois durant, il est aussi capable d’enchaîner 2 semaines de stage à 30 heures par semaine. Sa montée en puissance a été constante et impressionnante jusqu’au 15 août. Ses qualités cyclistes lui ont permis de réaliser un excellent vélo, mais sûrement au détriment de la course à pied. L’objectif de passer sous les 14 heures est atteint !
J Louis Brun a réalisé les 2 semaines complètes
de stage en montrant une volonté incroyable. Pratiquement esseulé
sur toutes les sorties longues vélo, il n’a pas baissé les bras ;
il n’a jamais évité les difficultés, alors que des itinéraires
plus faciles étaient proposés. Lorsque les premiers arrivaient au
gîte à 14h pour la collation, J Louis mettait à cœur d’aller au
bout des choses pour arriver 2 heures plus tard. Sans être blessé
cette année, et en réalisant toutes les séances, notamment en
cap, J Louis a placé la barre très haut en 14 h33 (cela va être
dur pour « les gros » de relever le défi !!!). Bravo J Louis, tu
peux être fier de toi !
François Lafabrie, à l’instar de Raphaël, nous a
fait la surprise d’être présent, après une discrète préparation
en solitaire. La joie manifestée au passage de la ligne est
proportionnelle au mérite. En 15h06, François est parvenu au bout
de son rêve.












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commentaires
07 Septembre 2005, par : laurentfelicitation pour ta course, tu avais des problèmes physiques, ne soit pas trop dur envers toi même