Keat contrôlée positive au test de dépistage
Photo par Ligue Calédonienne de Tri
C'était l'anniversaire de Rebekah Keat hier, le 20 février 2005. Elle a fêté ses 27 ans après un début de carrière des plus prometteurs.
Promise à un bel avenir grâce à un talent considérable, elle provient de la filière du "court" australien et a gagné les championnats du monde de triathlon ITU en 1996 chez les juniors ainsi que les championnats du monde de duathlon en1997, toujours chez les juniors.
Elle termine à quelques encablures de son aînée Nicole Hackett en 2000 lors des championnats du monde de triathlon, et s'est imposée la saison passée sur des Half-Ironman, preuve de son excellente progression vers la distance reine.
L'Ironman Western Australia organisé pour la première année à Busselton, a été le théâtre d'une course exceptionnelle de Keat, puisqu'elle termine la course dans un temps hyper rapide de 9h03'37", 21 minutes devant la néo-zélandaise Karyn Ballance, pourtant expérimentée.
La suite on la connaît…
"Triathlon Australia a publié une notification d'infraction à
l'encontre de Keat et lui a imposé une suspension temporaire.
Cette suspension empêchera Keat de participer aux événements
organisés par Triathlon Australia.
Les sources ont indiqué que l'échantillon A de Keat contenait
approximativement 7.7 nanogrammes de nandrolone par millilitre
d'urine. Son échantillon B a été révélé à près de 11 nanogrammes
par millilitre. Pour les femmes, la limite spécifiée par l'IOC
est de 5 ng/ml. La limite pour les hommes est de 2 ng/ml.
En étant très au-delà des limites permises, les échantillons de
Keat sont largement au-dessus de tous les récents cas détectés
ces derniers temps.
Le triathlète Canadien Kelly Guest a reçu une interdiction de
courir de deux ans en 2002 après un échantillon contenant de la
nandrolone; ses résultats étaient : 3.06 +/- 0.02 ng/ml, sans
excéder le niveau permis de 2 ng/ml. Guest avait été par la suite
affranchi, car il avait été prouvé qu'il ne s'était pas dopé pas
intentionnellement, mais qu'une enquête officielle avait
déterminé que les niveaux élevés de nandrolone avaient été
provoqués par des suppléments alimentaires que l'ingestion
avaient corrompu.
Alors que Triathlon Australia se refuse à tout commentaire sur le véritable nom de la fautive, Keat, il est confirmé néanmoins dans un rapport de la semaine dernière que la drogue impliquée était de la nandrolone : "Ce mardi, 8 février 2005, Triathlon Australia a reçu un avis de l'ASDA (Australia Sports Drug Agency) qu'un triathlète professionnel australien a été testé positif à la nandrolone par conséquence d'un test procédé en Australie à la fin de l'année 2004," a commenté le président de Triathlon Australia Chris Hewitt."
Propos recueillis par Cameron Elford (Triathletemag.com)
Fin du premier acte pour Rebekah Keat.
Après notre article publié la semaine dernière, et sujet à
polémique, mais qui a permis à beaucoup d'entre nous d'y voir
plus clair sur certaines pratiques, l'histoire reprend hélas son
cours et nous rattrape à sa manière.
Comment ne pas s'insurger, et surtout ne pas passer "à la vitesse
supérieure", afin de précipiter les choses dans le domaine de la
lutte, de la prévention et de l'éducation ? Avant qu'il ne soit
REELLEMENT trop tard, agissons chaque jour avant que le monde
entier ne nous montre du doigt, et que le triathlon ne rejoigne
le cyclisme au rang des sports de pestiférés (ceci est réducteur,
je le conçois, mais le parallèle me fait trop peur).
Gardons nos enfants de ces amibes et apprenons-leur la joie de l'effort, et la récompense du travail. La vie est ainsi faite. Notre seule conscience devrait être l'unique garde-fou qui nous permettent de nous juger, et de nous défendre de toute tentative de dérive.
Car ce mal est une dérive en soi.
La vérité est dure à lire, et à accepter, et ceux qui s'engagent
dans le combat, sans limites, doivent être encensés.
Soutenez Christophe Bastie pour l'AFT (Athlètes
for Transparency)
http://www.athletesfortransparency.com/
Et aussi Guy Hemmerlin
http://www.endurancetrainingconcept.com/html/index.php?page=17
Olivier Coste :
"La fédération française de triathlon s’est engagée depuis de
nombreuses années dans la prévention du dopage et des conduites
dopantes comme en témoigne initialement la mise en place d’un
groupe de travail sur la lutte et la prévention contre le dopage
en septembre 2001.
Les actions on été menées au niveau de la formation (brevet
fédéral, cadres techniques nationaux), de l’information des
sportifs sur listes de haut-niveau et espoirs et dans le domaine
du contrôle antidopage par l’augmentation des contrôles à
l’entraînement et la détection urinaire de
l’érythropoïétine.
Parallèlement, un programme de lutte contre le dopage auprès des
clubs formateurs, c’est à dire accueillant de jeunes sportifs, a
été initié sous la forme d’un projet pilote en 2002 et s’est
étendu à l’ensemble des inter régions et des DOM-TOM depuis début
2004. Ce programme d’envergure nationale, financé par la
fondation d’entreprise "La Française des Jeux" et le Conseil de
Prévention et de Lutte contre le Dopage, a pour double objectif
de former des éducateurs des clubs formateurs (en contact direct
avec les jeunes sportifs) et de sensibiliser les dirigeants, les
sportifs et les parents par la mise en place d’interventions -
débat sur le dopage.
L’originalité de la formation réside dans la pluridisciplinarité
des intervenants (sociologues, psychologues, physiologistes et
médecins) et des thèmes abordés (prévention des comportements à
risque des jeunes sportifs, organisation nationale et
internationale de la lutte antidopage, usage de médicaments
autorisés et interdits dans le milieu sportif, intérêts et
limites de la consommation des compléments nutritionnels, les
facteurs de protection et de vulnérabilité à l’adolescence,
performance et éthique sportive). Il s’agit aussi de travailler
avec les éducateurs sur leur place et leur rôle dans la
prévention du dopage en tant que véritable acteurs de
prévention.
Dans un deuxième temps, les actions de sensibilisation effectuées
en direction des jeunes sportifs et des autres acteurs du club
formateur (triathlètes, dirigeants, parents) permettront
d’encourager un véritable travail de prévention cohérent et
efficace.
Enfin, un groupe de travail devrait se mettre en place au sein de chaque comité régional afin de maintenir la dynamique occasionnée par le présent projet (actions de prévention, suivi médical des jeunes…)."












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