Erik Clavery : une place au paradis
Photo par Erik Clavery
6h30 du matin sur la promenade des Anglais. Le soleil émerge à peine sur l’horizon. L’hélicoptère de la télévision est en stationnaire au dessus des 1400 concurrents de l’Ironman France de Nice revêtus de leurs combinaisons néoprène noire et alignés sur les galets de la plage. Ils ont tous le regard rivé sur la 1ère grosse bouée au large qu’ils doivent contourner. La foule de sectateurs massés sur la promenade retient son souffle.
Parmi les 1400 engagés, 7 Royannais ont relevé le défi. Aux cotés d’Erik Clavery se trouvent en effet Cyril ARBEILLE (l’entraîneur et athlète), Etienne Charbeau et Raphaël Mentrel qui disputent leurs 1er Ironman, Stéphane GARCIA, le président du Triath’Club Royannais, Patrick Herve et Didier Menu, les expérimentés du « long ».
Au programme, 3,8km de natation, 180km de vélo et un marathon à pied (42,195km) pour clore l’épreuve. Le menu peut paraître dément mais tous sont préparés.
Erik s’est astreint à 15 heures d’entraînement de moyenne par semaine soit très souvent 2 entraînements par jour. Les eaux, les chemins et les routes du Pays Royannais n’ont plus de secret pour lui.
Coup de Canon. Les eaux de la Méditerranée se mettent à
bouillonner d’écume blanche brassées par 1400 paires de bras et
de jambes. La sono déverse une avalanche de décibels et les
spectateurs hurlent leurs encouragements. Erik sait qu’il lui
faut limiter les dégâts dans cette 1ère épreuve.
La natation est son point faible. Après 1 heure et quelques
minutes, il sort de l’eau. Sa place : 700ème. Le temps de retirer
la combinaison tout en courant vers son vélo, d’enfiler les
chaussures et de coiffer le casques, de se ravitailler et il
s’élance sur la promenade des Anglais pour les 180 Km dans
l’arrière pays Niçois.
Objectif : gagner des places, remonter vers la tête de course.
Les meilleurs ont déjà un avantage de 25 minutes. Le relief du
parcours est sélectif. A la fin de ce triathlon les 2 premiers de
sa catégorie d’age décrocheraient la sélection pour l’épreuve
suprême : le championnat du Monde de la distance à Hawaii le 15
octobre. Excité par l’enjeu, Erik réalise la 1ère moitié du
parcours sur les mêmes temps que les professionnels qui sont en
tête. La 2ème moitié s’avère plus laborieuse mais à l’issue du
vélo il a tout de même doublé 640 concurrents et pointe à la
60ème place.
La fatigue commence à peser lorsqu’il s’élance pour le marathon.
Le parcours est plat mais la chaleur est accablante. Les abandons
seront nombreux, environ 300. Sur son épreuve de prédilection,
Erik est en difficulté mais les autres aussi ce qui lui permet de
gagner encore 18 places pour terminer à une méritante 42ème place
en 10h12’. Un grand chapiteau en bord de mer accueille les
arrivants : ravitaillements en boissons et nourriture, massages.
La fatigue se lit sur tous les visages.
Reste une inconnue : le classement final par catégorie d’âge et
l’attribution des places qualificatives pour Hawaii. Ce n’est que
tard en soirée qu’ils seraient communiqués et l’improbable
nouvelle tant espérée tombe : les 2 qualifiés pour Hawaii en
catégorie d’age 24-29 ans sont un Allemand et Erik Clavery de
Royan.
Une place pour un enfer au paradis.
Hawaii, tous les triathlètes en rêvent. C’est l’épreuve mythique
par excellence. Le 15 octobre à 7h00 du matin, Erik Clavery sera
sur la ligne de départ dans les eaux à 30° de la baie de Kona. Il
faudra savoir gérer une course où chaleur et vent jouent un rôle
déterminant sur un parcours tracé dans les champs de lave du
volcan Hawaiien.
L’employé à la mairie de Royan défendra pour la 2ème fois
consécutive les couleurs de sa ville à l’autre bout du
monde.
L’année dernière il avait terminé à la 248ème place sur 1800
concurrents. Il disputera là son 5ème Ironman après Embrun
(2003), Francfort et Hawaii (2004), et Nice (2005).
Agé de 25 ans, il part envisager avec optimisme son avenir dans
la discipline et espérer une belle progression quand on sait que
la moyenne d’âge des meilleurs oscille entre 30 et 35 ans. Reste
à maintenir intacte la motivation qui pousse à s’entraîner une
quinzaine d’heures par semaine 12 mois sur 12 !
Un denier triathlon avant Hawaii…
En attendant d’en découdre à Hawaii l’emploi du temps est tout
tracé et se répartit en 3 volets qui laisseront peu de place pour
autre chose : travail professionnel, entraînement et recherche de
sponsors. Car le sport est ainsi fait que tous les frais (voyage,
hébergement, inscription) pour participer au championnat du Monde
d’Hawaii sont à la charge du triathlète.








texte plus grand
texte plus petit







commentaires
01 Septembre 2005, par : Lyoen Olivierbravo Erik !
Content de te revoir labas !
J'espère que je serais moins loin de toi cette année .......
07 Septembre 2005, par : laurentsalut tu as fait combien de temps au marathon et a velo ? moi je fait a l'IM de roth 9h46.0356 en nat, velo 5h23et marathon 3h21