De Marco Pantani à Nina Kraft
Photo par Steve Handwerker
L’année dernière, le jour de la Saint Valentin, ce fut un choc ressenti douloureusement de l’autre côté de notre frontière niçoise et la stupeur nous envahit lorsque la nouvelle nous parvint quelques heures après la disparition du grand champion dans des conditions sordides.
Je ne pense pas qu’un événement de cette nature frappa aussi
cruellement le peuple transalpin depuis la disparition de Fausto
Coppi le 2 janvier 1960.
On respecte Marco Pantani et nous sommes interpellés par la
tragédie vécue par cette idole qui a fait tressaillir des
millions d’admirateurs inconditionnels et d’autres millions de
supporters qui ne vivaient que dans l’attente des exploits du «
Pirate » dans les Dolomites en Juin et dans nos massifs
montagneux en Juillet.
Les produits dopants puis les drogues dures ont tué Marco Pantani
dont le glas a vraiment sonné en Juin 1999, lorsqu’il s’est fait
« jeté » du Giro sur son terrain de prédilection à quelques jours
d’un nouveau triomphe parce que son taux d’hématocrite dépassait
les 50%.
De ce jour fatal, à la Saint Valentin de 2004, le déclin
inexorable a fait son œuvre jusqu’à déposséder Marco de la vie.
Mais Marco a payé cash. Trop et trop cher. Et tous ceux, qui
étaient exténués dans ces Dolomites diaboliques, avaient- ils la
conscience tranquille lorsqu’au petit matin, on a prié Marco
Pantani de rendre son dossard ?
Il devait y en avoir des taux d’hématocrites qui dépassaient les
50%. Et il devait y en avoir, des coureurs qui avaient pris des
substances de toutes sortes. Bref, ils devaient être légion ceux
qui se dopaient dans ce Tour d’Italie.
Et combien d’autres, « spécifiquement » préparés pour demeurer «
clean » selon l’expression consacrée de Lance Armstrong, ont été
programmés dans le Tour de France pour tenir dans quelques
étapes, ou bien se distinguer de façon décisive dans les 10
derniers kilomètres d’un col pour s’emparer du Maillot Jaune ou
figurer en bonne position dans les classements ?
Marco a payé pour une caste, qui n’avouera jamais et se gardera
bien de préciser ses véritables recettes sinon celles bien
banales que certaines radios, télévisions, ou autres supports
répandent à longueur d’étape.
Que de commentaires hypocrites et révoltants qui encensent les
tricheurs des sommets qui n’ouvrent même plus la bouche pour
chercher l’air à haute altitude et qui tiennent de véritables
conférences de presse aussitôt après l’arrivée, alors que Coppi,
Bartali, Robic, Bobet et Apo Lazaridès ne pouvaient même pas
prononcer une parole après leur longue chevauchée en solitaire
!
Ces champions de légende, n’étaient pas programmés pour
s’illustrer dans les derniers kilomètres d’un col comme
Armstrong, mais ils honoraient Tour de France, Giro ou Tour de
Suisse par leurs chevauchées fantastiques en gagnant 10 fois
moins d’argent !
Alors, oui Marco tu as payé, mais ta légende est à jamais
inscrite dans nos mémoires et on ne suspectera pas tes faits
d’armes parce que tout le monde sait que certains se sont
vraiment « défoncés » pour tenter de rester dans ta roue ou même
d’essayer de te tendre la leur pour t’humilier, ce que tu as jugé
intolérable. Aucun cycliste européen n’aurait oser accomplir un
tel geste insolent comme l’a fait ce coureur américain qui ne t’a
pas respecté.
Vouloir « aider » un champion de cette classe en l’humiliant, est
sans précédent dans l’histoire du cyclisme international.
Ce dopage qui tue et qui s’étend sournoisement et de façon
inexorable a depuis des années franchi les frontières du
triathlon.
Je n’ai pas réagi à l’annonce de la disqualification de Nina
Kraft à l’issue de l'Ironman d’Hawaii en Octobre dernier. Ce fut
un coup de tonnerre dans notre petit monde qui croyait se
prémunir contre l’invasion de tels scandales. Mais, faut-il
vraiment jeter la pierre à une jeune athlète qui a reconnu «
après » son exploit avoir pris de l’EPO ?
Oui, Nina a triché, et qui ne triche pas quand la récompense
atteint plus de 100 000 $ dès que l’on franchit la finish line en
vainqueur et que la besace se remplit de devises de façon
conséquente grâce à la manne versée par les sponsors ?
Si le comportement de Nina Kraft fut méprisable dans cette course
mythique d’Hawaii, considérée comme l’aboutissement du geste
sportif de milliers de triathlètes qui ont consenti des
sacrifices à la limite du raisonnable, à mon avis, il est vain de
vouloir mépriser cette athlète allemande.
Elle n’est qu’une victime directe du comportement « vénéneux » de
son entourage qui connaît les ficelles utilisées dans l’arsenal
très étendu du milieu du cyclisme professionnel.
Et la boucle va se refermer.
Voici quelques interrogations…
Des coïncidences apparaissent dans le déroulement de certaines courses ou dans l’accomplissement des performances dans l’Ironman ou dans les courses qualificatives.
Qui se souvient de la fabuleuse performance réalisée par Luc Van
Lierde et Thomas Hellriegel en 1996 à l’Ironman ?. Tous deux,
battirent le record de Marc Allen. Luc ce jour-là passa 8h01 mn
en course pour sa 1ere participation, si l’on ôte les 3 minutes
de la pénalité qui lui fut infligée pour drafting.
Luc Van Lierde était sponsorisé par « Mapei » équipe cycliste pro
dans laquelle courraient les Italiens et un certain coureur belge
Yohann Museeuw. Coïncidence !
Quelques années plus tard, Jurgen Zack, marcha pendant 3 heures au cours du marathon en vomissant. Pourquoi ? Parce que selon Peter Reid, Jurgen avait consommé trop d’aspirine aussitôt après avoir déposé son vélo dans le parc. Aspirine ? C’est un anticoagulant qui fait tout naturellement penser à une prise d’EPO.
Un certain Udo Boltz, grand champion cycliste allemand sponsorisé par Deutch Telecom vint faire l’Ironman. Il était coaché par Lothar Leder, sponsorisé par la Poste Allemande.
On remarque également que les épouses de grands champions de l’Ironman ou coachées par des spécialistes de renom, qui étaient inconnues, accomplissent subitement des exploits et gagnent l’Ironman après en avoir gagné quelques-uns dans d’autres continents :
J’ai ainsi relevé les noms de Nicole Leder, Nicole De Boom, Lisa Benthley, Sian Welch, Lori Bowden, Heather Fuhr etc…
Que dire de Paula Newby Fraser (compagne de Paul Huddle) qui a
écrasé le record de Erin Baker en l’abaissant à 9h01 en 1988,
alors que Erin venait de pulvériser le record du triathlon de
Nice en l’abaissant à 6h27 et terminant 11ème au scratch !
Paula, dont les performances étaient moyennes en 1985, 1986 et
1987, explosa les temps en 1988 et descendit en dessous des 9
heures en 1992 !
J’ai compté beaucoup de cachets, pilules et autres produits «
confortables » à l’intérieur de sa pochette dans le parc à vélo à
l’aube !
La belle Natacha Badmann, est Suisse. Elle est toute auréolée de ses succès. Mais après tout, est-elle programmée pour gagner l’Ironman systématiquement ? Que consomme-t-elle ?
La voilà la vraie question à laquelle aucun pro ne répond.
Tant que nous n’avons pas cette réponse, on peut affirmer que dans le « Top 10 » il n’existe aucun triathlète qui se contente de ne « carburer » qu’à l’Isostar, à l’Exceed, au Coca Cola, aux pâtes de fruits ou aux cookies, bananes et autres produits étalés dans les magazines.
Les vrais amoureux de notre sport peuvent continuer à consommer
ces produits basiques indéfiniment . Ils seront sains, loyaux et
« clean » en se regardant dans la glace chaque matin.
Quant aux pros qui fendent les flots les premiers, je préfère les
laisser faire « leur temps » et les écouter d’une oreille
distraite lorsqu’ils racontent leurs histoires. Surtout, ne pas
trop prendre au sérieux ce qu’ils racontent au cours de leurs
conférences de presse.
Ma chère Nina, tu n’es qu’une victime et ta jeunesse t’offre encore des perspectives d’épanouissement dans d’autres sports.
Mais pour l’Ironman, on ne pourra plus jamais t’associer à l’idéal de son fondateur le Captain Collins…



texte plus grand
texte plus petit






commentaires
11 Février 2005, par : Mika, d\'XtriathlonVoila un sujet qu va faire couler encore beaucoup d'encre... et qui ne sera jamis "boucler", car la course pour rattraper les tricheurs est inégale: ce sont les collègues de ceux qui sont censés chercher les produits dopants qui donnent aux athlètes les moyens de leur tricherie ( a quand des condamnations fermes et sévères pour tous ces soit disants médecins...)
Germain, tu dis que certains sont programmé pour gagner une course (et tu as l'air de le condamner...) alors que tu es pret à pardonner Nina KRAFT pour une action qui se veut similaire...J'avoue ne pas comprendre ta "volonté" d'épargner quelqu'un qui salit de oute façon le seul sport ou les champions du monde cotoient les athlètes amateur en permanence...
11 Février 2005, par : marcobien tourné mon cher germain!!
il existe bien deux catégories d'athlètes dans notre sport,ceux qui savent tout et ne disent rien et les autres !
personne ne doit ètre méprisé,par contre ne cherchez pas à vous poser en donneurs de leçon ou hommes vertueux parce que vous tournez à l'isostar!
nous pratiquons un sport exigeant pour le plaisir de se sentir en vie tout simplement et non pas pour se faire valoir ou stigmatiser les tricheurs ;après tout c'est leur propre vie qu'ils mettent en jeu,et leur réputation qu'ils salissent non pas la notre!
pas d'amalgame
portez vous bien
marco
11 Février 2005, par : sylvainSujet très intéressant et très bien tourné.
Il ne faut pas oublier que tous les athlètes qui ont recours à des produits dopants, on un jour eu le choix de le faire ou non. Certains (peut-être rare maintenant...) pratique leur métier de façon honnête, à l'eau claire, et l'amalgame que tu fais risque de les blesser profondément. Bien sur que je ne suis pas (plus) naïf en regardant les performances de certains et de certaines, mais c'est bien connu dans le sport de haut niveau : tant que t'es pas "controlé +" t'es "pas dopé" !
Une fois que l'athlète se retrouve montré du doigt comme l'a été Pantani et également Kraft et bien d'autre encore, il peuvent passer pour des victimes sans pb, en tenant des discours du genre : "ce ne sont pas les seuls"... Mais en attendant, on peut être touché par la façon dont les gens abandonnent aussi vite qu'ils placent en haut de l'affiche leur idole, mais on peut également se rappeler que ce sont des tricheurs, qui ont "volé" durant leur carrière les victoires et les cachets d'autres qui courrent peut-être honnêtement !
le seul moyen d'encourager le sport propre, c'est de respecter les athlètes propres et de punir comme il se doit les tricheurs... il est déja tard, mais le jour ou ce genre de discours sera courant, que les voleurs seront victimes, il sera alors trop tard !
sportivement
11 Février 2005, par : Francois Modavequel bel article...bravo...
rumeurs, plus de rumeurs, encore des rumeurs...c'est tellement facile de faire depuis sa petite chaise devant son petit ordinateur...
Felicitations...surtout ne pas respecter les efforts des uns des autres..mieux vaut colporter des rumeurs...
meme si certaines sont de fortes rumeurs, ca reste ca des rumeurs...
Un bel exemple du cretinisme latent de certains...
Tout le top 10? amusant...un de mes meilleurs amis, y a ete 3 fois...et je suis 100% sur qu'il est clean...mais non...Monsieur Germain qui sait tout, a dit 'non, il est sale'...
Roland, je suis bien desole que tu aies laisse passer un torchon pareil, qui ne fait que colporter des rumeurs...
au lieu de faire un bel article sur la triste fin de Marco, ca n'est qu'un sale petit papier visant a colporter les ragots des uns et des autres...
11 Février 2005, par : anthony PHILIPPEJe ne sais pas trop quoi penser après la lecture d'un tel article ! Tous les pros seraient donc des pourris ???
J'ai la naïveté de croire que non, et c'est trop facile de mettre tout le monde dans le même sac.
Je ne vois pas en quoi un article qui cite des noms sans aucune preuve peut apporter quelque pierre à notre édifice.
Certes, certains records sont tombés trop brutalement en triathlon, à une époque "mouvementée" et avec quelques coincidences troublantes... mais de là à conclure qu'on ne peut pas rentrer dans le TOP10 d'Hawaii en étant clean , il y a une limite à ne pas dépasser ! Je crois que certains triathlètes vont se sentir blessés suite à ces propos...
Par contre, je ne vois pas du tout pourquoi Nina Kraft doit être considérée comme une victime ?! Là, il faudra qu'on m'explique...
Alors bon entraînement quand même à tout le monde, et restons passionnés même si ça fait mal au coeur de voir que l'image du triathlète commence à se "sâlir" de la sorte.
11 Février 2005, par : Francois Modaveau passage...comme je l'ai deja dit...le soit-disant test positif a l'EPO en Australie n'en est pas un...
Il y a eu un test + effectivement, mais a la Nandrolone...durant IM Western Australia.
Pour l'instant, Tri Aus n'a pas revele officiellement qui c'etait, mais c'est un secret de polichinelle...
quand on publie des choses comme ca, la moindre des choses est de s'assurer de la veracite des faits...
11 Février 2005, par : Francois ModaveBien d'accord avec Anthony...
Marco et Nina sont des victimes, mais tout le top 10 a Hawaii sont des pourris???
11 Février 2005, par : Francois Modavedans les autres inepties...
Lisa Bentley, femme d'un grand champion?? tu veux parler de Steve, son mari?? qui est un groupe d'age correct mais sans plus? et qui finit derriere elle?
et Heather Fuhr? son celebre mari, c'est Roch Frey...Heather a eu des resultats bien avant qu'ils se marient...
Nicole de Boom et Sian Welch gagnaient des grosses courses bien avant de se marier avec TDB et Welchie...
Roland, il est peut etre temps de retirer ce torchon...
Udo Boltz n'etait pas coache par Lothar. Ils sont copains (oh la, mais attention, c'est pire la...!!! 'sarcasm off' )
11 Février 2005, par : Roland/XtriathlonUne journaliste de Libération a éclaboussé le monde du triathlon l'an passé, en publiant un torchon que tout le monde avait fustigé. Les réactions et critiques avaient été, très logiquement, virulentes, corrosives et même violentes, ce qui n'empêcha pas cette même journaliste de remettre le couvert, et surtout de dormir sur ces deux oreilles le soir même (du moins je l'imagine, au vu de son mutisme post-publication), tout en venant reprendre les commandes de son ordi le lendemain...
A l'époque je me suis demandé s'il serait bien de publier un tel article, même s'il n'était pas de moi ou d'un rédacteur du site, afin de "calmer" les ardeurs de certains (qui sont certainement dans leur droit) et ne pas entendre ou lire des avis négatifs.
Aujourd'hui je suis réellement confronté à ce cas, mais je pense que je vais laisser l'article ouvert au débat.
Simplement parce que ceux qui ne lisent pas régulièrement les conclusions de ce genre d'affaire sont dans l'ignorance totale face à un tel article. Parce qu'aussi (je pense avoir un "auditoire" perspicace et sachant déceler l'amalgame) il vaut mieux se faire sa propre idée en analysant les réactions de chacun, et celles qui ont été postées depuis ce matin montrent qu'un tel article est inévitablement accompagné de critiques.
Mon "devoir" (même si mon métier ne fait s'apparenter que de très loin au journalisme) est d'informer mais aussi de donner à tous les moyens de s'exprimer. C'est ce que j'espère continuer de faire, si vous ne tirez pas trop sur l'ambulance… Dans le cas inverse, ce site deviendrait quelque chose d'insipide, voué à un avenir restreint.
Une dernière chose : je pense que l'auteur aura le cran de répondre, afin de vous faire partager son opinion.
Roland
11 Février 2005, par : Laurent SchmutzOn devrait peut-être rajouter ca à la liste des produits dopants :
=> ne pas terminer dans les 10 premiers à Hawaii.
11 Février 2005, par : Llobell philippeRoland,tu as bien fait de publier cet article car tout le monde a le droit de s'exprimer (mais pour dire des idioties!!)
L'auteur devrait lire le bouquin de l.armstrong ds lequel il relate l'episode du mont ventoux avec M.Pantani !
Je suis certainement trés naif mais je suis persuadé que le top 10 d'hawaii n'est pas "dopé"(si notre René Rovéra a lu l'article.......!!)
Le dopage existe.Le dopage est un fleau.OK
Il n'est pas nécessaire d'en rajouter avec des fausses rumeurs
Le mieux est de rester passionné,propre et donc de pouvoir se regarder ds son miroir.
11 Février 2005, par : DOMINIQUE RAVILYLA PRESOMPTION D'INNOCENCE TANT QU'IL N'A PAS ETE PROUVE QU'ON A ETE DOPE DOIT ETRE LA CLE DE VOUTE EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LE DOPAGE. IL EST TROP SIMPLE OU SIMPLISTE DE FIARE DES RECOUPEMENTS (CF.LA.CONFIDENTIAL). JE TROUVE NAVARANT DE S'ATTAQUERA LANCE ARMSTRONG SOUS PRETEXTE QUE L'EPISODE AVEC MARCO PANTANI AURAIT INFAMANT POUR CE DERNIER. LE PROBLEME N'EST PAS LA PUISQUE L'AUTEUR DE CET ARTICLE (QUI ME FAIT REAGIR), INSINUE QUE LANCE ARMSTRONG A L'INSTAR DE LUC VAN LIERDE SERAIT DOPE. LE DEBAT SUR ARMSTRONG ME PARAIT TROP VASTE MAIS SI JE DEVAIS AVANCE QU'UNE REMARQUE A CE SUJET, ELLE SERAIT LA SUIVANTE: LE CAS ARMSTRONG EST HORS NORME. DE MEMOIRE SPROTIVE, UN SURVIVANT DU CANCER N'AVAIT JAMAIS ETE OBSERVE TEL QU'IL L'A ETE. LAISSONS LUI LA PRESOMPTION D'INNOCENCE PARCEQUE LA SCIENCE NE NOUS A PAS ENCORE TOUT REVELER.
11 Février 2005, par : Germain GHORBALJe suis heureux de constater que cet article fasse vréagir et réfléchir beaucoup d'entre nous. Il est évident que les avis divergent, que les critiques se fassent entendre mais en aucun cas des accusations précises ne sont portées contre quiconque.
Cet article met au jour des interrogations qui sont celles de très nombreux triathlètes des nations qui participent aux compétitions de l'IRONMAN ou des courses de qualifications.
Je ne fais allusion qu'à ceux qui prennent des produits pour réussir ou progresser, et il y a depuis très longtemps des contrôles qui révèlent la présence de produits dopants.
Quant au "Top 10", c'est la réflexion d'un triathlète professionnel étranger qui a été faite à Kona en 2001.Etait-ce une boutade? Peu importe,car l'essentiel réside dans le fait que les meilleurs soient devant et que le classement ne soit pas faussé par une éventuelle disqualification dans les semaines qui suivent la course.
Comme dans toutes les disciplines sportives, il faut réfléchir et se poser des questions pour protéger le sport.Les observations font partie des critères d'amélioration des mesures à mettre en oeuvre pour conserver l'éthique du triathlon.
Bien sportivement à tous.
11 Février 2005, par : Francois Modavele probleme est que votre article n'est certainement pas une reflexion sur le dopage, mais un papier digne du lamentable papier de libe, ou vous vous permettez de balancer des noms sans preuve aucune, autre que celle qui consiste a dire
"ah, c'est pas possible d'aller aussi vite! il est dope ce gars".
Ca s'appelle de la diffamation...et si la ou vous bossiez, certains ecrivaient publiquement que vous avez triche durant toutes vos etudes et que vos patrons, dans le doute, baissent votre salaire? (l'equivalent de la perte de sponsor pour suspiscion de dopage)...
ca ne vous enerverait pas???
Je suis tout a fait pour une reflexion sur le dopage...mais balancer des noms sur des oui-dire...no comments...
au passage, comment Peter Reid a dit que Jurgen Zack en T2 a pris plein d'aspirine?? Vu que Zack a pose le velo seul, devant....??
11 Février 2005, par : un article qui encense des grands dopés et qui fustige des athletes propres(tant que le contraire n'est pas prouvé)c'est vraiment zéro.
je suis surpris de trouver de pareilles lignes sur ce site.
11 Février 2005, par : josephAu sujet de l'aspirine que Zack a pris, c'est certainement lui même qui l'a raconté à Reid tout simplement. Arrête de rêver Francois tu va te retrouver dans les nuages. A partir du moment où il y a beaucoup d'argent il y a tricherie et pas moins en triathlon qu'ailleurs. Désolé et @+
11 Février 2005, par : Germain GHORBALJoseph, tu as raison. C'est bien Peter REID, mon meilleur copain du circuit, qui a obtenu cette révélation de Jurgen et il m'en parlait sans détour le lendemain de la course.
Je voulais te dire aussi, que j'ai fait la course d'Hawaii 3 fois et qu'ensuite j'ai fait partie de l'organisation de l'IRONMAN une dizaine de fois dans le parc à vélos puis comme observateur le restant de la journée.
Tous ces triathlètes qui courent ont un immense mérite bien entendu,et il ne faut surtout pas que de simples interrogations et constatations soient interprétées comme des accusations.
Par contre il est souhaitable d'enregistrer des propositions ou des solutions aux problèmes soulevés.C'est bien le côté positif des solutions qui intéresse le plus grand nombre d'entre nous.
11 Février 2005, par : Pascal SCHULERaffirmer que les dix premiers à Hawai ou sur d'autres grosses épreuves sont dopés est ridicule, il y a en triathlon et en duathlon des athlètes qui font des résultats au plus haut niveau sans avoir recours au dopage et cela reste possible avec beaucoup de travail, une hygiène de vie stricte et des qualités naturelles, je pense que l'auteur de cet article ne réunit pas ces conditions et par jalousie ou frustation par rapport à ceux qui réussissent en arrive à écrire des conneries pareilles. Il y a certes des dopés mais ils ne sont pas les seuls à gagner.
11 Février 2005, par : josephD'accord Germain, je ne parle pas de " tous les triathètes " mais pour être gentil je dirais le Top 10. Comme ont dit chez nous appelons un chat, un chat.
11 Février 2005, par : marcoil n'y a sans doute pas de remède collectif au vice du dopage seulement de petites démarches individuelles..
je ne me dope pas,mon collègue d'entrainement non plus etc......
en fait c'est un état d'esprit positif qui se crée et qui fait grandir l'esprit sportif!
cessons de fustiger celui qui soit disant se dope,celui qui dénonce,celui qui rève aux grands exploits de l'élite du sport propre!
vivons pleinement notre passion du tri et arrétons de perdre ce temps précieux
en commentaires inutiles et stériles.
il y a quand mème mieux à faire; du sport par exemple!
marco
11 Février 2005, par : Francois ModaveJoseph,
je sais pertinement que certains se chargent. Neanmoins, meme si j'ai mes doutes sur certains, dire quoique ce soit, en particulier publiquement, releve du ragot...
ou vois tu dans mes posts que je dis qu'il n'y a pas de dopage?
Oui, il y a du dopage. ce n'est pas pour ca qu'on peut balancer des noms tranquillement...
c'est lamentable.
11 Février 2005, par : Francois ModaveGermain, tu es d'une hypocrisie sans nom...
"Tous ces triathlètes qui courent ont un immense mérite bien entendu,et il ne faut surtout pas que de simples interrogations et constatations soient interprétées comme des accusations"
ah bon? Alors ca:
"Tant que nous n’avons pas cette réponse, on peut affirmer que dans le « Top 10 » il n’existe aucun triathlète qui se contente de ne « carburer » qu’à l’Isostar, à l’Exceed, au Coca Cola, aux pâtes de fruits ou aux cookies, bananes et autres produits étalés dans les magazines."
ce n'est pas une accusation?
bravo...
11 Février 2005, par : josephJe te rapelle le cas de notre compatriote Rutger Beke toujours en proces pour un contrôle positif à l'EPO le 1/09/04 au Zwin ( Belgique ) 5° a Hawaii en 2004 et 2° en 2003.ET dixit le magazine Sport et Vie : Lors de l'ironman de France 2004, on a vu un médecin assermenté faire une infiltration de cortisone la veille de la compétition à l'un des athlétes, et ce dernier se faire pincer le lendemain. Et l'Allemande Katja Mayer qui dit, je cite : "Quand j'ai gagné l'ironman de Floride, je n'ai même pas été contrôlée ! Je suis sûre que Nina Kraft et son entourage ont pensé qu'il n'y aurait jamais de contrôles EPO à Hawaii." Et oui Pascal en grattant un peu ont trouve.
11 Février 2005, par : certes...et donc d'en deduire
si certains se dopent, c'est que tous les autres se dopent...logique...c'est impressionnant de logique tout ca...
11 Février 2005, par : Germain GHORBALEh François, je te précise à nouveau, que c'est un triathlète étranger de très haut niveau qui a fait souvent "Hawaii" qui a fait cette remarque sur "le Top 10". Le connaissant fort bien, je ne pouvais passer sous silence une telle remarque.
Personnellement, je ne vois pas où serait "l'hypocrisie sans nom" dont tu me gratifies.A propos, m'as-tu déjà rencontré à Hawaii? Si ce n'est pas le cas c'est dommage car la-bas nous aurions eu tout le loisir de discuter longuement des sujets qui nous préoccupent.Tu sais très bien que tout dépend de nous tous si l'on veut encore croire longtemps à notre idéal sportif.
Tu sais très bien que les remarques de Joseph sont pertinentes et au passage je répondrai que ce sont les faits historiques qui m'inspirent au sujet desquels je ne me permets aucun jugement.
Un seul fait historique sera rappelé : Scott MOLINA, a été controlé positif à Nice en 1988, disqualifié et privé de sa prime.Il a écrit avoir dépensé 10 000 $ pour justifier son innocence.Bref on ne sait pas comment cette histoire s'est terminée, mais Scott Molina a pris sa revanche en gagnant l'IRONMAN en Octobre 1988, année de mon premier Ironman....
12 Février 2005, par : Francois ModaveJe sais qu'Alec Rukosuev a fait cette remarque il y a qqes temps mais il me semblait que c'etait avant 2001. Donc ca vient peut etre de qqun d'autre.
Neanmoins, la facon dont tu l'ecris suggere que c'est ce que tu penses et suggere que cela vient de toi...
L'hypocrisie sans nom dont je parle vient de ca...Si ton but n'etait que de retransmettre des commentaires d'un autre, il fallait le dire clairement, parce que de la facon dont c'est ecrit, il n'y a guere d'ambiguite possible...
Dans le top 10, je connais tres tres bien Olaf Sabatschus (top 10 en 93-94-02).
Tu pourras lire les commentaires d'Olaf sur AFT sur le site de C. Bastie. Olaf est propre. Tu peux l'appeler maintenant, lui demander de faire un test sanguin et un test ADN si tu veux et il n'y verra aucun inconvenient.
Les commentaires faits sur les femmes de certains sont denues de tout fondement. D'ailleurs tu n'as pas reagi a mes propos. Si certaines ont effectivement progresse apres s'etre mariees, pour la plupart, ce n'est pas le cas.
Paula NF: aucune idee, si elle est clean...en revanche, c'est un secret de polichinelle qu'elle a couru avec 3-4 groupes d'age costauds a velo, qui lui ouvraient la voie et la protegeait du vent...j'en connais meme un qui etait un pro correct sur courte distance...C'est tout a fait similaire aux chronos de folie a velo a Roth, tous faits dans les roues des motos...(j'habitais en Australie avant et Lothar Leder nous l'a dit plusieurs fois...en 96, il avait tellement de motos autour de lui qu'il roulait a 50km/h sans probleme les mains aux cocottes...les annees suivantes etaient similaires a Roth.
Du dopage, oui, il y a. K. Schumacher vient d'etre blanchie dans des conditions plus que douteuses. Beke, l'affaire est en cours, mais d'apres ce que j'entend d'amis qui travaillent sur des problemes de sangs de synthese dans des labos US, les arguments avances par la defense semblent faibles au mieux (neanmoins, les medias n'ont guere donne de details...donc dans le doute...).
Nina Kraft a admis tout de suite...je dirais qu'effectivement qu'elle est admis de suite est une bonne chose...
Spencer smith est teste + a la nandrolone a Hawaii...il est blanchi, mais pour raisons techniques
En revanche, O. Bernhard teste + a la meme substance est blanchi apres avoir passe plusieurs semaines en labo pour montrer qu'effectivement certains produisent plus de nandrolone que d'autres et la raison pour laquelle c'est apparu lors du test est une amelioration des methodes de depistage.
Mais le reste, ce n'est que du ragotage...
Lutter contre le dopage est une noble cause. Ce que fait C. Bastie et d'autres est super. Mais un article ou tu balances des noms sans preuve aucune est aussi mauvais pour le sport que le dopage lui meme...
12 Février 2005, par : Francois Modaveune derniere remarque, puisqu'apparemment c'est ta 'ligne de defense' pour appuyer ton article:
si tu me donnes la liste de tous ceux qui ont ete controles positifs en triathlon, cela ne donnera pas plus de valeur a tes propos accusant le top 10 a Hawaii (meme si cela vient d'un autre, tu le retransmets dans ton article et accuse le top 10 par la meme occasion...si ce n'est pas ton but, edite ton article...) Nicole leder et de Boom, Lori Bowden, Heather Fuhr, LVL, Jurgen Zack etc.
12 Février 2005, par : Michaël TRONSi ma mémoire est bonne, le triathlète auquel vous faites allusion concernant la remarque sur le Top 10 à HAWAI est Alec RUKOSUEF. Je me souviens de cette déclaration qu'il avait faite (je crois)à l'issue de sa dernière participation à HAWAI (il annonçait alors mettre un terme à sa carrière LD). A vrai dire, j'avais trouvé sa réaction choquante car non fondée. Rien de tel de lancer une telle accusation pour semer le trouble. J'aurais préféré qu'il prouve ce qu'il avançait...Cela aurait certainement contribué à faire reculer ce fléau qu'est le dopage. Gardons nous de rentrer dans ce "petit jeu" pernicieux et gratuit qui peux s'avérer lourd de conséquences.
12 Février 2005, par : Benjamin PERNETTon article est complètement sans intérêt. Il est facile d'accuser des athlètes sans avoir aucune preuve, uniquement sur des suppositions. Ce type d'article ne sert qu'à décrédibiliser des athlètes qui passent leur vie à s'entraîner. Certainement qu'il y a des brebis galeuses mais imagines ce que ressent un athlète propre qui se trouve accusé par tes propos. Les athlètes que tu cites sont des monstres, différent du commun des mortels, leur vie est accès sur l'optimisation de leur performances. Ils tendent vers un seul but: gagner. Mais très peu de personne sont capable d'encaisser ces charges de travail physique et psychologique. Par conséquent, il me semble normal que certains athlètes se démarquent considérablement du lot. On a le droit d'être sceptique par rapport à certaines performances. Mais on garde ses doutes pour soi, à moins que l'on ai des preuves irréfutables. Sinon ce ne sont que des rumeurs... Si tout le monde suit ton résonnement, le sport n'a plus lieu d'être...
12 Février 2005, par : Samuel Porte LabordeUn superbe article. Pour moi, il y a pas mal de révélations. Je suis vraiment ecoeuré!!! Quand je pense que je m'entraine quotidiennement d'une part pour mon plaisir mais aussi dans un soucis de recherche d'une performance, ça me dégoute d'apprendre que devant non seulement ils sont pros et ils ont du temps pour s'entrainer mais en plus de ça, quelques uns, se "chargent" pour aller plus vite... Voilà.
12 Février 2005, par : Francois ModaveAh oui Samuel, voila le genre de commentaires que j'apprecie...
c'est clair que si tu avais le temps, et avec un peu de produits, tu irais tres vite et tu gagnerais Hawaii...
Voila exactement le genre de commentaire qu'un tel article engendre...cet article suggere plus ou moins que si tu prends le marcel du dimanche qui fait le tour du parc de versailles a velo, tu l'entraines et lui donnes ce qu'il faut, et bien il gagnera Hawaii...
Pour ceux qui pensent que les pros ont la belle vie...je suggere de vous procurer un tri mag US d'il y a environ 3-4 mois...sur la 'vie doree' des pros...c'est clair c'est la belle vie...hotel 4 etoiles, restau tous les soirs, roulent en porsche ou ferrari, l'hiver a monaco a depenser au casino, les fortunes amassees dans le sport...
(sarcasm off)
12 Février 2005, par : G. HEMMERLINBonjour,
A la lecture du titre je pensais à autre chose …..
Germain, sans vouloir toucher au fond de votre article qui n’engage que vous, je pense qu’un minimum de données concrètes et noms pas que des interprétations vous auraient permis de paraître cohérents.
Des affirmations des uns et des autres chaque année nous en avons mais c’est pas parce qu’un athlète à un palmarès gros comme une bible que ses dires sont paroles d’évangile.
Outre les erreurs dans vos énoncés, s’il vous plait ne faite pas d’amalgame. Performance n’est pas un synonyme de dopage.
Pour ce qui est de Nina, le parallèle avec Pantani n’est pas idiot mais à un tout autre niveau….. Nina Kraft est actuellement dans un état psychologique comparable à celui de l’italien lors de ses jours noirs. Sans entrer dans les détails et sans que cela n’excuse en rien sa tricherie, elle est aujourd’hui au fond du trou et je ne parle pas sportivement mais bien psychologiquement.
En effet, nul besoin d’en rajouter car actuellement aussi bien loin peut rêver d’être Nina franchissant la ligne en tête à Kona autant ce qui se passe actuellement est nullement enviable. Je ne la plains pas mais le dopage l’a mené à ça….. en quelques semaines……
Autre chose, ce qui m’irrite vraiment et cela à chaque fois c’est que le dopage fait réagir, fait parler mais dans le vide. Christophe Bastie tente de monter quelque chose et manque totalement de soutien notamment et c’est là que c’est grave….. dans notre petit milieu. Au lieu de perdre du temps à colporter des bruits agissons tous à notre niveau !!!!!
Pour conclure, chacun est libre de faire ce qu’il veut mais tout comme on sait que manger des bonbons donnent que des caries on est sait aussi que le dopage fait crever….
12 Février 2005, par : Germain GHORBALBonsoir à tous les triathlètes qui s'investissent depuis hier 11 Février dans un débat d'idées dont aucun n'aurait soupçonné qu'il fut autant enflammé.
Hier, ce fut le grand émoi, la réprobation quasi unanime, spontanée mais certainement légitime pour certains mais peut être pas entièrement justifiée.
Aujourd'hui je constate que le débat et les réactions se dépassionnent et que la raison prend le pas sur l'indignation ce qui me donne beaucoup de satisfaction.
Je réponds d'abord à François dont les réactions furent parfois violentes et qui aujourd'hui envoie un message fort structuré que j'étudie avec beaucoup d'intérèt.
François, si tu viens à Nice, tu seras le bienvenu chez moi et tu pourras même emprunter un de mes vélos de course et en pédalant (lentement) on pourra entamer un vrai dialogue au cours duquel on finira par se comprendre et réfléchir à des solutions possibles.
Je crois qu'il est indispensable de relire plusieurs fois mon article et certains d'entre nous qui répondent ont dù le faire car leurs réponses sont plus mesurées aujourd'hui.C'est normal, il ne peut pas y avoir un Tsunami tous les jours.
En effet, je précise bien dans mon article que les cracks du triathlon, ne se contentent plus de se ravitailler uniquement avec les produits basiques que j'énumère et qui sont ceux que l'on trouvait dans les aid-stations traditionnelles.Dans les parcs à vélos les athlètes emportent avec eux des produits plus élaborés beaucoup plus performants.
La preuve est apportée par les bidons de ravitaillements spéciaux appatenant à des triathlètes et que l'organisation dépose aux points indiqués.
Cela ne signifie pas du tout que les triathlètes du "Top 10" par exemple se dopent, mais ils consomment des produits plus adaptés à leur régime de compétition et qui sont autrement plus efficaces que les simples produits traditionnels que j'énumère.
Il existe donc une marge entre les produits élaborés pour être en bonne condition pendant la course et le dopage.
Depuis 18 ans que je suis abonné au Triathlète US, je n'ai pas trouvé un article qui détaille de façon claire la consommation-type d'un athlète professionnel performant. Il est évident qu'il doit prendre des compléments, parce ce triathlète a l'avantage de pouvoir être suivi par des spécialistes s'il veut faire carrière.
Mais la grande masse des triathlètes se contente des produits basiques parce que pour eux le jour de la compétition est un jour de fête durant lequel il faudra souffrir sans nécessairement courir après la performance.
Quant aux triathlètes féminines qui sont citées, je les connais toutes sans exception et je suis leur progression depuis 15 ans. J'ai constaté cdes progrès foudroyants chez certaines d'entre elles, et en particulier chez Lorie Bowden, épouse de l'ami Petrer Reid.
Là il s'agit du problème de marge de progression qui est sans nul doute dù en très grande partie à une vie de galère à l'entrainement avec des méthodes très efficaces calquées sans aucun doute sur les méthodes du compagnon.Je sais , parce qu'ils m'en ont parlé, que Peter Reid et Lorie Bowden en bavent au Canada dans leurs séances d'entrainement.
Il est de même pour celles qui vivent sur les autres continents.
Et comme partout, il peut y avoir des dérives.
Je cite ces championnes car je souhaiterais que l'on étudie bien leurs problèmes et les résultats qu'elles obtiennent.
Il est réducteur de conclure qu'elles sont accusées de dopage.
l est essentiel de connaître exactement à quoi est dù leur succès. C'est facile si les données sont comparables. Mais on n'en a aucune assurance.
Je me souviens qu'Isabelle Mouthon, en avait ras le bol de constater qu'elle avait l'impression de ne pas courir dans la meme catégorie que ses concurrentes. Elle devait sans doute disposer d'éléments qui renforçaient sa conviction que quelque chose ne tournait pas rond dans le circuit féminin.
Je remercie Guy Hemmerlin pour son intervention qui souligne ce que l'on redoutait à savoir que Nina Kraft ressent durement le contrecoup de sa mésaventure d'Hawaii.C'est l'une des raisons qui expliquent pourquoi on doit toujours jeter une bouée de sauvetage à des athlètes qui payent leurs dettes sportives et qui doivent se réinsérer.
Je sais que Christophe Bastié s'investit dans les solutions qui tendraient à éradiquer le dopage dans notre sport.
Or ce sport est "mondialisé". Il existe l'ITU, mais cette structure ne peut pas résoudre le problème du dopage.
Je pense que dans chaque pays, il serait nécessaire de créer "La Charte du Triathlète" qui établirait les règles internationales auxquelles chaque pays et chaque club devraient se soumettre.Il est nécessaire d'organiser nous-mêms notre défense et surtout faire sorte que chaque triathlète appartienne obligatoirement à une structure.Il n'est pas envisageable que des athlètes soient isolés.
Une autodéfense vigoureuse organisée dans ces structures aurait un rôle dissuasif et à coup sûr aucun intrus ne s'aventurerait à transgresser les règles édictées par la Charte.
Cette Charte Internationale serait donc appliqquée de façon uniforme dans chaque pays dans lesquels le fléau du dopage est aussi menaçant que chez nous, en Europe , aux USA ou ailleurs.
En France il nous faudrait trouver l'équivalent de Stéphane Diagana dont le charisme et la classe sont indiscutables.
Isoler les tricheurs,que ceux-ci soient des pros ou des amateurs et ensuite les éradiquer.
Il n'est pas besoin d'avoir un budget conséquent. Il suffit de respecter des règles faciles à établir rapidement selon un schéma standard.
Voilà je pense une proposition à creuser et je suis persuadé que beaucoup d'entre nous songent à pratiquer notre sport dans des structures neuves qui le valoriserait considérablement.
On peut donc en 2005, débattre rapidement de ce projet avec les structures incontournables que sont les Fédérations et les clubs que ceux-ci soient dans l'hexagone ou à l'étranger.
Il y a des sportifs pleins d'idées et d'énergie qui ne demandent qu'à être utiles et solidaires pour servir et défendre une bonne cause.
Comme quoi la polémique peut déboucher sur des projets haut de gamme pour le triathlon.
Et sportivment à tous.
13 Février 2005, par : Francois Modavevu que j'habite aux US, je ne viens pas a Nice tous les weekends mais merci pour l'offre :-)
Le cas de Lori...d'abord, meme si tu es copain avec Peter Reid, et meme si Peter est un gars bien, c'est difficile de penser quoique ce soit de Peter disant que Lori a progresse etc. alors qu'ils sont separes etc...
Si tu regardes bien, Lori a couru en GA jusqu'en 1995 environ. Elle a fait des courses correctes en pro avec un top 10 a Roth en 1996, en meme temps que Peter. Leur progression est en fait tres similaire et je me souviens de Lori qui disait qu'avant elle s'entrainait un peu comme elle voulait et que le professionalisme de Peter lui avait permis de voir son potentiel...
Franchement, il n'y a pas plus de raison de s'interroger de la progression de Lori que de celle de Peter. Elles sont quasi-identiques.
Je crois que tu te leurres un peu sur le suivi des triathletes pro. Peut etre pour 2-3 triathletes...mais j'en connais pas mal, et c'est loin d'etre super suivi, avec masseur, dieteticien etc...
Le haut niveau en triathlon est loin d'etre aussi professionel que le haut niveau dans d'autres sports.
13 Février 2005, par : Germain GHORBALBonsoir à nouveau à tous les triathlètes qui sur le WEB auront connu une fin de semaine agitée, mais certainement bénéfique en une période où les temps morts permettent d'occuper très utilement l'esprit.
Entre sportifs on peut endurer plus facilement certaines choses qui heurtent parce que notre condition exige beaucoup de fair play.
C'est donc très loyalement que j'accepte toutes les critiques car je suis conscient que j'aurais dù livrer une étude très circonstanciée sur les problèmes évoqués, mais celle-ci n'aurait sans doute jamais vu le jour, parce que un ouvrage est toujours "orienté" quoiqu'on en dise.
Je fais amende honorable auprès de tous ceux ou celles qui ont été indignés par l'article, et je crois que nous venons de mettre en marche ensemble le processus qui conduira à mettre en oeuvre j'en suis sûr la refondation du triathlon , de son éthique et l'énoncé des principes qui conduiront à la préservation de ce précieux patrimoine que nous ont légué en 1978 les quelques militaires Américains qqui se sont jetés à l'eau sur une plage d'Honolulu pour entamer la folle journée du 1er Ironman d'Hawaii.
Il s'agit de préserver notre sport et le protéger en éliminant tout ce qui peut l'altérer en le dénaturant jusqu'à en dégoûter ceux qui se réfugient dans ce sport prodigieux et qui ont encore une haute idée à la mesure des sacrifices considérables qu'ils consentent pour le pratiquer.
J'ai comme repère ce que représentait l'Américain Jesse OWENS lorsqu'il remporta 4 médailles olympiques à Berlin en 1936.Cela représente la quintescence de ce qui peut se faire de plus beau dans le sport.
C'est la raison pour laquelle, on doit parvenir à instaurer des règles qui permettent à notre idéal d'exister tant que le triathlon poursuivra sa destinée.
On a proposé hier de créer "La Charte du Triathlète". Elle est d'une autre nature que celle d'une association destinée bien souvent à défendre des intérèts catégoriels.
Respecter une Charte, c'est prendre des engagements. A partir de l'esprit de la Charte, qu'il est nécessaire de définir avec précision, il en découle des règles essentielles:
1 - Assurer la protection et le développement de notre sport
2 - Afficher les règles de conduite que les triathlètes s'engageront à respecter
3 - S'engager formellement à respecter la transparence dans tous les domaines de la pratique du triathlon,selon qu'il s'agisse de l'entrainement dans les 3 disciplines, ou de la compétition, qui oblige nécessairement le triathlète à sortir de sa structure.
4 - Obliger tout triathlète à appartenir à une structure et par conséquent à renoncer à disputer des compétitions à titre individuel.
Cette exigence permet ainsi à revitaliser la vie des clubs , à encadrer les triathlètes et surtout à s'assurer qu'il n'existe plus "d'électrons libres" dans ce sport.
Les "individualités" ne pourraient que s'entraîner mais ne pourraient pas participer aux compétitions.
5 - En matière de prise de produits "illicites" ou susceptibles de l'être, le triathlète devra s'engager personnellement à y renoncer.
S'il déroge à cette règle, il sera exclu du club sans préjudice de voir sa licence supprimée et "réparer" un éventuel prèjudice causé au club et à la Fédération.
6 - Afin de respecter la liberté individuelle, tout triathlète faisant partie d'une structure pourra LIBREMENT s'il le désire participer à une compétition avec l'aval du club,dans le strict respect de la Charte.
7 - Les triathlètes professionnels, dépendront obligatoirement d'une structure, étant entendu que la pratique de leur sport sera considérée comme une activité professionnelle au même titre que les autres triathlètes qu'ils soient salariés ou non.
Il ne peut y avoir qu'une charte du triathlète.Elle est une et indivisible. Sa partition n'est pa négociable.
8 - Au niveau de la FFTRI, il sera indispensable de nommer une personnalité chargée de la bonne application des règles édictées dans "La Charte du Triathlète" et de faire des propositions qui iraient dans l'amélioration des règles de façon à les consolider et à renforcer le socle de cette Charte.
9 - La FFTRI, deviendra le "fédérateur" incontournable à cause de la "mondialisation" de notre sport.
A ce titre la FFTRI, prendrait les contacts nécessaires avec les Fédérations des autres pays et avec l'ITU, pour créer les "Chartes du Triathlète" dans les autres pays tout en considérant que si la France est prète la première, cette charte sera appliquée dans les meilleurs délais.
Cela implique, une ferme volonté des triathlètes, une détermination des clubs et une réelle envie de la FFTRI de réussir.
Il est évident que le Ministre des Sports devra être tenu au courant du projet de façon à obtenir des crédits nécessaires si ceux-ci sont indispensables.
10 - Les organisateurs d'epreuves nationales et internationales devront également s'engager à faire en sorte que "La Charte du Triathlète " rendue obligatoirementHOMOGENE dans tous les pays, sera respectée avant et pendant la compétition.
Ils devront donc prendre les dispositions nécessaires pour que figure en toute lettre le contenu de la charte du triathlète dans le règlement des épreuves.
Ainsi, en 10 règles le cadre de la Charte du Triathlète est ainsi globalement défini.
A nous tous de réfléchir.
Bien sportivement à tous et Joyeuse Saint Valentin.
13 Février 2005, par : G.HEMMERLINBonsoir,
En fin d'année par le biais de notre structure nous avons mis en place une charte. Cette charte doit être acceptée par tous nos athlètes, partenaires et collaborateurs. Une démarche symbolique mais qui est selon nous déjà un petit pas .... dans la voie que nous avons choisi de suivre pour assurer une démarche collective orientée.
http://www.endurancetrainingconcept.com/html/index.php?page=17
Guy HEMMERLIN
14 Février 2005, par : franckSuperbe article surtout dans la 2°partie sur les interrogations. Le parallèle avec PANTANI est sans doute un peu noir mais bon..... Quand aux interrogations elles sont assez révélatrices sans doute. Il ne faut plus se leurrer, déja en 96 97, certains pro français du court distance se posaient des questions sur les chronos affolants sur Ironman. C'est vrai que faire moins de 2h50' sur marathon après 180 km de vélo à + de 40 de moyenne, ça court pas les rues!!! Mais le problème c'est aussi que tout est banalisé et à la longue ça devient normal. Il faut bien que ça cesse un jour. C'est vrai que ça jette un froid dans le milieu, mais comme je discutais récemment sur le net avec un des 3 "Olympiens" d'Athènes, la masse est saine et heureusement.....Pourvu que ça dure....J'ose espèrer que le dopage dans le tri est "réservé" à une certaine élite qui est très bien structurée pour se procurer tout ce qu'il faut. Mais de là à dépenser les primes chèrement acquises pour organiser son propre dopage, on entre dans le cercle infernal de la drogue? ça doit COUTER UN FRIC FOU..... On en est loin j'espère (de tout coeur pour l'amour de notre beau sport)
14 Février 2005, par : davidoui,j'avais fait une fois des stats sur les resultats d'un ironman celèbre(et non c'etait pas hawai),et quel fut le resultat??
toutes les 5 mn ,je comptais le nb d'arrivants,cela dressait une courbe reguliere jusqu'aux 30 premiers ..
ce qui veut dire que plus on se rapproche du top 30 plusles ecarts en temps sont importants relativement aux nombres d'arrivants(oui,je sais c'est un peu compliqué mais faut voir la courbe!!)
et la seule explication c'est que les bons ne le sont pas juste un peu plus mais..beaucoup plus ..des surhommes,quoi..
je vous laisse a vos propres conclusions mais j'ai la mienne qui est purement mathematique(et pourtant j'aime pas trop les maths!!)
14 Février 2005, par : Francois Modavece n'est pas la seule explication...il y a peu de triathletes pros. et par consequent, la probabilite d'avoir des ecarts plus importants est plus elevee parce qu'il y a peu de personne dans cette meme categorie.
par ailleurs, si ce celebre IM est Roth, les ecarts sont crees a velo avec les motos autour et si c'est Embrun, c'est simple...en montagne si tu coinces, tu coinces vraiment...
15 Février 2005, par : marcobonjour à tous '
guy hemmerlin nous révèle l'état de détresse dans lequel se trouve nina kraft aujourd'hui.
mais quand était il avant,pendant ses derniers mois ou elle a utilisé ses produits?
n'était ce pas là la vraie question?
quels sont les ressorts du dopage?
les athlètes adultes professionnels (ou elles)sont de belles machines capables de developper des puissances exceptionnelles dans l'harmonie d'un geste sportif parfait,mais quand est il de leur mental?
le surmenage,la jalousie d'un autre qui réussit,l'envie de gagner plus de courses,plus d'argent , la gloire?
ce sont autant d'éléments qui amènent le sportif a franchir la limite ,puisque la chimie rend tout accessible(c'est ce que disent les dopeurs)
je me garderai bien de donner des remèdes aux adultes responsables ,mais pensez à vos enfants et donnez leur les moyens de vivre pleinement leur vie et leur passion du sport:respect du corps et de ses signaux d'alerte (la douleur la fatigue la blessure etc)respect des autres et des règles de la vie communaitaires de la société du sport.
la charte des grands c'est sans doute bien mais l'éducation des gosses c'est sans doute plus important.
la nécessité est grande d'encadrer les futurs grands du sport ,donc de donner les moyens aux clubs d'envoyer des athlètes aux formations d'entraineurs(qui sont couteuses)
formons des éducateurs responsables qui pourront faire passer les bons messages,
et ainsi éviter d'envoyer des adultes fragiles à la dépression du dopage!!
un dernier mot:il y a aussi dans le monde du tri d'aujourd'hui des hommes qui portent des valeurs saines qui conseillent qui encadrent ce sont nos cadres entraineurs en place dont je citerai trois noms à valeur d'exemple:
gilles pinna pour son action vers les jeunes
guy hemmerlin pour son action vers la base des triathlètes
yves médina le sage du triathlon
portez vous bien
marco
15 Février 2005, par : VincentFrançois Moldave a notamment écrit :
« ...Ca s'appelle de la diffamation...et si la ou vous bossiez, certains ecrivaient publiquement que vous avez triche durant toutes vos etudes et que vos patrons, dans le doute, baissent votre salaire? (l'equivalent de la perte de sponsor pour suspiscion de dopage)... »
Moi je suis pour! Pour une baisse plus qu'importante des salaires. Pour un sport amateur. Pour courir simplement pour soi, ses amis, sans carotte au bout.
L'éducation des jeunes? Mais elle est faussée depuis le début! Le système encourage la compétition depuis les sections sport-études. Et quelle compétition, la compétition que l'on voit à la télé, les tops 10, celle qui fait réver, celle qui donne de l'argent... Pas tout de suite, juste à ceux qui montent tout en haut.
Bien sûr qu'il ne faut pas dire, tout le monde se dope, mais l'argent est tellement lié au dopage que ça vaudrait le coup de supprimer l'un pour éradiquer l'autre. Et je ne pense pas que tant de gens aient à y perdre. Les athlètes, bien sûr mais peu sont pros à 100%, quelques entraineurs, sans doute encore moins. Ceux qui vivent sur l'organisation continueront à organiser, ceux qui parlent du tri continueront à en parler, ceux qui vendent du matos, vélo et autre cont...etc...
Et ceux qui, comme moi, ont mis le tri entre parenthèses, car quelque chose du début des années 90 n'y était plus, reviendront peut-être...
15 Février 2005, par : Francois Modavetu es pour une baisse des salaires en tri, parce que tu n'en vis pas...ca c'est franchement ridicule...hormi les quelques cas rares a avoir gagner Hawaii, tu as une idee de combien gagne un triathlete pro (un bon)??
1. c'est entre pas grand chose et pas grand chose plus $10...
2. quand tu prends ta retraite tu n'as pas d'economies de cote...
Certains en France beneficient d'une aide de la fonction publique, armee, police etc...mais ailleurs ce n'est pas le cas...
La plupart rame et font ca parce qu'ils aiment et qu'ils sont bon...
Si tu parles d'une diminution des salaires en foot, ca a du sens...mais en triathlon, c'est ridicule...on peut baisser le RMI aussi pendant qu'on y est...
15 Février 2005, par : VincentJe ne suis pas pour une baisse des salaires en tri, je suis pour leur suppression! Plus de 99% des triathlètes sont 100% amateurs. Moins de 1% sont pros. Et une marginale minorité de ce 1% salissent le sport qui appartient aux 100% de triathlètes.
Sans argent seuls resteront les vrais passionnés de tri en plus des 99% d'amateurs. Les vrais passionnés trouveront d'autres solutions, tu en as parlé, il y en a d'autre. Plusieurs valorisent déjà leur expérience dans des camps d'entrainement. Je sais ce n'est pas facile, mais je ne connais pas de boulot facile si on le fait correctement et avec passion.
15 Février 2005, par : Francois Modaveet si je te disais que on va robotiser tous les boulots, tu es pour aussi? tu te demerdes pour retrouver du travail??
meme pas egoiste la solution hein...
15 Février 2005, par : NickJe crois que la conception "dopage parce qu'argent" est des plus réductrices... certains gagnent des millions dans le sport sans se doper et certains ne gagnent pas un rond dans le sport mais se chargent pour X raisons.
Néanmoins, je suis d'accord sur le principe de taper là où ça fait mal donc chez un pro (Kraft, Smith...) cela passe sûrement par un remboursement financier de ce que l'on peut estimer avoir été usurpé + dommages pour l'image du sport entâché (qui lui utiliserait cette nouvelle source pour renforcer les contrôles surtout les inopinés...), etc...
A+
Nick
PS : Pour Germain, puisque tu as fait amende honorable sur l'article, je ne reviendrais pas dessus (même si, en le découvrant aujourd'hui je comprends complètement les réactions suscitées notamment celles de François sans parler des nombreuses erreurs relevées...) bref mais question était relative à cette phrase :
"Un certain Udo Boltz, grand champion cycliste allemand sponsorisé par Deutch Telecom vint faire l’Ironman. Il était coaché par Lothar Leder, sponsorisé par la Poste Allemande."
Je n'ai pas compris ce que tu en tirait comme conclusions donc si tu peux m'éclairer (je dois être jet-lagé ;-), ce serait super. Merci et à bientôt
15 Février 2005, par : Germain GHORBALJe dois constater que le débat s'approfondit, signe que depuis 4 jours la réflexion se développe et que des suggestions qui méritent une attention particulière apparaissent sur le site, dont au passage on remercie chaleureusement Roland de nous autoriser à livrer nos propres analyses et aussi et surtout de prendre connaissance de celles des triathlètes.
On peut aussi supposer que beaucoup de nos collègues nous lisent et qu'il serait très intéressant qu'ils puissent aussi converser avec nous.
Marco, tu as raison lorsque tu dis que la "Charte" c'est bien mais qu'il faut aussi penser aux problèmes de l'éducation des jeunes, de la formation des entraineurs, bref à tout ce qui contribue à assurer la pérennité de notre sport en formant des athlètes dans le respect de l'idéal qui conduit à l'épanouissement de la personne en respectant les règles de base.
Il y a donc un gros travail à faire à la base, mais aussi une tâche importante et urgente à réaliser au niveau d'une population de plusieurs dizaines de milliers de triathlètes.
Des collègues affichent de façon claire leurs préoccupations et signalent l'urgence d'une véritable transformation de l'esprit qui guide notre sport.
Il est impératif, je pense de jeter les bases de cette "Charte du Triathlète" dont la direction clairement affichée sera celle qui conduira vers des règles simples qui protègeront notre sport contre les dérives dans la pratique de celui-ci et contre son appropriation par des "éléments" ou organisations extérieures. Notre charte devra avoir comme spécificité celle de dissuader les éléments extérieurs de prendre possession de notre sport.
Il est nécessaire d'indiquer que les triathlètes ne sont pas au service des organisateurs ou autres entités, mais c'est à ces éléments d'être au service des triathlètes.
Tout le monde sait et redoute que le boycott par les "volontaires" d'un triathlon quel qu'il soit terrasse toute compétition y compris et surtout le mythique Ironman d'Hawaii.
Le rappel bref de quelques points d'histoire concernant l'Ironman d'Hawaii, mérite d'être signalé.
L'épreuve en 1978 et 1979 se déroulait à Honolulu.Il n'y avait pas de "prize money".
En 1980, l'épreuve eut lieu à Kona et la Presidente, Valérie Silk, annonça que l'épreuve ne serait dotée d'aucun prix.
Les triathlètes du monde entier qui désiraient participer à l'épreuve,écrivaient parfois un ou deux ans à l'avance et versaient environ 150 USD
Mais apparut le triathlon de Nice en 1982, et dès 1983, la grille des prix annonçait 10 000 USD au vainqueur.Le plateau était incroyablement relevé puisqu'on y vit les plus grands triathlètes du monde qui étaient défrayés, royalement reçus par l'organisation (Ville de Nice)
C'est à Nice et donc en France, que les professionnels du triathlon se retrouvaient en Octobre et certains "boudaient" l'Ironman.
Valérie SILK tint bon malgré les mauvaises manières que lui faisait la Ville de Nice au sujet des dates.
L'Ironman d'Hawaii faisait chaque année le plein de triathlètes au nombre de 1500 sans afficher 1 seul dollar de prix.
Se basant sur Nice, les pros américains firent pression sur Valérie SILK pour doter l'Ironman.
Ainsi Dave SCOTT qui gagna 6 fois l'Ironman jusqu'en 1987 ne vit pas la couleur du billet vert.Il s'agissait bien d'une épreuve pour les amateurs.
Les plus belles pages de l'Ironman ont été écrites pendant les 10 années où l'épreuve n'était dotée d'aucun prix.
Venir faire l'Ironman à Kona, méritait que l'on fit des sacrifices financiers comme on en fait lorsque l'on va à un pèlerinage.On ne compte pas la dépense.
C'est en 1988, lorsque fut mis en place le système de qualifications, pour disputer l'IRONMAN, que la grille de prix se structura et les pros américains fondèrent leur syndicat, car ils avaient le sentiment de se faire exploiter eux aussi.
Tout ce rappel pour dire que chacun est libre de choisir sa voie et si c'est celle du sport professionnel où l'athlète peut s'épanouir on ne peut qu'applaudir si cet épanouissement rayonne autour de lui et contribue à inculquer ou a renforcer les valeurs du sport dans son entourage et dans le monde entier.
La présence des professionnels n'est concevable que si ceux-ci font partie d'une structure, nom pas réservée aux professionnels mais réservée aux triathlètes ce qui en fait toute la différence.
Poursuivons:
Les prix passèrent de 20 000 $ pour le vainqueur, à 25 000, 30 000, 40 000, 50 000 plus une voiture, jusqu'à 100 000 à ce jour.
C'est le label "Ironman" (voulant s'identifier à une épreuve comme Roland Garros, Wimbledon ou autre)qui a fait monter les enchères.
La WTC, propriétaire du label "IRONMAN" est devenue un "business" mondial tentaculaire qui ne laisse présager rien de bon si l'on n'y prend garde.
Au fil des années, le mal pernicieux de l'argent s'est propagé à Kona où tout se vend et où rien n'est laissé au hasard pour "ponctionner" la tirelire du triathlète afin de rendre "profitable" la WTC.
La distribution des licences va entraîner des coûts jusqu'à rendre insupportable le prix des inscriptions pour les épreuves du "circuit" Ironman.
La référence pour la course de Roth est celle du prix de l'inscription très inférieur à ceux du circuit "Ironman".
En réalité l'argent est l'élément presque déterminant dans le monde de l'organisation où les intérèts des sponsors, organisateurs, autres "auxiliaires" et triathlètes professionnels (soumis à l'obligation de résultats)sont étroitement imbriqués.
Il est évident que le "maillon faible" du dispositif est le triathlète professionnel
La pression exercée en permanence sui lui, pourra le conduire fatalement, s'il "succombe à la tentation" vers des dérives qui risquent de jaillir sur la multitude de triathlètes sportivement intègres et sur leur sport de prédilection.
Mais quelle incidence pouvait avoir pour le vainqueur de l'Ironman d'Hawaii, l'absence de prix?
Elle n'était pas significatice. On citera une étude parue dans le "TRIATLETE US" il y a quelques années qui avait à 400 000 $ les gains annuels de Paula Newby Fraser!
On peut donc affirmer, que les retombées financières sur les revenus des "grands triathlètes" sur le continent américain peuvent être importantes si tous les supports publicitaires sont bien exploités en complément de la valorisation de leur "savoir faire".
Si la libre entreprise fait partie du monde démocratique,il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas tolérable que le dopage puisse fausser cet exercice et menacer notre sport.
C'est bien à nous tous de nous défendre et de préparer les structures qui préserveront notre sport.
Je partage beaucoup d'avis qui sont exprimés sur ce site et il s'agit pour nous de formuler les meilleures propositions pour parvenir à écarter les menaces très sérieuses qui pèsent sur l'avenir de notre sport que l'on voudrait serein.
Et bon entraînement à tous.
15 Février 2005, par : Francois Modaveje crois qu'il est un peu facile de tout mettre sur le 'dos de l'argent'...L'argent est mauvais, l'argent est la cause de tous les maux etc...
A ma connaissance, tout ceux qui postent ici et qui ont un boulot, sont payes pour ceux boulot, et personne ne rechignerait a etre paye un peu plus...non? C'est peut etre venal, mais c'est humain...si demain on me dit 'tiens, $200 de plus par mois' je ne dirai pas 'non merci, je gagne assez'...
Par ailleurs, meme si ca fait mal de l'accepter, tricher est dans la nature humaine...pas besoin d'argent pour ca...je connais des gens qui tricheraient au monopoly pour gagner...pourtant, les billets sont faux! :-)
Donc, soyons honnetes et arretons de suggerer que c'est l'argent qui est responsable de tout...Il y avait deja du dopage dans la Grece antique...et pas d'argent...juste la gloire...l'ego...
Certains peuvent vivre du tri et si vous pensez que retirer tout le prize money fera disparaitre le dopage, je peux vous dire que vous avez le doigt dans l'oeil...jusqu'au coude...
L'approche de AFT me semble la bonne et j'espere que ca va marcher...
16 Février 2005, par : Francois Modaveje relis mon post...desole pour 'tout ceux' au lieu de 'tous ceux' et 'ceux' au lieu de ce....ouch
16 Février 2005, par : DOMINIQUE ANCELINhé bien, hé bien ! j'abandonne lachement mon clavier 2 jours pour cause de grippe ... aaghrtchoouuummm ! et je vous retrouve tous à vous presqu'entretuer sur le délicat et fortement épineux sujet qu'est le dopage. vaste sujet en effet. j'ai relu une par une et trés attentivement toutes les interventions ( en plus de l'article de Germain bien sur )et plusieurs choses me sont venues à l'esprit en remontant la liste :
1/ je le mets en premier car c'est ça place: un grand merci à Roland pour nous permettre de nous exprimer librement, car quoi de plus frustrant que de lire un mag au coin du feu aprés une séance dure et de ne pouvoir répondre à l'auteur de l'article ... frustrant je vous dis ! alors MERCI ROLAND !!
2/ on a beau faire semblant de ne pas le voir mais le mot argent revient quand même pas mal dans vos post ( si, si ! )
Mais je n'ai pas lu une seule fois le mot PASSION !? suis-je un cas isolé ?
3/ "charte" aussi revient souvent, et il faut, à mon humble avis, encourager les volontaires qui oeuvrent dans ce sens. je pense notamment à mon ami/coach Guy HEMMERLIN et aussi à Christophe BASTIE. l'enseignement et l'engagement sont les voies de la sagesse !
pour terminer ma modeste intervention,j'insisterai sur le fait que même si certaines choses, si certains temps, si certaines courses relèvent parfois du sur-réaliste gardons nous de mettre tous les oeufs dans le même sac. LA PASSION est, je pense, le maitre mot chez beaucoup d'entre nous, coureurs d'iromen à la recherche du slot suprême et c'est cette PASSION qui doit continuer à nous habiter et nous protéger de tous ces maux ...
aloha à vous tous, profitons bien de ce climat difficile pour nous aguerrir et être encore plus fort durant tout le mois de juillet ( en aout aussi un p'tit peu, surtout vers le 15 ).
16 Février 2005, par : VincentJe propose d'utiliser la petite commande rechercher dans la page sur firefox (idem sur ie) pour le mot passion, on le retouve 10 fois. Je compte les passionné(e) avec. Pas mal quand même. Au moins il nous restera ça!
16 Février 2005, par : Samuel Porte LabordeRéponse du commentaire n° 31 de Francois Modave. Je me suis peut être mal fait comprendre. Je ne dis pas que les "triathlètes pro" ont la vie "facile", loin de là... Mais je voulais simplement dire que je suis franchement dégouté à chaque fois que j'apprends qu'un athlète se dope "pro" ou pas "pro" d'ailleurs et qu'en plus il termine l'épreuve devant moi, c'est tout. Et je ne mets surtout pas tout le monde dans le même sac. Voici l'adresse de mon site web perso que je t'invite à visiter si tu as un moment --> http://sportelaborde.free.fr/accueil.html . Bon entrainement.
16 Février 2005, par : Germain GHORBALHello Samuel, tu es l'heureux chroniqueur du commentaire 51.
Je ne sais si ce nombre fétiche à un certain produit, mais moi, je pense au pur produit du triathlon, l'ami Yves Cordier, qui ne voulait pas prendre le départ du triathlon de Nice si le dossard n°51 ne lui était pas attribué.
Sais-tu pourquoi?
Parce que dans le parc à vélos, la place 51 était en vis à vis de la place n°1 qui était celle réservée habituellement à Mark Allen c'est à dire à proximité de la sortie du parc.
Voilà et bon courage dans tes réflexions et tes propositions qui nous intéressent.
17 Février 2005, par : franck (commentaire n°37)D'accord avec le post de dominique Ancelin, sur le mot passion. Mais attention quand même à ne pas tout perdre sous pretexte de vivre sa passion à fond: famille ; vie sociale, vie professionnelle. Car il faut bien le reconnaitre,nous les triathlètes avons la facheuse ou trompeuse habitude de passer pour des E.T. du sport, des allumés de l'entrainement vis à vis du citoyen sédentaire et collègue de travail. Surtout si on se fixe comme objectif un certain 15 Aout (comme il le dit si bien!!!. Sans remettre en cause l'extraordinaire organisation d'Embrun et tout ce que cela dégage, j'ai beaucoup de mal à concevoir l'engouement pour cette épreuve mythique, surtout par de jeunes licenciés (en terme d'année de pratique!). Car finir Embrun en 14, 15 ou 16h je ne vois pas ou ça mène à part au fait de raccrocher l'année suivante (ou devenir un super diesel).Alors attention à ne pas se bruler les ailes avec sa propre passion, car le Tri c'est super mais il ne faut pas que cela devienne une prise de tête. Sinon, on serait tous Pro et on en vivrait bien....
18 Février 2005, par : laurentJe pense que l'on ne parle pas assez de dopage en France, parce que la FFTRI, ne réalise pas assez de controle à l'EPO du à leur cout par exemple et ça certain pro le save...
Et que dire au information des resultats du controle de tel personne au 1er test positif et au 2ème test négatif? car cela jette le discredit sur le sport, au lieu d'attendre le résultat final, avant avertir les médiats. Car on peut se demander si certain laboratoire ne sont pas achetés? pour donner un résultat négatif.
Je ne pense pas que tous les pros soivent dopés mais tous ceux qui rentrent dans la grille de prix devraient avoir un controle anti dopage, cela résoudrer beaucoup de chose et éviterer de passer à travers les mailles du fillet.
19 Février 2005, par : laurentsalut germain, j'aurai aimé aussi faire Hawai mais je desespère pas jusqu'à ma qualife, pour nice cette année je laisse tomber avec leur prix élevé à 350 euro, je vais plutot à Roth.
Nice c'est géniale pour les triathlètes et l'entraînement, j'aimerai beaucoup y vivre.
19 Février 2005, par : Germain GHORBALSalut Laurent
Eh oui, on renoue le contact grâce à l'évocation d'un sujet qui fait souvent l'actualité sportive dans tous les domaines.
Comme tu le vois ce sujet n'est pas tabou maintenant.
Je suis ton raisonnement et bien de nos collègues se posent de nombreuses questions.
Mais comme tu le sais, je n'entrerai pas dans les techniques car tu tombes facilement dans le domaine très étendu des controverses aussi interminables que les expertises, contr'expertises, tapis vert, arbitrages, tribunaux etc.. Dans cette jungle, on en oublie le simple bon sens.
Comme je l'ai signalé, les epreuves qualificatives pour l'IRONMAN, sous l'égide de la WTC, nécessitent des mises de fonds importantes au moment des inscriptions.
Nice se distinhue en appliquant les "directives" de la WTC dont MarK ALLEN est co-organisateur en Europe avec la Société TRANGLE.
C'était 300 € jusqu'en Décembre et 350 après le 1er Janvier.
C'est une honte,et avec la "Charte" si celle-ci voit le jour, les triathlètes se défendront mieux. Il faut arréter de saupoudrer le Globe avec les IRONMEN qualificatifs , parce que les triathlètes en arriveront à exploser pour grapiller les qualifications puisque les quotas de "slots" seront réduits à la portion congrue tout en présentant des plateaux dont on souhaiteraient qu'ils atteignent jusqu'à 2000 participants. Une folie.
Il faut qu'avec le minimum d'argent les organisateurs, optimisent l'organisation et la sécurité des épreuves.Il y a beaucoup d'argent à économiser dans la débauche des festivités, pasta, banquets etc..
Mark ALLEN doit mettre les actes en concordance avec ses principes des années 80 et 90.
Tous les organisateurs, sans exception diront que les épreuves se déroulent dans un site exceptionnel, unique en Europe ou dans le monde, pour justifier le prix abusif des inscriptions.
Un article de la Charte qui sera proposée, prévoira que des efforts de modération du montant des inscriptions soient entrepris par les organisateurs afin de permettre au maximum de triathlètes de participer aux courses prestigieuses.
Comme je te l'avais suggéré, cela valait le coup que tu ailles en Malaisie.
Manque de chance, les malheurs survenus en Asie, ont entrainé l'annulation de l'IRONMAN.
Alors, tâche d'avoir beaucoup de plaisir à ROTH, et cela sera moins cher qu'ailleurs. Sportivement à toi.Germain.
22 Février 2005, par : DOMINIQUE ANCELINréponse à Franck ( commentaire 53 ). NON ! passion ne rime pas avec exclavage et exclusion !! je te rassure, je m'entraine en moyenne 12h par semaine et j'ai une vie familiale trés équilibrée autour de ma femme et mes deux enfants. j'ai un bon boulot et des potes. tout va bien. je vie très bien ma passion et j'aimerai bien en faire plus encore mais les heures de sommeil me manqueraient ... Mais il est vrai qu'il est bien difficile d'expliquer à mes collègues de boulot un ironman, et qui plus est Embrun. souffrir pendant 10h pour finir tout juste dans le top 100, pour eux ça leur semble et leur semblera toujours inconcevable ... mais savent-ils seulement ce que peut-être le plaisir de savoir où sont ses propres limites, savent-ils ce que c'est de passer une ligne d'arrivée avec deux enfants aprés une telle course ? ça c'est mon petit plaisir et j'aime par dessus tout le triathlon pour les joies que procure un ironman. Embrun n'est pas une course à la mort si on prend le temps de bien l'étudier et de l'aimer. pour info j'ai trouver le parcours à pied de l'ironman france à Gérardmer de cette année plus dur que le parcours à pied d'Embrun, tu vois, tout est une question de point de vue. Non, ce qui me mine vraiment, c'est tous ces tricheurs qui jettent le discrédit sur notre sport ! déjà qu'on est pas trop télévisualisé alors si en plus on parle de nous à stade 2 pour dire que la gagnante d'hawaii était chargée comme une mûle alors on a tout faux !!
dommage en tous cas et si tu regardes les news de Roland, ça continue ....
donc : PASSION !! Passion avant tout et plaisir .
Aloha
22 Février 2005, par : franckRéponse à dominique (commentaire 57).C'est bien vrai ce que je disais concernant la PASSION de notre sport qui forcement nous anime tous quelque part et tu es d'accord avec moi. Et heureusement qu'un certain % de pratiquant ont une vie de famille équilibrée,TOUT COMME TOI ET MOI. Toutefois il serait assez comique de connaitre ce pourcentage.Mais là on s'ecarte du sujet de fond de l'article de Germain. Je n'ai pas parlé d'esclavage,mais plutot de relativisation par rapport à tout cela. Déja 12h d'entrainement en moyenne par semaine, chapeau bas, je conçois que cela soit necessaire pour du long. Et je te souhaite bien du courage.
Au fait pour finir Embrun 2004 tout juste dans le top 100 il fallait faire 13h. Quand à moi, je ne conçois pas le TRI en terme de souffrance, même si je n'ai fait ni Embrun, ni Gerardmer. Sincérement, je ne compte pas y aller car je pense me connaitre et même avec un entrainement approprié, je n'apprecierais pas ces courses ou l'on passe par tant de souffrances.(J'ai quand même Nice 95 et Cublize 2003 à mon actif et dans des temps "honorables"...).Pour moi le TRI reste le coté FUN ou l'on se tire la bourre contre soi même, ou l'on ne fait pas le parcours vélo en regardant + derriere que devant aussi bien sur Sprint que sur CD ou MD.
Bon entrainement et Bonne saison 2005
PS: merci à toi Germain pour toutes les réactions que ton article sucite c'set bien d'échanger des idées de nos jours...
23 Février 2005, par : Germain GHORBALBien joué, Dominique (57) et Frank (58).
C'est ce que l'on appelle un dialogue positif entre copains internautes dont tout le monde profite. On découvre que les sensations ressenties par chacun sont bien éprouvantes et que dans la modestie des épreuves des triathlètes éprouvent des joies indicibles dans la pratique du triathlon.
Même lorsqu'il n'y a pas d'émulation, des triathlètes trouvent leur bonheur en participant parce qu'ils savent qu'en course il y aura toujours des gars (ou des filles) à les encourager, à leur remonter le moral, à les accompagner lorsqu'ils sont prèts à tou laisser tomber et à les dépanner en s'arrêtant pour leur passer un boyau, une chambre à air, une clé, une pompe etc..
De ces petits gestes de solidarité on s'en souvient toute sa vie.
Mais je dirai aussi, que le triathlon est pratiqué par des sportifs qui n'ont plus de charge de famille et qui ont devant eux de longues années de voyages et de belles compétitions. Il suffit de patienter et de tout faire pour que dans de nombreuses années encore, le triathlon soit un sport que l'on pourra encore pratiquer avec fierté.
24 Février 2005, par : DOMINIQUE ANCELINréponse à Germain et Franck ( commentaire 58 et 59 ):
Salut les amis, décidément j'adore de plus en plus ce site pour sa façon d'être ! encore merci à Roland !!
en réponse à vous deux, biensur qu'il y a toujours de l'émulation dans ce que l'on fait !! même si on ne joue pas dans la cour des grands qui tournent pour leur part aux environ des 35 heures semaines à l'entrainement ! moi j'ai mon boulot, mes enfants et seulement aprés ( ou pendant ) je m'entraine. j'ai commencé le triathlon en 1988 et j'ai de suite accroché au long, j'ai fait Embrun à ma quatrième épreuve ( 2 sprints gagné et un A en mer ) et puis Embrun par défi avec un copain qui est depuis mon meilleur ami. et depuis ce temps là je prends toujours autant de plaisir à l'entrainement, j'ai hâte que les beaux jours reviennent pour pouvoir recourir à 5h30 du mât au chant des oiseaux et tard le soir !
mon meilleur souvenir restera je crois cette première arrivée à Embrun ou j'ai marché plus qu'il n'en fallait sur le marathon et ou je finis entouré de pleins de gamins avec des ballons à la lueur des torches. je crois bien que j'ai fait le dernier kilomètre le plus rapide de ma vie ce jour là !! c'était le 15 aout 1991 et je m'en souviens comme si c'était hier. même si depuis j'ai bien apprivoisé cette course et bien descendu mon temps, le plaisir est toujours là. mais j'aime aussi d'autres courses, j'ai fait ROTH 4 fois et ZOFINGEN 3 fois etc et là aussi j'ai vécu de belles choses. Cublize en 2003 aussi était une belle course bien organisée et bien sympathique.
Bref et pour finir pour ce soir, gardons cette passion qui nous anime même si les choses ne sont pas toujours idylliques ( sauf dans nos esprits ) et les choses iront toujours dans le bon sens.