Un frenchie vainqueur à Springfield, Illinois
Photo par Midas McLeod
Assis à la table d’un café, je sirote un jus de fruit en feuilletant un des canards du coin. La page sport nous annonce un ¼ Ironman pour demain dimanche, par ailleurs épreuve qualificative pour le championnat des Etats-Unis, il risque d’y avoir du beau spectacle. C’est décidé, demain direction Lake Springfield pour applaudir et encourager ces courageux triathlètes qui ont décidé d’en découdre sur une distance proche de notre CD, soit 0,6 mile de natation, 28 miles à vélo, pour finir par 6,5 miles de Cap.
Le temps est superbe, la température caniculaire des jours
précédents s’est radoucie vers les 25-27°C, je roule tranquille
sur la I-55. Sortie 94, direction Lake Drive, me voici à bon
port.
Arrivé sur place, je m’aperçois que la foule est déjà bien
nombreuse, ça me rappelle certaines courses françaises auxquelles
j’ai participé et où l’ambiance booste vraiment les performances
des triathlètes, et ce quel que soit leur niveau.
Habitué au climat d’effervescence qui règne quelques heures avant
les courses, j’en profite pour déambuler au hasard des stands, en
essayant de repérer quelques têtes connues. Ce genre d’épreuve
draine une fine fleur de triathlètes, tous équipés comme des
pros, le triathlète américain étant relativement riche, rien que
le prix d’une course type CD se situant autour de 80-100$
l’inscription.
Et soudain, surprise, je vois à quelques dizaines de mètres de
moi, mon ami Fab’ (Fabien Cros du TCSQY), dans le parc à vélo,
finissant de préparer son matériel. Un frenchie à Springfield !
Incroyable, que fait-il là ?
Je vais pour l’appeler quand le speaker se met à tonitruer dans
son micro pour convier les concurrents au briefing
d’avant-course. Dommage, je le verrai après la course, si je le
reconnais dans la masse de triathlètes présents, espérons qu’il
terminera fort…
Tout en me dirigeant vers le départ natation, je lis rapidement
le prospectus décrivant la course et son historique.
Créée en 1983, avec 38 athlètes à l’arrivée, tout a changé quand
en 1994, l’instance Ironman décida d’inclure l’Ironhorse de
Springfield comme épreuve qualificative pour obtenir un "slot"
Ironman. Cette nouvelle politique assurait virtuellement à chaque
événement sélectionné un nombre minimum, et important, de
triathlètes participants. Et en tant que précurseur de triathlons
longues distances, parmi d’autres, l’Ironhorse devint un
qualifiant pour l’Ironman Tour.
En 10 ans, le nombre de triathlètes sur l’Ironhorse a grossi
jusqu’à un millier environ, avec un véritable Who’s who du
triathlon, incluant des champions et championnes comme Joanna
Zeiger et Tim Deboom (vainqueur) des Championnats du Monde
Ironman.
Belle course en prévision en effet !
Reste quelques minutes avant le départ, je me place au mieux vers
le point de sortie de l’eau, avec un peu de chance, le Fab’
entendra mes encouragements.
Et c’est parti, 0,6 mile de natation (soit un peu moins d’1 km),
ça devrait se nager en ¼ d’heure tout ça !
Et alors là, grosse surprise, je vois mon Fabien qui sort premier
de l’eau, largement devant ses poursuivants !!!! C’est trop bon !
Il a l’air bien, espérons qu’il pourra contenir la meute qui va
le poursuivre à vélo.
La transition est rapide puisque je le vois sortir du parc moins
d’une minute après sa sortie de l’eau. Et il appuie le garçon !
Bien entendu je ne verrai pas la course vélo, mais j’imagine le rythme imposé, à plus de 40 km/h, sachant que la boucle aller-retour permet de se faire une idée de la distance qui vous sépare du premier poursuivant. Et croyez-moi, les triathlètes américains sont de gros rouleurs, et voraces quand ils ont un échappé à reprendre…
Mais le Fab’ tient bon, il a su gérer ses adversaires au mieux et
rentre au parc avec une bonne longueur d’avance sur les
locaux.
Transition plus que rapide (30’’ environ) et la Cap démarre. Il
fait chaud, il ne va pas falloir s’écrouler… Je hurle "ALLEZ
FABIEEEENNN" mais il ne doit pas m’entendre avec les vivas du
public.
La course à pied est sous le même format que le vélo, une boucle
allez-retour : ça aide, ou ça angoisse quand on surveille ses
adversaires…
Le speaker nous décrit un peu ce qui se passe en tête de course,
il semble que cette troisième épreuve soit vraiment dure et la
plupart des poursuivants du Fab’ s’écroulent au fur et à mesure
des km. Incroyable, allez p’tit gars, tu vas les bouffer tous
crus !
Et enfin, dernière ligne droite, reste 300m, qui est devant ? Qui ?
Vêtu de sa Kiwami aux couleurs du TCSQY, c’est bien mon pote Fabien qui arrive en tête, tapant dans les mains des jeunes du public. Il savoure cette victoire et franchit la ligne en 2h01’24’’, 1’30’’ devant Christian Waterstraat (n°166) et 3’30’’ devant Louis Diguiseppe (n°48).
Fabien CROS, 1er à l’Ironhorse de Springfield 2005 : ça, ça déménage !!!
Evidemment je le retrouve au ravito, il a le sourire aux lèvres,
il est content mais bien claqué quand même (eh oui, le décalage
horaire, ça calme).
La surprise passée de se rencontrer ici, je lui demande ses
impressions de course. Il me dit avoir été agréablement surpris
du niveau natation sensiblement plus faible que chez nous, par
contre, à vélo, c’est une autre histoire vu que ça roule fort,
vraiment fort.
« La Cap a été dure avec la chaleur mais j’ai pu gérer au mieux
et mes plus proches poursuivants ont du avoir plus mal que moi
puisqu’aucun ne m’a rattrapé! »
Nous nous installons à une table pour boire un bon coca (US oblige) bien frais en continuant de discuter la course. Pour finir, Fab’ me convainc de revenir l’année prochaine avec 2-3 autres triathlètes du club pour à nouveau tout faire péter !!
Donc, so long Springfield, et à l’année prochaine, les frenchies seront là à nouveau…







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commentaires
29 Juin 2005, par : Antoine DUCHATEAUGenial le Fab
05 Avril 2006, par : marie-hélènebonjour - je m'adresse a Fabien CROS qui est mon cousin germain et que je n'ai pas revu depuis plus de 25 ans - ce serait un plaisir pour moi de le revoir !!!! ainsi que sa soeur sophie !!!
a bientôt si tu veux bien Fabien - ta cousine Marie Hélène CROS (fille d'André)
26 Janvier 2007, par : babethMarie Hélène vient de me dire que tu as lu son mail deux ans après qu'elle te l'ai envoyé - ici c'est Babeth sa soeur et ton autre cousine - je suis installée à Mayotte à 10 000 kms de Paris -
26 Janvier 2007, par : m hélènemes mails reviennent a chaque envoi sur ton adresse que tu m'as envoyée - que faire ?
13 Juin 2007, par : jessica crosc bien fabien je suis super contente davoir un oncle champion!!! gros bisous a toi jtaime