Publié le: 25 Mai 2005
Par: Benoît Veys
Lien: http://www.metztriathlon.com/

Premier podium « messin » pour Benoît Myaux

Photo par Benoît Veys

Le « belge » transfert du club de METZ signe une superbe seconde place, en Lorraine, derrière Nicholas MARLAND, un triathlète professionnel australien !
C’est en février dernier que le club de METZ avait approché Benoît MYAUX, à l’issue de sa qualification pour la demi-finale de l’Aquathlon de VITTEL.
Entre les dirigeants messins et le triathlète Carolo, le courant était rapidement passé : « Le projet du club m’a tout de suite emballé, se rappelle-t-il. L’objectif des Lorrains est, en effet, de rejoindre prochainement la division I nationale avec, en arrière garde, trois jeunes juniors sélectionnés dans le Pôle Espoir de la région. Mon rôle, si je l’acceptais, était donc de renforcer et d’encadrer, au cours des épreuves de sélection, la phalange messine… »
Quelques heures plus tard, sur les gradins de la piscine olympique vitteloise, l’affaire était entendue…
Mais entre-temps, la saison du Carolo a débuté en Belgique. Le premier mai dernier, il disputait ainsi la Coupe de Belgique des clubs et termina, avec ses coéquipiers de l’Avenir Triathlon Club de Charleroi en quatrième position : « Mon club avait pour ambition un top cinq… La mission était donc accomplie à WACHTEBEKE… Même si en échouant au pied du podium, j’ai bien dû me rendre à l’évidence que mon entraîneur n’était pas tout à fait satisfait… Il faut dire, à décharge, qu’avec mon emploi à temps partiel, j’étais parti en stage, à Embrun, la semaine qui précédait… Si l’objectif de cette préparation ne prêtait pas à discussion, le positionnement tardif de ce stage au calendrier n’était certes pas des plus judicieux… Mais en ce qui me concerne, je n’avais le choix ! C’était çà ou rien… »
La condition optimale ne pouvait pas être, dans ces circonstances, au rendez-vous : « Et lorsque sur le circuit à vélo, Julien FREITAG, l’un des deux renforts australiens de l’ATCC a sauté, je me suis dis que je ne pourrais pas, pour ma part, défaillir par la suite… En descendant du vélo, notre équipe repartait à pied en troisième position… Mais les Tournaisiens du TRIGT n’ont pas paniqué et nous ont réglé notre compte à l’arrivée…»

De LEUVEN à METZ…

Quinze jours plus tard, lors de l’épreuve d’ouverture du SUPERPRESTIGE à LEUVEN, les événements ont pris une toute autre tournure pourtant : « Mon premier objectif « trois étoiles » de la saison est la manche de Coupe d’Europe à ZUNDERT, aux Pays-Bas, le 5 juin prochain… Il fallait donc s’assurer, tout d’abord, que le premier enchaînement natation/vélo se déroulait comme prévu… Sans forcer mes appuis, car je ne disposais pas encore de points de repère en compétition au terme de ma préparation hivernale en piscine, je suis finalement sorti des eaux du canal de Leuven à moins d’une minute du Hollandais Berk SANDER qui terminera quatrième de l’épreuve louvaniste… J’ai donc pu intégrer, en compagnie de Benoît BOURGUET, un peloton de contre-attaque en chasse patate… Et comme je savais pertinemment qu’à pied je restais encore un peu « limite », dans le dernier circuit, je me suis mis à plat ventre, en tête de groupe, pour garantir à mon équipier que personne ne pourrait revenir sur lui de l’arrière… Ben BOURGUET termine neuvième et premier francophone du jour… Pour ma part, je me fais juste « sauter », sur la ligne d’arrivée, par l’Australien Ryan CROSS, le second transfert de mon club Carolo, qui m’arrache deux secondes sous le portique… Mais en 18ème position, je suis quand même le second francophone à se classer au top 20 national… »

En signant ainsi le 11ème temps à vélo à LEUVEN Benoît MYAUX a aussi réalisé une excellente préparation pour le rendez-vous du week-end suivant à METZ.
Car sur l’épreuve internationale de « Courte Distance », mise sur pied par son club français, pas question de rouler en peloton…
Et ce dimanche, sur le site exceptionnel du plan d’eau messin, Benoît a fait bien plus qu’étrenner ses nouvelles couleurs : « Je voulais prouver, d’entrée de jeu, aux dirigeants qu’ils avaient eu raison de me faire confiance en février dernier… Car en France, je bénéficie d’une véritable structure d’aide professionnelle, tant sur le plan de la prise en charge financière qu’en matière de préparation… Pas question de laisser planer le doute, dès lors, sur mon état de forme en phase ascensionnelle… »

En matinée, Benoît a ainsi encouragé les juniors du Pôle Espoirs qui participaient à l’épreuve « Découverte » comme disent les Français… Et tout naturellement, l’après-midi, les jeunes lui ont largement rendu la pareille : « Je pense qu’en quelques heures à peine, j’ai vraiment été adopté par le club… A tel point que j’ai parfois l’impression que l’on veut trop en faire pour moi ! Aussi, lorsque je suis sorti de l’eau en quatrième position, à 28 secondes seulement de l’Australien MARLAND, après avoir imposé le rythme durant la première boucle de 750m, je me suis dis qu’il me faudrait enchaîner un tout « gros » vélo pour assurer le podium… C’est bien la moindre des choses ! »

Nicholas MARLAND, qui courait encore la saison dernière en Grand Prix de France sous les couleurs de VESOUL, est désormais affilié dans un club belge en Flandres !
C’est un véritable professionnel avec lequel Benoît MYAUX pouvait, par conséquent, difficilement rivaliser à l’heure actuelle : « Il faut bien le reconnaître, avec mon statut précaire, et même si je consacre plus des deux tiers de mon temps à l’entraînement, je ne peux pas encore jouer à armes égales… Ainsi à vélo, une bonne minute trente nous séparait de retour au parc… Mais à l’arrière, moi aussi j’avais creusé pareil écart avec les quelques 194 autres concurrents au départ… Lorsque je suis rentré dans l’aire de transitions, après un peu plus de 57 minutes de contre-la-montre individuel, à plus de trente-huit km/h de moyenne je savais que les places étaient attribuées, mais à pied je voulais à tout prix limiter les dégâts sur l’adversaire du jour… »
Benoît MYAUX concèdera une petite minute seulement au transfert belgo australien et franchira donc le portique de METZ en seconde position après 1 heure 51 minutes et 39 secondes…
A la plus grande satisfaction de son président de club : « Nous faisions confiance à Benoît depuis le début, souligne Christophe DEMANGEON. Après ce qu’il vient de réaliser sous nos yeux et sur nos terres qui plus est, nous n’avons qu’à nous féliciter de notre engagement à son égard… Les jeunes du Pôle avec lesquels il se retrouvera une première fois en sélection à PONTARLIER, le 26 juin prochain, ont été impressionnés par sa manière de courir…Je sais que nous avons misé sur le bon élément pour les encadrer et nous aider à atteindre, avec eux, l’élite nationale… C’est un challenge ambitieux que nous avons proposé à Benoît… »

Et le vice-président Benjamin GILLET d’ajouter : « Si ce petit Belge poursuit de la sorte, nous nous couperons en quatre pour lui garantir les meilleures conditions d’entraînement possible… Et par la suite, si nous accédons, avec son aide en division I, nous lui assurerons un véritable avenir professionnel en France… En attendant, nous essayons de l’aider au mieux dès à présent… »

Un encadrement dont Benoît MYAUX n’osait même pas rêver, il y a quelques mois à peine, lorsqu’il a eu le plus grand mal a finaliser son projet en Belgique…
Aujourd’hui, le Carolo peut donc afficher un large sourire avant de franchir la ligne d’arrivée de METZ : « J‘ai même gagné mon premier vrai « salaire » de triathlète ce mois-ci, lâche-t-il sous forme de boutade, mais au-delà du simple aspect financier, qui n’est certes pas négligeable lorsqu’il faut payer le loyer et remplir le frigo chaque fin de semaine, j’ai rencontré, à METZ, des gens qui me font confiance et qui croient en mes possibilités au point de vraiment s’engager à mes côtés… Et ce genre d’attitude n’a pas de valeur, croyez-moi… »
Ainsi, Benoît MYAUX a-t-il aussi appris qu’il retrouverait ses jeunes coéquipiers plus tôt que prévu…Car le Directeur technique national français a décidé d’inscrire, sur la manche ETU de ZUNDERT, les trois juniors du Pôle Espoir lorrain…
C’est selon lui le meilleur moyen des les aguerrir et de les préparer à l’avenir…
Aux côtés de Benoît MYAUX, ces trois gamins en tremblent déjà à l’idée de découvrir le niveau européen de sitôt : « C’est presque surréaliste, conclut le Carolo, car à leur âge j’aurais tant apprécié que l’on agisse de la sorte à mon égard… Mais pas question de regretter le passé, je sais désormais dans quelle direction pointe l’avenir ! »

Top 10 masculin
Clas Nom Prénom Temps
1 MARLAND NICHOLAS 01:48:42
2 MYAUX BENOIT 01:51:39
3 VEYRADIER MATHIEU 01:53:14
4 BILLARD NICOLAS 01:53:28
5 BIEGEL MARCUS 01:53:51
6 LITOT ALEXANDRE 01:53:59
7 TYRODE FREDERIC 01:54:26
8 HAREL JEAN LOUIS 01:54:28
9 GENSON PASCAL 01:54:36
10 SALVETAT ERIC 01:54:56
 
Top 10 féminin
1 FORSTNER RENATA 02:06:12
2 MAYON LAETICIA 02:08:59
3 VAGNER ANNE 02:09:49
4 GOUSSARD JENNIFER 02:10:11
5 HELMLINGER TABITHA 02:11:04
6 MADELON STEPHANIE 02:15:00
7 ANDRES GABY 02:16:08
8 ROUX CARIE 02:17:05
9 JOLY ANNE 02:17:16
10 PARIS AUDREY 02:18:06

 

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