Dijon triathlon : droit de réponse
Photo par C. Guiard/Image4Sport
"Je vous prie, en application de l’article 13 de la loi du 29 juillet 1881, de bien vouloir insérer dans votre prochaine édition le texte du droit de réponse suivant :
Je vais répondre en deux temps aux accusations figurant dans
l’article du 2 mars dernier selon lequel le club aurait sabordé
son équipe féminine en excluant Audrey Cléau :
- parce que cet article repose sur des propos inexacts, infondés
et partisans ;
- parce que cet article me porte directement atteinte et
m’attribue des termes que je n’ai à aucun moment soumis au
journaliste
- parce qu’il porte atteinte à d’autres membres du comité
directeur, qui par leurs activités de loisirs ne voient pas
pourquoi ils seraient salis par des propos diffamatoires et non
fondés ;
- parce que cet article porte atteinte à notre club, à ses
adhérents, et plus largement à nos partenaires principaux qui
sont la ville de Dijon, le conseil général et le conseil
régional.
Je reprendrai donc l’article et le commenterai pour répondre à ces accusations.
1) Dijon triathlon n’a pas sabordé son équipe féminine : cette équipe s’est sabordée elle-même.
2) Suite à l’élection du nouveau bureau exécutif du club, il a
été décidé que toutes les décisions seraient votées en comité
directeur : ce qui n’a pas été sans déplaire à Eric Bidat qui
avait pris des libertés qui outrepassaient la légitimité de ses
responsabilités au sein du club. Il outrepassait sa fonction et
prenait des décisions en lieu et place du comité directeur (les
exemples les plus flagrants sont les courriers qui arrivaient à
la ville, et le dernier n’est pas si vieux, signé de sa main sans
en avoir référé au comité directeur ; rappelons que la ville de
Dijon est notre partenaire principal, qu’elle soutient le club
depuis des années et que le seul interlocuteur à ses yeux est le
président de l’association !).
12 personnes composent ce comité directeur et c’est uniquement
sur la majorité des voix que les décisions ont été, sont et
seront prises.
3) Toutes les filles de l’équipe féminine n’avaient pas signé leur contrat avec le club : Audrey Cléau, qui attendait sans doute le premier prétexte valable pour partir, n’avait toujours pas daigné signer son contrat, ce qui par ailleurs avait éveillé les soupçons du comité directeur quant à ses motivations au sein de l’équipe.
4) Est-ce que le club Dijon triathlon a décidé de privilégier la
masse au détriment de l’élite ? C’est faux. Oui, la question a
été évoquée au sein de notre club mais je ne pense pas que cela
surprenne qui que ce soit. Oui, nous avons décidé de ne
privilégier personne mais d’essayer de motiver les adhérents du
club tout en soutenant nos triathlètes de haut niveau.
Mais cela reste une réelle question de fond que tous les clubs
doivent se poser quand ils ont dans leurs rangs des athlètes qui
font partie des meilleurs français et une masse d’adhérents qui
attend beaucoup.
5) Personne ne souhaitait se séparer de l’équipe féminine, ni
moi, ni aucun membre du comité directeur.
Mais c’est à tort que l’on m’attribue des propos que je n’ai pas
tenu "on a fait le ménage", propos qui ont plutôt eu tendance à
faire sourire tous nos adhérents ! Effectivement, quand la
nouvelle équipe est arrivée fin novembre dernier, nous avons
décidé ensemble de recadrer certaines choses au sein du club et
c’est étonnant de voir comment est transcrit cet état d’esprit
dans l’article ! Nous préparions le départ de notre président
depuis des mois et certaines conditions avaient été précisées
quant à ma possible présentation à ce poste : franchise et
transparence allaient être nos leitmotivs pour rétablir la
confiance au sein du club. Aujourd’hui, tout le club est derrière
nous.
6) Sous la présidence d’Alain Duroux, la gestion du haut niveau
n’a pas été confiée à Eric Bidat. Ce dernier était au même titre
que d’autres personnes aujourd’hui, responsable des stages ou des
entraînements, membre du comité directeur, plutôt en charge
d'assurer le lien entre l'élite et le club, retransmettre les
souhaits respectifs. Mais cela n’a jamais voulu dire qu’il ne
devait jamais tenir compte des avis du comité directeur ou
prendre seul des décisions qui relevaient de la responsabilité de
ce comité !
Le conflit existe mais il est entre le comité directeur et Eric
Bidat ; jamais, il n’a été entre les triathlètes féminines de
l’équipe première et le club. Le seul rôle qu’avait Eric Bidat
était d’assurer la communication ; ce rôle n’a jamais été assumé
mais par contre, il a assumé de nombreux rôles qui ne lui avaient
jamais été confiés… voilà, la base du problème.
Ce qui nous apparaît aujourd'hui, c'est que le lien entre le club
et l'élite est rompu, que l'élite est une entité autonome et
indépendante du club. Ce que l'on a cherché à faire, c'est
d'intégrer cette élite à la vie du club, et inversement demander
à l'élite de représenter notre club.
Le comité directeur a juste exigé un droit de regard sur ses
agissements et aujourd’hui, je ne regrette en rien notre décision
car à chaque rencontre, j’ai appris des choses qui contre
disaient tout ce qu’il avait bien voulu nous dire en réunion.
Comment faire confiance à une personne qui se permet de signer en
tant que "président du club" ou même "responsable du haut
niveau", sans même nous en prévenir ? Comment après cela être
crédible auprès de nos partenaires ?
Eric Bidat a démissionné du comité directeur du club, deux jours
avant la parution de l’article dont il est la principale source
d’informations !
7) Audrey Cléau n’ayant pas daigné participer à notre assemblée
générale, date à laquelle devaient être signés les contrats avec
le club, nous lui avons demandé, et ce depuis trois mois, de nous
rencontrer afin d’une part de parapher son engagement et d’autre
part, de nous parler de sa saison (aujourd’hui, nous savons
pourquoi, elle devait sans doute préparer son départ…). Alors,
oui, elle est venue à Dijon lors d’un comité directeur
exceptionnel organisé pour la recevoir en février. Lors de cette
réunion, il a été simplement proposé à Audrey Cléau un changement
de statut au sein du club : comme sa saison se profilait comme
une saison individuelle, vu qu’elle ne pouvait participer qu’à
deux grands prix maximum sur six inscrits au circuit 2005 (juste
pour rectifier les informations que l’article avance d’après les
informations d’Eric Bidat), nous lui avons proposé de participer
aux grands prix selon son calendrier et de financer sa saison qui
visait les championnats du monde de duathlon. Nous savions
qu’elle n’était en rien fautive du calendrier des courses
fédérales.
Le budget de l’équipe féminine aurait été réajusté afin de
prendre en charge ces nouvelles données. Le comité directeur
était d’accord pour s’adapter à cette demande et apparemment, la
réunion s’était bien déroulée. Nous pensions avoir fait le
maximum, en tout cas, c’est l’impression qu’Audrey Cléau nous a
laissée puisque tout le monde était sur la même longueur d’onde à
la fin de cette réunion.
Ce fonctionnement entre le club et un athlète de haut niveau
avait déjà fait ses preuves et cela, depuis des années, car
Gilles Reboul suivait sa saison de façon individuelle et le club
s’adaptait au fur et à mesure de ses demandes.
Mais c’était sans savoir qu’elle avait déjà pris sa décision et
que je trouverais le lendemain matin sa demande de mutation dans
la boîte à lettres !
Aujourd’hui, nous sommes sûrs qu’elle n’a pas compris ce que nous
lui avons proposé car c’est d’un engagement de notre part dont on
parle et non de caprice ou de sanction !
Aujourd’hui, aucune mutation n’est signée. Ni la demande d’Audrey
Cléau, ni celles de Karelle Dubief, Karine Roz et Nathalie
Lapierre (qui ne pourra muter car elle a d’ores et déjà muté une
fois cette saison, du club de Chenôve vers Dijon triathlon). Il a
été voté lors du dernier comité directeur que nous acceptions les
mutations, à condition qu’elles se fassent hors de clubs
bourguignons pour éviter de causer des préjudices au club… les
dossiers iront donc devant la commission nationale sportive de la
fédération française de triathlon.
Dijon triathlon a toujours été fier de ses triathlètes, qu’ils soient amateurs ou de haut niveau ; l’important est juste de partager une passion commune, dans un climat convivial et avec un esprit sportif. Dommage que certains à haut niveau n’aient toujours pas compris ce que c’était et que d’autres ne pensent qu’à leurs intérêts personnels sans jamais prendre en compte les intérêts et les objectifs du club !
Attaquer un club et de ce fait, directement les collectivités qui le soutiennent, ne relève pas vraiment d’un exploit ! La ville de Dijon, le conseil général et le conseil régional, nos partenaires principaux ne doivent pas subir de telles accusations.
Que nous réserve la saison 2005 ?
Une saison bien remplie pour nos deux athlètes de haut niveau…
Isabelle Ferrer, membre de l’équipe de France de triathlon Longue
distance et de duathlon
"Je suis peinée de la disparition de la division 1 mais la saison
approche et je me suis fixée de nouveaux objectifs en duathlon et
j’ai conservé des ambitions sur le triathlon longue distance en
individuel. J’ai commencé ce sport à Dijon triathlon, le club et
la ville de Dijon m’ont toujours aidée et soutenue et nombreux
sont ceux qui sont fiers de moi. J’espère donc que cette année va
nous offrir de belles rencontres sportives pour notre plaisir à
tous."
La saison d’Isabelle va démarrer le 3 avril à Meaux pour le
premier grand prix de duathlon. Elle sera présente à Lorient,
tout comme Gilles, au championnat de France Longue distance, à
Belfort au championnat de France de duathlon. Ces deux principaux
objectifs sont les championnats du monde de triathlon au Danemark
(et pourquoi pas une qualification pour Hawaï !) et ceux de
duathlon en Australie, si elle se qualifie.
Gilles Reboul, membre de l’équipe de France de triathlon Longue
distance
"J’entame aujourd’hui ma douzième saison sous les couleurs de
Dijon et je me réjouis et apprécie toujours son soutien. Dijon
triathlon, la ville de Dijon, la Côte d’Or, la Bourgogne, mes
partenaires privés me renouvellent leur confiance et je les en
remercie. Pour cela, je n’ai qu’une seule obsession… donner le
meilleur de moi-même ! J’espère au travers de mes résultats et
sollicitations pouvoir donner cette image dynamique du club Dijon
triathlon."
Dès le mois de Mars, Gilles reprendra le chemin des courses pour
l’Ironman d’Afrique du sud avec comme principaux objectifs de la
saison, trois rendez-vous : l’Ironman France Nice le 19 juin,
Embrun le 15 août et s’il se qualifie, Ironman d’Hawaï le 20
octobre.
Tous deux seront présents sur le triathlon international de Dijon qui a lieu le 17 juillet prochain.
Deux grands objectifs cette année pour le club…
Un nouveau projet a pris forme et le club présentera une équipe
féminine sur les grands prix de duathlon qui cette année auront
quatre rendez-vous à travers la France : Meaux, Chaumont, Betton
et Gravelines.
Les championnats de Bourgogne seront également le rendez-vous des
triathlètes dijonnais.
De nouvelles tenues, un site Internet, des stages d’entraînement complets, plus de 130 adhérents plus motivés que jamais, voilà à quoi se résume notre actualité. Dijon triathlon se porte bien, même très bien.
La nouvelle saison va très vite commencer et nous oublierons rapidement tous ces moments désagréables.
Rendez-vous les 16 et 17 juillet prochains sur le site du lac Kir pour le 21ème triathlon international de Dijon ! Toutes les informations sur le site du club : http://dijontriathlon.free.fr"
Le comité directeur du club Dijon triathlon
Sophie Teper, sa présidente







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commentaires
11 Mars 2005, par : Germain GHORBALCet article, constitue un droit de réponse remarquable, justifié par des arguments qui paraissent convaincants.
Il a dù necessiter de la part de la rédactrice et d'une équipe du staff une incroyable mobilisation incroyable en temps, en échanges de points de vue, en recherche de justification et de témoignages considérables.
A t'on voulu utiliser une enclume pour ecraser quelques moucherettes, bien jeunes, pleines de bonne volonté, qui adorent leur sport et qui ont eu un sentiment de frustration?
Voilà, une bien vilaine façade du sport.A quoi ressemble ce déballage misérabgle?
Et que serait ce sport sans les athlètes?
Il ne faut surtout pas perdre la face vis à vis des sponsors, c'est à dire les bailleurs de fonds.
Un bon conseil, qui nous réjouira tous: réconciliez-vous, faites triompher le véritable esprit du sport, ne vous en prenez pas aux plus faibles que nbous défendrons toujours ou bien , si rien n'est possible, sabordez-vgous et les athlètes vous oublieront très vite.