Benoît BOURGUET, dans l’antichambre de l’élite belge
Photo par Benoît Veys
Belgique – 1ère épreuve du SUPERPRESTIGE NATIONAL – LEUVEN 15 mai 2005
Si au cours de ces dernières 48 heures Benoît BOURGUET a passé, en moyenne, plus de onze heure au fond du lit, ce n’est certes pas à cause de la performance qu’il a réalisée, ce dimanche, en terres flamandes : « Comme pas mal d’athlètes, je suis, en effet, victime de la médiocre qualité des eaux du canal de Leuven… Un état fébrile et épuisant, proche des symptômes de la gastro-entérite,s’est emparé de mon organisme, affaibli par l’effort… Mais sous l’effet, cette fois, de la pollution d’un plan d’eau à juste titre redouté par bon nombre de compétiteurs en Belgique… » explique le triathlète de Jurbise qui n’est certes pas le seul à ressentir pareilles crampes d’estomac aujourd’hui encore…
Mais à vrai dire, au regard de sa 9ème place, sous le portique louvaniste, les séquelles de la natation font presque pâle figure : « A ce niveau de la compétition, j’avais réalisé, la saison dernière une 14ème place à ZUNDERT, aux Pays-Bas voisins… Mais aujourd’hui, j’ai franchi un palier supplémentaire en entrant dans le top 10… »
Sa performance, face à une armada de triathlètes professionnels hollandais et allemands est d’autant plus remarquable : « Le niveau de la compétition était en effet particulièrement relevé cette année et quand l’on sait que le parcours à vélo, avec ses 9 bosses à répétitions, est l’un des plus exigeant du circuit, il faut reconnaître que je peux me montrer satisfait… » reprend le triathlète convalescent…
Ses plus gros progrès, en ce début de saison, c’est en natation
qu’il estime les avoir accomplis : « Je n’ai jamais nagé
aussi fort, tant à l’entraînement à raison de 4 à 5 séances par
semaine… Et à fortiori, en compétition ! » Et même si les
eaux du canal lui laissent un souvenir plutôt « acide » au fond
de l’estomac, au moins ne regrette-t-il pas de s’être extrait
aussi vite du cloaque…
« Puis à vélo, reprend-il aussitôt, j’ai aussi fait du bon
boulot, je crois… Le travail hivernal paie, d’autant plus lorsque
l’un de vos coéquipiers se sacrifie a pour vous, sur la route…
Benoît MYAUX, à qui je dois tirer un fameux coup de chapeau, a,
en effet, imposé une cadence d’enfer au peloton, dans le dernier
des trois circuits, pour me mettre à l’abri de tout retour de
l’arrière, après la seconde transition… »
Il est vrai que le Lodelinsartois voulait, pour sa part, réaliser
un « gros vélo » en prévision de l’épreuve de METZ, qu’il
disputera ce dimanche…sans drafting cette fois : « C’est un
choix que j’ai fait de venir en aide à Ben, car pour moi le
premier objectif de la saison est de participer, le 5 juin
prochain à la manche ETU de ZUNDERt, aux Pays-Bas…
Entretemps, j’ai tout de même réalisé une seizième place en
natation, sans forcer… Pour éviter, à tout prix de boire la tasse
! Et me suis rassuré, à vélo, avant le premier rendez-vous avec
mes coéquipiers français, cette fois, en Lorraine… Pour la course
à pied, j’ai donc terminé avec de moindres ressources… »
Même si à l’arrivée, le Carolo est, certes, rattrapé par son coéquipier Ryan CROSS, l’un des deux transferts australiens de l’Avenir Triathlon Club de Charleroi, il signe une fort honorable 18ème place tout de même !
Retrouvant ainsi, avec deux minutes de retard à peine, celui pour lequel il a littéralement « roulé »…
Et Benoît BOURGUET de conclure : « Grâce à Ben (ndlr : l’autre ! Il faut suivre…), j’ai même pu atteindre la 7ème position, aux deux tiers de la course à pied… Mais, contre mauvaise fortune, bon cœur, j’ai quand même dû laisser des plumes dans le dernier tour… Le trou était creusé, heureusement, dès la fin de l’épreuve cycliste, et seuls deux hommes parviendront à me rattraper avant la ligne… »…
Une entrée au top 10, dans une épreuve remportée par le
Hollandais Raymond LOTZ, en 1h57’, qui pourrait valoir quelque
récompense à Benoît BOURGUET à l’avenir : « Certains ont
conclu, un peu dans la précipitation, sans doute, que je
décrocherais de la sorte une sélection nationale pour participer
à une manche de la Coupe d’Europe… Mais rien n’est fait !
C’est sans oublier que pour envisager pareil sésame, il faut au
moins reproduire un second classement au top 10, ce qui n’est pas
forcément évident…
Alors, en attendant de voir je mérite vraiment de m’aligner, en
noir, jaune, rouge, en Espagne, en juin prochain ou
éventuellement à ECHTERNACHT, au Luxembourg, en juillet,… voire
en Irlande en août, je préfère savourer l’instant présent, sans
me mettre la pression et juste oublier au plus vite les crampes
d’estomac qui m’agitent ! »…
Soigne-toi bien Ben !












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